Nous sommes aussi sur :

Addictions

adiction-cigarettes

Quelques méthodes pour arrêter de fumer?

Ca y est, c’est décidé, vous arrêtez de fumer ? Oui, mais avec quelle méthode ? Champix, Zyban, médecines douces, cigarettes sans tabac, psychothérapies ou substituts nicotiniques, quel sont les plus efficaces?  La simple volonté. Il suffit simplement de décider d’arrêter.

Plusieurs personnes l’ont essayé et l’ont réussi.

Certains finissent par rechuter mais il faut le vouloir pour le réussir. Penser par exemple à ceux qui ne fument pas mais qui vivent normalement.

Le Champix (varénicline)

En vente depuis février 2007, Champix bloque les récepteurs nicotiniques au niveau du cerveau. Prescrit au moins 12 semaines, il convient aux fumeurs dépendants à la nicotine.

Ses plus : ses résultats sont prouvés et il implique un suivi médical, donc un soutien facteur de réussite. D’après les études, le Champix est plus efficace que le Zyban à court terme.

Ses moins : il peut induire des nausées (28,6 % des cas), maux de tête, cauchemars et fatigue. Il ne doit pas être associé à des patchs (risques d’augmentation des effets secondaires et de chute de tension).

Le Zyban (bupropion)

C’est un antidépresseur dont on connaît mal les mécanismes d’action. Il s’adresse surtout aux fumeurs dépendants à la nicotine. Ses plus : son efficacité est démontrée. Vendu sur prescription, il implique un soutien médical facteur de réussite. Il serait plus efficace que les substituts nicotiniques.

Leurs plus : les gommes, inhalateurs et comprimés remplacent le geste.

Ses moins : il est proscrit en cas d’antécédents de troubles convulsifs ou dépressifs, d’insuffisance hépatique sévère, de certains diabètes, ou sous IMAO (inhibiteur de la monoamine-oxydase). Il entraîne des insomnies, des vertiges, céphalées et problèmes cardio-vasculaires. Les substituts nicotiniques Comme ils apportent de la nicotine, ils conviennent surtout à ceux qui y sont accros.

Les patchs sont simples d’utilisation.

Leur efficacité a été démontrée même si, le taux de rechute reste de 30 %, 1 an après le sevrage ! Leurs moins : les substituts nicotiniques n’ont aucun effet sur la dépendance psychologique et peuvent donner des maux de tête.

Les patchs peuvent induire des irritations et les gommes ou comprimés, des brûlures gastriques. Les inhalateurs suscitent parfois des irritations.

Les thérapies cognitives et comportementales (TCC).

Ce sont des psychothérapies. Leur but : changer les réflexes. Elles peuvent suffire en cas de dépendance psychologique mais mieux vaut prévoir un complément médicamenteux, si l’on est physiquement accro !

Leurs plus : sans ajout pharmacologique, elles n’ont ni contre-indication, ni effets secondaires. Leurs effets sont prouvés. il s’agit de moyens efficaces d’aide à l’arrêt et de prévention de la rechute.

Leur moins : peu de praticiens psychothérapeutes sont formés à ces techniques, souvent longues (plusieurs mois).

Les cigarettes sans tabac.

Elles ne contiennent pas de tabac, mais des plantes…

Leurs plus : certains fabricants assurent qu’elles permettent de pallier le manque comportemental tout en sevrant l’organisme de la nicotine.

Leurs moins : elles sont interdites à la vente en pharmacie depuis novembre 2006 et sont très vivement déconseillées par les tabacologues. D’abord parce qu’elles renferment tout de même du goudron. Ensuite, parce que le fumeur en manque de nicotine inhale la fumée plus intensément.

L’acupuncture En Chine.

Elle est utilisée pour sevrer les opiomanes. L’acupuncture agirait par la stimulation de points énergétiques. En vogue dans les années 80, elle revient avec la méthode Chiapi. Elle est surtout intéressante pour les fumeurs peu dépendants à la nicotine.

Ses plus : pratiquée par un médecin, elle aurait peu d’effets secondaires et les séances apportent un soutien psychologique.

Ses moins : les praticiens expérimentés sont rares et les études manquent : aucune efficacité n’a pu être démontrée.

L’hypnose pour arrêter de fumer.

La « transe hypnotique » correspond à un état de conscience modifié. On connaît mal ses mécanismes d’action. La méthode a ses partisans et ses détracteurs !

