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Six conseils pour éviter Alzheimer

Alzheimer

Vous avez des troubles de mémoire ? Certaines vitamines, certains poissons, mais aussi certaines activités comme les mots croisés ou la lecture préviendraient Alzheimer ! Nos conseils pour l’éviter.

Alzheimer : optez pour les vitamines E et C
Certaines vitamines sont conseillées pour prévenir la maladie d’Alzheimer.
C’est le cas par exemple des vitamines E et C ! Selon deux études publiées en 2002 dans le Journal of American Medical Association (JAMA), leurs propriétés antioxydantes favoriseraient la prévention de cette maladie. L’apport conseillé en vitamine E est de 12 mg par jour, et pour la vitamine C de 110 mg par jour.
– Les aliments riches en vitamine E sont : les huiles végétales, les céréales, les fruits secs (noix, amandes, etc.), la patate douce, les mangues.
– Les aliments riches en vitamine C sont : cassis, poivron, citron, chou-fleur, melon, orange…

Alzheimer : essayez la vitamine B

Selon une récente étude suédoise, les vitamines B12 et B9 (folate) préviendraient la maladie d’Alzheimer. Pour preuve, parmi les 370 personnes âgées de plus de 75 ans et suivies pendant trois ans par les chercheurs, 78 ont développé une forme de démence sénile, dont la maladie d’Alzheimer. Or, sur ces 78 participants, 46 avaient une déficience en vitamine B12 ou B9. L’explication ? Le déficit en ces deux vitamines renforcerait la mort des neurones, un phénomène fortement impliqué dans la maladie d’Alzheimer.
– Les aliments riches en vitamines B12 et B9 sont : bananes, légumes, brocolis et légumineuses (haricots, petits pois, pois chiches).

Alzheimer : mangez du poisson

Selon une étude américaine, un régime riche en oméga-3 réduirait de 47 % le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Il constitue aussi un bon moyen de prévention des maladies cardio-vasculaires. Les acides gras oméga-3 sont particulièrement présents dans le saumon, les sardines, le maquereau et le thon. L’huile de poisson, moins riche, est aussi une source intéressante en oméga-3.
Pour de meilleurs résultats, il est conseillé de consommer au moins deux portions de poisson par semaine.

Alzheimer : faites un peu d’exercice !

Selon une étude américaine réalisée sur 1 740 patients, âgés de 65 ans et plus, faire de l’exercice au moins trois fois par semaine réduirait jusqu’à 40 % le risque de développer la maladie d’Alzheimer ! Pourquoi ?
– Un, parce que le sport améliore la santé cardio-vasculaire, notamment en diminuant le risque d’obésité et de diabète, ce qui a des effets bénéfiques sur le cerveau.
– Deux, parce que l’exercice physique réduit les risques d’hypertension artérielle et d’athérosclérose (encrassement des artères), qui favorisent la survenue d’une maladie d’Alzheimer. Il est conseillé de faire au moins une demi-heure de marche à pied par jour.

Alzheimer : stimulez votre cerveau !

Jouer aux échecs, aux dames, faire des mots croisés, des sudoku ou encore lire de nouveaux genres littéraires stimulerait le cerveau et la mémoire, et diminuerait ainsi le risque de développer la maladie d’Alzheimer.
C’est ce qui a été démontré par le Dr Robert Wilson de l’université Rush à Chicago. Après 5 ans de recherches menées sur 775 personnes âgées d’environ 80 ans, les personnes qui s’adonnaient à des activités de réflexion avaient un risque d’Alzheimer 40 % plus faible !

Alzheimer : ne restez pas seul !

Rester socialement actif, voir régulièrement ses amis, ses voisins et les membres de sa famille préviendrait la survenue de la maladie d’Alzheimer. C’est ce qui a été avancé par les chercheurs du centre médical de l’université Rush de Chicago. Ils ont pour cela évalué la solitude et la démence chez 823 personnes, âgées de 81 ans en moyenne, pendant plus de quatre ans.
Leur explication ? La solitude diminuerait les capacités sociales et affaiblirait le système neuronal qui serait moins apte à pallier les problèmes liés à l’âge, tels que la maladie d’Alzheimer.

Les aliments qui rendent intelligents

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Concentration, mémoire, réflexion, sérénité : l’alimentation est essentielle pour assurer la réussite intellectuelle. Ce qu’il faut mettre au menu pour garder son cerveau en pleine forme.

Nos neurones sont trop sollicités

Nous jonglons souvent entre 36 tâches… et souvent dans l’urgence ! Résultat : nos neurones sont trop sollicités et, si l’on n’y prend pas garde, ce surmenage les épuise. S’en suit une chute de tonus psychologique, avec un retentissement général : trous de mémoire, problèmes de concentration, perte la motivation, « déprime »… Il est temps de réagir, en commençant par revoir son alimentation.

Préférez les glucides complexes

Le cerveau a une activité énergétique très soutenue. A lui seul, il utilise un tiers des calories que nous consommons dans une journée ! Le glucose est son carburant principal. Ce glucose doit rester stable dans le sang, afin d’éviter les hypoglycémies, redoutables pour l’efficacité intellectuelle (chute du taux de sucre avec fatigue et sensation de faim). Pour cela, préférez les sucres complexes (pain complet, céréales complètes ou semi complètes, légumes secs, pâtes, riz…), aux sucres rapides (biscuits, bonbons, carrés de sucre…).

Associez fibres et protéines

Les repas doivent être l’occasion d’associer des fibres et des protéines aux sucres complexes.
Le petit déjeuner est essentiel pour mettre en route ses neurones : flocons d’avoine ou tartines de pain complet avec des œufs et du jambon, un fruit frais ou pressé, un yaourt.
Le dîner permet au cerveau de récupérer : une part de glucides complexes est obligatoire. Elle peut être apportée par des céréales (pâtes, riz, semoule, quinoa, sarrasin…) ou des légumes secs (lentilles, pois cassés, petits pois, pois chiches…), avec un peu de protéines (jambon, œuf, poisson, viande blanche). En entrée : des crudités, une salade ou une soupe. Et en dessert, un fruit. Ce dîner léger est aussi idéal pour mieux dormir.

Misez sur le magnésium

Le nutriment essentiel pour faire face au stress, à l’anxiété et au surmenage est sans conteste le magnésium. Le hic c’est qu’à la longue, nos réserves s’épuisent et une alimentation déséquilibrée n’arrive pas à reconstituer les stocks. Résultat : on peut avoir des carences entraînant fatigue, hyperexcitation, et déprime. Où trouve-t-on le magnésium ? Dans les céréales complètes, les légumes secs, les légumes verts, les oléagineux (noix, amandes), les poissons gras (saumon, sardine), les crustacés, les coquillages, certaines eaux minérales, et le chocolat noir (pas plus de deux carrés par jour). Peut-on prendre des compléments ? Oui mais demandez conseil à votre médecin ou pharmacien qui sauront vous indiquer le bon dosage.

N’ouliez pas les vitamines B et les omégas 3 !

Les vitamines du groupe B, en particulier les vitamines B1, B6, B9 et B12, jouent chacune un rôle important dans la synthèse des neurotransmetteurs et la transmission de l’influx nerveux. Or, les déficits en vitamines B sont de plus en plus répandus. Où trouver les vitamines B ? Dans les crudités, les fruits, les céréales complètes, le foie et les œufs. Huilez aussi vos neurones grâce aux acides gras essentiels, en particulier les oméga-3. Ils entretiennent la fluidité des membranes qui entourent les cellules (meilleure assimilation des nutriments et élimination des déchets). Au niveau cérébral, la fluidité membranaire favorise les échanges entre les neurones. Où trouver les omégas 3 ? Dans les huiles de colza et de lin, et les poissons gras (saumon, sardine, hareng, maquereaux).

Pensez à vous détendre !