Ses plus : pratiquée par un médecin psychiatre, elle n’a ni effets secondaires, ni contre-indication, et offre un soutien psychologique régulier, toujours facteur de réussite. A noter : des études américaines ont montré qu’elle entraîne réellement des réponses neuronales.

Ses moins : ses effets sont nuls dans le cadre d’un sevrage tabagique. Toutefois, les autorités reconnaissent le manque de fiabilité des travaux disponibles.

La phytothérapie.

La phytothérapie faciliterait le sevrage tabagique. La thérapeutique s’adresse surtout aux fumeurs non dépendants à la nicotine.

Ses plus : les risques d’effets secondaires seraient moins fréquents qu’avec les molécules chimiques. Toutefois, voyez un médecin qui vous assurera par ailleurs un soutien régulier.

Ses moins : C’est encore une médecine empirique.

L’homéopathie.

Certains homéopathes conseillent des formules décontractantes (Nux Vomica, Gelsemium Sempervirens). On peut aussi faire préparer une dilution à base de cigarette, à avaler avant chaque « grosse envie ». Elle peut convenir aux personnes non accros à la nicotine et convaincues de l’efficacité de cette thérapeutique.

Ses plus : elle n’a ni effet secondaire, ni interaction. Comme toute prise de substance, même placebo, elle apporte un soutien dans la démarche de sevrage.

Ses moins : de l’aveu même de certains homéopathes, aucune étude ne permet d’établir l’efficacité de ces traitements.

La méthode Allen Carr.

Fondée en 1983 par un fumeur invétéré, Allen Carr, cette méthode a donné naissance à une entreprise internationale. Son principe : démontrer au fumeur l’aberration de sa dépendance.

Ses plus : non médicamenteuse, elle n’a ni effet secondaire, ni interaction.

Ses moins : Aucune étude ne démontre son efficacité.

 

Pourquoi arrêter de fumer ?
L’arrêt du tabac est généralement difficile, la dépendance étant à la fois physique et psychologique. Mais les mécanismes de cette dépendance sont de mieux en mieux connus, permettant de proposer une aide rationnelle aux fumeurs désirant s’arrêter. Il a été scientifiquement démontré que l’arrêt du tabac diminue le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) : celui-ci devient identique au bout de 1-2 ans à un individu n’ayant jamais fumé si le tabagisme était inférieur à 20 cigarettes par jour. Au-dessus de cette consommation, le risque d’AVC à 5 ans reste deux fois moins important chez les fumeurs sevrés que chez les fumeurs persistants. De plus, le risque d’infarctus du myocarde diminue également de façon significative : celui-ci devient identique à celui d’un non-fumeur après 5 à10 ans d’arrêt. Comment arrêter ? La motivation est l’élément primordial dans la décision d’arrêter de fumer : si vous lisez ce texte, c’est que votre réflexion vous pousse à envisager l’arrêt du tabac, et notre objectif est de vous aider à réaliser votre sevrage. Voici une recette qui pourra vous permettre de réussir :  1- Choisissez une date ou période de temps déterminée pour arrêter : certains évènements peuvent être propices (vacances, naissances,..), et il est toujours plus facile de s’arrêter à deux ; annoncez votre décision à votre entourage qui vous encouragera. 2- Le jour de l’arrêt : cessez totalement de fumer, et débarrassez-vous de vos accessoires de fumeur (paquets entamés, briquets, cendriers,…), avertissez l’entourage et éviter de côtoyer les fumeurs. 3- Economisez ce que vous dépensiez auparavant en tabac : cela vous permettra de vous offrir des vacances au bout d’un an, ou de payer l’essence de la voiture,… 4- Trouvez des compensations (activité physique, littérature, musique), et buvez beaucoup d’eau en limitant la consommation d’alcool. 5- Faites-vous aider par votre médecin traitant (prescription de substituts nicotiniques ou autres), et éventuellement par des centres de tabacologie ou des associations d’information.