Pour retrouver des neurones capables de bien fonctionner, mettons-les en veilleuse de temps en temps ! Apprenons à faire le vide mental en pratiquant un peu de méditation. Si on n’y arrive pas tout(e) seul(e), il faut s’inscrire à un cours de yoga, à des séances de relaxation ou de sophrologie. On peut aussi se vider la tête en faisant des longueurs de natation ou des tours de footing en forêt ou dans un square ou encore en marchant. On peut encore s’épanouir dans une activité manuelle ou artistique. Moralité : pour être au top, prenons enfin du bon temps plutôt que de nous presser sans cesse le citron !

Est-ce forcement héréditaire ?

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Vous égarez souvent vos clés, vous oubliez fréquemment le nom de vos amis… alors que justement, il y a des cas d’Alzheimer dans votre famille ? Voici les signes qui doivent vraiment vous alerter, comment évaluer vos risques génétiques réels et, bien sûr, comment contrer l’hérédité…

Une maladie en partie héréditaire !
Les médecins ont longtemps cru que maladie d’Alzheimer n’était pas héréditaire. Pourtant, on sait aujourd’hui qu’il en existe une forme familiale, qui concerne environ 10 % des cas. Résultat : il peut effectivement y avoir transmission génétique. Dans le cas d’une forme familiale, si un parent possède le gène de la maladie, chacun de ses enfants a 50 % de chance d’hériter du gène en cause et de développer un Alzheimer à l’âge adulte, généralement avant 65 ans… Mais, ce n’est pas tout, même la forme sporadique de la pathologie, celle qui survient le plus souvent tardivement et représente 90 à 95 % des cas, serait en partie transmissible… De nombreuses études indiquent que les personnes dont un parent (père, mère, frère ou soeur) est atteint courent un risque supérieur.

Peut-on déterminer son risque génétique ?
Le processus neurodégénératif responsable de la maladie serait lié à la formation de plaques amyloïdes et d’agrégats de certaines protéines. Un gène a récemment été identifié comme déterminant : le gène ApoE. Nous en sommes tous dotés, sans qu’il y ait en général de conséquences sur notre santé. Mais, dans quelques cas, il se développe différemment. On parle alors de gène ApoE4. La personne qui en possède un exemplaire a 3 fois plus de risques de contracter la maladie. Et celle qui en possède deux, 10 fois plus ! Un test génétique prédictif peut être utilisé en cas de FAD (Forme familiale autosomique dominante). Mais pour l’écrasante majorité des autres familles concernées, aucun test efficace n’est disponible. La signification et la précision du test APOE font encore l’objet d’études approfondies.

Quand s’inquiéter en cas d’antécédents ?
Bien sûr, il faut être particulièrement vigilant en cas d’antécédents d’Alzheimer dans sa famille… Mais, c’est l’augmentation de la fréquence des pertes de mémoire et leur durée qui doivent alerter. La disparition de souvenirs courants, l’oubli d’un trajet pourtant habituel par exemple, doivent aussi amener à consulter son médecin traitant, et/ou un neurologue. Lui seul peut effectuer un diagnostic précis. Car rassurez-vous tout de même, oubliez de temps en temps le nom d’une relation, d’une voisine, perdre ses clés ou ne pas se rappeler d’un numéro de téléphone, est normal… D’autant que certains médicaments peuvent être en cause.

Les comportements familiaux à risques
Les facteurs dits environnementaux, donc les habitudes familiales inculquées dès la petite enfance sont en partie responsables du développement de la maladie d’Alzheimer. Ils seraient à l’origine de 50 % des cas sporadiques d’Alzheimer (forme la plus courante) ! En clair : les familles où l’alimentation est trop riche en cholestérol, trop calorique, où l’on manque d’activités intellectuelles régulières (la lecture par exemple) sont plus souvent concernées par la maladie.

Peut-on contrer l’hérédité ?
En théorie, on ne peut pas modifier les gènes. Il est probable que la génétique pourra dans un futur proche, non seulement modifier ceux des formes familiales d’Alzheimer, mais aussi diminuer l’expression des gènes normaux ApoE (des formes sporadiques les plus fréquentes). Néanmoins, on ne peut à l’heure actuelle agir que sur les facteurs de risques liés à notre environnement, c’est-à-dire manger équilibré, faire des mots croisés, lire…

Comment protéger ses proches ?
En cas d’Alzheimer dans sa famille, il est bien sûr conseillé de rester en alerte, voire d’effectuer un test génétique. Mais on peut également envisager un don de cerveau post mortem. Ce don est l’un des champs principaux de la recherche actuelle. Pour faire un don, le donneur, ou l’un de ses proches s’il est physiquement incapable de le faire, doit remplir une autorisation de prélèvement.

Il n’y a pas que l’hérédité !
Alzheimer n’est pas qu’une question d’hérédité. Le diabète par exemple est un facteur de risque. Il semblerait en effet que l’encrassement des artères notamment au niveau du cerveau, favorise la dégénération des fonctions cérébrales par défaut d’irrigation. Mais la ménopause, probablement en raison de la diminution de certaines hormones (les oestrogènes) expliquerait aussi, une plus grande proportion de cas chez les femmes. Enfin, l’hypertension artérielle, des épisodes dépressifs ou des antécédents d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) augmentent les risques.

Comment reconnaitre qu’on est atteint d’Alzheimer?

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Les pertes de mémoire sont l’un des signes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer… Mais d’autres symptômes doivent vous alerter ! Voici ce qui doit vraiment vous inquiéter.

Des problèmes de mémorisation
« La mémoire dite « à court terme » (qui stocke temporairement les informations) est souvent perturbée très tôt dans la maladie d’Alzheimer. C’est un signe assez caractéristique. Une personne bien portante peut, en moyenne, retenir 5 à 9 informations différentes au niveau de sa mémoire à court terme. Une personne atteinte en retient 2 ou 3… voire 0. Quand s’inquiéter ? Si la personne répète plusieurs fois « Quel jour sommes-nous ? », « Quelle heure est-il ? » ou encore « Que faisons-nous aujourd’hui ? »… Et cela, alors qu’on lui a déjà répondu quelques minutes plus tôt. Même chose, si elle oublie ce qu’elle a fait la veille ou qu’elle égare des objets à peine rangés.

La perte de repères spatio-temporels
Autres signes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer : les troubles de la mémoire dite « épisodique » ou « autobiographique » qui permet de se souvenir des évènements dans leur contexte temporel et dans l’espace. Il peut arriver à tout le monde d’oublier pendant un bref moment l’année ou le lieu d’un évènement (mariage, naissance…) ou encore l’endroit où on se rend. C’est un phénomène normal souvent lié à un manque d’attention… Quand s’inquiéter ? « Quand la personne ne sait plus à quelle date elle s’est mariée et qu’elle ne sait pas replacer cet évènement dans son contexte. Par exemple, si c’était au mois de mai 1968.

Des difficultés à trouver ses mots
Quand les lésions de la maladie d’Alzheimer atteignent les parties postérieures du cerveau, elles peuvent perturber le fonctionnement du langage. On parle alors d’aphasie. Il nous est tous arrivé de chercher un terme, surtout avec les années. Mais la maladie d’Alzheimer « n’a rien à voir avec la difficulté à trouver ses mots liée au vieillissement naturel. Dans ce cas, la personne finit par trouver le terme qu’elle voulait ou emploie un synonyme ». Quand s’inquiéter ? Quand une personne emploie un mot pour un autre, un mot similaire (crayon pour stylo), qu’elle simplifie sa syntaxe. Les personnes malades disent souvent « J’ai pris un truc pour remplacer ce machin » parce qu’elles n’arrivent plus à trouver leurs mots.

Une baisse d’enthousiasme
Dans 80% des cas, la maladie d’Alzheimer donne lieu à une perte de motivation générale. Ce symptôme fréquent appelé « apathie » témoigne de l’atteinte du lobe frontal du cerveau, la région impliquée dans le comportement social et l’organisation des activités. Attention à ne pas confondre baisse d’enthousiasme passagère ou même dépression profonde, et véritable apathie. Qui dit manque de tonus ne dit pas forcément maladie d’Alzheimer (heureusement). Quand s’inquiéter ? Quand la personne est passive, qu’elle n’a plus envie de sortir, de voir du monde, qu’elle ne prend plus de plaisir aux activités qu’elle pratiquait auparavant… et que cette attitude s’ajoute à d’autres signes (pertes de mémoire…).
L’oubli de certaines connaissances.