 

La cigarette, un danger pour les fumeurs et non-fumeurs
Fumer favoriserait le diabète de la maturité ! Le tabac, qui nuit au pancréas, augmenterait la résistance à l’insuline et le taux de sucre dans le sang…  Quel lien entre diabète et tabac ? Une étude publiée dans le Journal of American Medical Association (JAMA, 13 décembre 2007) vient de démontrer que les fumeurs ont en moyenne 44 % plus de risque de développer un diabète de la maturité (type 2). L’enquête, qui prend en considération 25 études et 1,2 million de personnes, précise également que le risque serait plus élevé chez les gros fumeurs (plus de 20 cigarettes par jour). Ce travail semble donc conforter les conclusions d’une autre étude plus ancienne, publiée en 2006 dans le British Médical Journal (BMJ) sur un lien probable entre tabagisme passif et augmentation du risque diabétique. La cigarette nocive pour le pancréas Parmi les hypothèses formulées pour expliquer le lien entre tabac et diabète, les chercheurs avancent la possibilité d’une augmentation de la résistance à l’insuline (hormone permettant de réguler le taux de sucre dans le sang). Cette augmentation, généralement provoquée par une consommation excessive de sucre durant des années, pourrait être également suscitée par le tabagisme. Ce n’est pas un hasard si les fumeurs ont aussi deux fois plus de risques de développer un cancer du pancréas (qui sécrète l’insuline). Même si les chercheurs n’expliquent pas encore ce lien, il témoigne cependant de l’incidence du tabagisme actif sur l’organe clé du diabète. Les fumeurs s’alimentent souvent mal Le tabagisme actif est souvent associé à une mauvaise hygiène de vie : sédentarité, alimentation plus grasse et plus sucrée, consommation d’alcool supérieure à la moyenne. Résultat, les chercheurs se demandent si le lien entre tabac et diabète n’est pas davantage lié à ces comportements à risque qu’au tabac lui-même… Des comportements qui, on le sait, font, au fil des années, le lit du diabète de type 2. De nouvelles études sont nécessaires pour mesurer plus précisément l’impact de ces deux facteurs dans la survenue du diabète de la maturité (type 2). Un risque de plus pour le fumeur ! Ce nouveau risque vient s’ajouter à la longue liste des méfaits du tabac : augmentation du risque de cancer de la gorge, du poumon, de la vessie, du colon et du pancréas, de maladies cardio-vasculaires (angine de poitrine par exemple), d’infarctus ou d’artérite (inflammation des artères), d’accident vasculaire cérébral (AVC)… Fumer accroît aussi le nombre de bronchites chroniques (bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO) et d’insuffisance respiratoire (emphysème).  Le tabac réduit la durée de la vie des fumeurs : en moyenne 12 minutes de vie perdue par cigarette fumée, soit environ 8 ans de vie perdue pour un gros fumeur(multiplication par 4 de la mortalité globale). Le tabac est responsable de nombreuses maladies : – Les maladies cardiovasculaires sont favorisées par de nombreux facteurs ; le tabac est un des plus importants et des plus évitables : le risque de maladie coronarienne est multiplié par 5 par rapport à un non-fumeur, le risque d’avoir et de mourir d’un infarctus du myocarde est ainsi multiplié par 5 par rapport à un non-fumeur, le risque de faire un accident vasculaire cérébral (AVC) par 1,8 , celui de développer une artérite des membres inférieurs par 10 (deux fois plus d’amputations, trois fois plus d’occlusion après un pontage artériel). – Les cancers : un quart des décès par cancer par an, soit 30000 morts est attribué au tabac. Le cancer du poumon est le plus fréquent (85% sont dus au tabac) mais le tabac est aussi responsable de cancer des voies aéro-digestives supérieures (langue, gorge, œsophage) et de la vessie (40%). Depuis quelques années, on note une augmentation des cancers dus au tabac (et notamment du poumon), chez les femmes. – La bronchite et l’insuffisance respiratoire chroniques (deux millions et demi de français sont atteints de bronchopathie chronique obstructive). Mauvais pour l’entourage aussi… Le tabac est par ailleurs une cause importante de détérioration de l’environnement et notamment de pollution domestique (maison, voiture) ; c’est le tabagisme passif : les maladies de l’enfance sont plus fréquentes chez les enfants dont les parents fument à la maison (asthme notamment), et les femmes non fumeuses dont le mari fume au domicile ont plus fréquemment des maladies respiratoires que celles qui ne sont pas exposées. Enfin, le tiers des incendies de forêt et des incendies industriels sont liés au tabagisme. Au total, le tabac ainsi est directement responsable de 60 000 décès par an, dont 25000 de cause cardiovasculaire.

Addiction et dépendance