La maladie d’Alzheimer peut perturber la mémoire dite « sémantique ». En clair, celle qui stocke les mots, les concepts, les connaissances.  La mémoire sémantique est très bien préservée avec l’âge, ce qui fait que son atteinte est souvent un argument en faveur d’une maladie d’Alzheimer ; Quand s’inquiéter ? Quand une personne ne sait plus combien il y a de jours dans une semaine, ne sait pas les citer, ne se souvient pas du nom des capitales de pays qu’elle a apprise ou encore qu’elle ne sait plus en quelle année elle a travaillé dans telle société…A noter : Malgré la maladie d’Alzheimer, la mémoire sémantique peut être longtemps conservée.
Des difficultés à « reconnaître »

La maladie d’Alzheimer peut donner lieu à des difficultés de « reconnaissance » visuelle (personnes ou objets familiers), auditive (incapacité d’identifier des sons) ou tactile (impossibilité de reconnaître des objets au toucher). La maladie peut aussi entraîner une « prosoagnosie » (incapacité d’identifier un visage connu) et/ou une « anosognosie » (ne pas reconnaître sa maladie). On ne parle pas ici de la difficulté momentanée à reconnaître une personne que l’on a déjà vu, ou de confondre, parce qu’on était absorbé ailleurs, deux paires de lunettes… Quand s’inquiéter ? Quand la personne à qui on demande d’aller chercher du sucre revient avec du sel, quand elle ne reconnaît plus des lieux familiers, quand elle ne se rend pas compte de ses trous de mémoire…

Tristesse et repli sur soi
Les troubles dépressifs font partie des symptômes les plus observés en association aux troubles de la mémoire chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Il peut arriver à tout le monde d’être triste et maussade. Chez une personne atteinte d’Alzheimer  l’existence d’une vraie dépression est rare et, le plus souvent, les idées dépressives demeurent limitées et transitoires. Quand s’inquiéter ? Quand la personne est régulièrement fatiguée et/ou triste, qu’elle dit qu’elle n’est plus bonne à rien, qu’elle est ralentie dans ses pensées et ses mouvements…

Des moments de stress inexpliqués
Chez environ 42% de personnes atteintes, la maladie d’Alzheimer donne lieu à de l’anxiété (en plus des troubles de mémoire). Attention, le stress est un phénomène naturel et normal. C’est un signe du bon fonctionnement de l’organisme. Quand s’inquiéter ? Quand la personne manifeste des craintes pour l’avenir, qu’elle se dit incapable d’exécuter une activité qu’elle faisait régulièrement (conduire, cuisiner…). Cela peut parfois aller jusqu’à la crise d’angoisse (sensation d’étouffement, accélération du rythme cardiaque). A noter : L’intensité des troubles de l’humeur, comme l’anxiété, observés lors de la maladie d’Alzheimer est variable d’une personne à l’autre. L’anxiété peut ne jamais apparaître ou très tardivement.

Une perte d’appétit
Avec le temps, la maladie d’Alzheimer peut donner lieu à une perte d’appétit et à des troubles du sommeil. Ces signes sont en fait le résultat de la perte d’intérêt, de reconnaissance et l’inaction liée à la maladie. Une perte d’appétit n’est pas inquiétante si elle est passagère. Quand s’inquiéter ? Quand la personne n’a plus envie de manger voire ne mange plus. Quand elle somnole toute la journée, qu’elle a des insomnies la nuit ou encore des difficultés à s’endormir.

Des difficultés à écrire
La maladie d’Alzheimer peut se traduire par l’oubli des gestes (on parle d’apraxie). Ce sont en fait les compétences acquises dès l’enfance qui disparaissent petit à petit. Dans le cadre de nos activités quotidiennes, il peut nous arriver à tous d’être distraits et de mal boutonner notre vêtement, de l’enfiler à l’envers ou d’oublier les légumes en train de cuire sur la cuisinière. Il n’y a pas de quoi paniquer… Quand s’inquiéter ? Quand la personne a des difficultés à écrire, à utiliser ses couverts, à se laver, à s’habiller, à cuisiner… A noter : La détérioration de ces capacités est différente selon les personnes. Certaines seront rapidement en grande difficulté dans leur quotidien, alors que pour d’autres il restera toujours un minimum de compétence.

Des idées délirantes
Environ 20% des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer souffrent d’idées délirantes qui s’accompagnent d’une conviction absolue. Ces idées délirantes peuvent même être associées, au stade avancé de la maladie, à des hallucinations (le plus souvent visuelles). Quand s’inquiéter ? Quand la personne dit voir des personnes, des animaux, ou a l’impression qu’une ombre vient de passer à côté d’elle. Quand elle accumule les phrases du type : « Je sais que mon mari me trompe », « Je sais que tu veux te débarrasser de moi », « Quand ma fille vient chez moi, elle me vole mes petites cuillères »… A noter : Ces troubles appelés « psychotiques » apparaissent au cours de la maladie.

Des symptômes variables
Les symptômes de la maladie d’Alzheimer sont très variables d’une personne à l’autre. Leur ordre d’apparition et leur progression dépendent en effet de la localisation des lésions dans le cerveau. C’est ainsi que certains malades ont très rapidement des troubles du langage importants, tandis que d’autres n’en n’ont que très peu ou tardivement. De même, si les troubles de la mémoire sont l’élément le plus caractéristique de la maladie, dans 10 % des cas, ils ne sont pas au premier plan.

A qui s’adresser ?

Plus la maladie est identifiée tôt, mieux elle est comprise par le malade et ses proches. A qui s’adresser ? Tout d’abord au médecin généraliste. Il connaît bien le malade et peut aider à trouver un spécialiste, souvent un neurologue, mais aussi en complément un gériatre (spécialistes des patients âgés), un psychiatre (spécialiste de la maladie mentale comme la dépression, l’anxiété), un neuropsychologue (spécialiste des tests explorant les fonctions cognitives) ou encore un psychologue clinicien (spécialiste de la psychothérapie). Pour un dépistage, on peut aussi s’adresser à une consultation mémoire.

Alzheimer léger, modéré ou sévère ?
La maladie d’Alzheimer se développe en trois phases : – La phase « légère » (2 à 4 ans) : la personne conserve son autonomie et souffre de troubles de la mémoire modérés (oublis des noms…). – La phase « modérée » (2 à 6 ans) : Les troubles de la mémoire s’aggravent. Les activités quotidiennes (se laver, s’habiller…) deviennent plus difficiles. – La phase « sévère » : Le patient perd la capacité de comprendre ou d’utiliser le langage et risque de répéter la fin des phrases sans comprendre le sens des mots. Il peut avoir des difficultés à marcher, s’asseoir, se nourri. L’évolution est imprévisible. L’état peut être stationnaire pendant des mois, voire des années.

Alzheimer : comment être sûr du diagnostic ?
Seuls des examens médicaux permettent de confirmer le diagnostic de la maladie d’Alzheimer : – L’examen neuropsychologique : Il définit l’importance et le type des troubles de la mémoire (test d’apprentissage de liste de mots), et vérifie le fonctionnement des autres fonctions cognitives (langage, exécution des gestes…). – L’examen neurologique : Il recherche les signes et réactions indiquant un trouble neurologique et permet d’écarter d’autres types de démences (tests de réflexe…). – L’imagerie cérébrale (scanner ou IRM) : Il permet de voir s’il y a atrophie de l’hippocampe du cerveau, le siège de la mémoire, un signe caractéristique de la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer : un diagnostic trop tardif
Parce que les lésions cérébrales de la maladie d’Alzheimer se développent insidieusement et très progressivement, on estime qu’aujourd’hui seule la moitié des patients touchés sont identifiés. Le diagnostic est fait en moyenne après 2,5 à 3 ans d’évolution et même plus tard chez les patients de moins de 65 ans pour lesquels la maladie est rarement soupçonnée. Si vous avez des doutes, n’hésitez pas à aller consulter votre médecin.