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CANCER

Coldel’uterus

les facteurs de risque du cancer du col de l’utérus

Ce cancer est dû à un papillomavirus appelé HPV (Human PapillomaVirus). Il est indispensable de réaliser des frottis pour dépister ce cancer tôt, le soigner et en guérir.
Certains facteurs augmentent le risque de cancer du col de l’utérus, quand d’autres le diminuent. Mais tous ces facteurs ne sont pas de la même importance.

– Le fait d’avoir été vaccinée contre les papillomavirus avant les premières relations sexuelles diminue considérablement le risque de cancer du col de l’utérus.
– L’exercice physique diminue les risques de cancer de l’utérus de 30 à 40 %.
– Le préservatif diminue le risque, mais seulement légèrement car il n’est pas très efficace contre les papillomavirus qui se transmettent aussi de peau à peau.
– Le tabagisme augmente le risque de cancer du col, car il diminue la faculté de l’organisme à rejeter le virus.
– Les femmes qui souffrent d’une dépression immunitaire (sida, traitement immunosuppresseur…) ont un risque augmenté de cancer du col. Leur organisme a du mal à éliminer le virus lorsqu’il le rencontre.
– Avoir eu des relations sexuelles précoces, avant 18 ans, augmente le risque, car le col est encore immature au niveau où le cancer se déclare habituellement. De même pour les grossesses précoces et multiples qui sont un facteur de risque reconnu pour ce type de cancer.
– La multiplicité des partenaires sexuels de votre part ou de celle de votre partenaire augmente considérablement les risques de rencontrer un papillomavirus, donc les risques de cancer du col. Les femmes les plus à risque sont les femmes qui se prostituent.
– Les végétations vénériennes chez vous ou votre partenaire sont un signe de présence du papillomavirus. Il existe plusieurs types de papillomavirus, pas tous cancérigènes. Mais si vous en avez rencontré sans que votre corps ne réussisse à s’en débarrasser, vous êtes plus à risque de cancer du col.
– Faire des frottis réguliers est un principe de dépistage essentiel, que l’on soit ou non vaccinée. Mais cela détecte les cancers débutants plus que cela ne les prévient.
– Si vous saignez au moment des rapports sexuels, c’est peut être un signe qui révèle un cancer débutant. Il faut absolument aller consulter un médecin.

Douleurs dans les seins : quand s’inquiéter ?

CancerseinsDes seins douloureux, tendus ou anormalement gonflés ? Des petites boules dans la poitrine ? Ce n’est pas forcément grave mais il faut prendre certains signes au sérieux. Voici les symptômes à surveiller et les mesures à prendre.

Vous avez une petite boule permanente

L’apparition d’une petite boule (nodule) au niveau de la poitrine est souvent due à un fibroadénome (tumeur bénigne).
Qu’est-ce qu’un nodule ? Le nodule est une masse mobile, ferme, aux limites nettes de 1 à 10 cm. Il est douloureux lorsqu’il est volumineux.
Quand s’inquiéter ? S’il devient trop volumineux. Au-delà de 2 cm, il est raisonnable de le retirer.
Quels sont les risques ? Une évolution en cancer est possible, même si elle est rare.
Traitement : Si le nodule est au stade initial, on peut stabiliser son évolution avec de la progestérone. A un stade avancé, l’intervention chirurgicale est nécessaire.

Vous avez un ou des kystes ?

Une ou des grosseurs douloureuses se révèlent souvent être un ou plusieurs kystes.
Qu’est-ce qu’un kyste ? Les kystes sont facilement palpables, ils sont mobiles. Ils peuvent être multiples et apparaître des deux côtés du sein.
Quand s’inquiéter ? Lorsqu’ils font mal.
Quels sont les risques ? Aucun.
Traitement : Ils peuvent se soigner grâce à des progestatifs. L’aspiration du liquide contenu par le kyste avec une seringue est aussi envisageable.

Vos seins sont tendus et vous font mal ?

Des seins tendus, douloureux ? Il s’agit le plus souvent d’un changement hormonal qui a pour nom la mastodynie.
Qu’est-ce que la mastodynie ? Les seins sont plus volumineux et tendus. Tout contact avec la poitrine devient pénible.
Quand s’inquiéter ? Lorsque les douleurs deviennent importantes ou invalidantes.
Quels sont les risques ? Aucun.
Traitement : Votre gynécologue peut vous prescrire une crème à base de progestérone à appliquer localement, mais aussi de la phytothérapie ou de l’homéopathie.

Vous avez un sein rouge, dur et douloureux ?

Si vous avez un sein est rouge, dur, chaud, douloureux avec éventuellement des écoulements de pus et de la fièvre, c’est probablement un abcès.
Quand s’inquiéter ? Sur le champ.
Quels sont les risques : Fièvre importante, altération de l’état général ou pire encore, une septicémie.
Traitement : L’abcès mammaire se soigne par antibiotiques ou chirurgie, si l’abcès est profond et étendu afin de drainer tous les foyers d’infection.

Vous avez des grosseurs et les seins lourds ?

Une pesanteur des seins, des grosseurs plus ou moins en nombre, un écoulement par les mamelons… c’est peut-être une mastite chronique !
Quand s’inquiéter ? Dès les premiers signes.
Risques ? Attention, il peut s’agir de mastite carcinomateuse, forme particulière du cancer du sein.
Traitement : votre médecin peut vous prescrire de la progestérone et des antibiotiques contre l’infection.

Vous avez de petites boules ponctuelles ?

Des petites boules, douloureuses, dures et fibreuses qui évoluent en fonction de votre traitement hormonal ou du cycle menstruel ? Il s’agit vraisemblablement de mastoses.
Qu’est-ce que des mastoses ? Elles gonflent au fil des fluctuations du traitement hormonal ou quelques jours avant les règles, puis dégonflent.
Quand s’inquiéter ? En cas de douleurs gênantes.
Quels sont les risques ? L’évolution en cancer est rare et atypique.
Traitement : si la gêne est importante, votre médecin peut vous prescrire des antidouleurs et un gel de progestérone à appliquer localement.

Vos seins ont changé d’aspect, de galbe ?

Un changement d’aspect, de la peau, du galbe, une grosseur, la rétractation du mamelon, une augmentation de volume, des rougeurs, des douleurs, un ganglion sous l’aisselle, un écoulement sanguinolent sont les symptômes d’un cancer.
S’agit-il d’un cancer ? Aucun des signes ne peut l’affirmer, une consultation chez votre médecin ou votre gynécologue s’impose.
Quand s’inquiéter ? Dès les premiers signes, plus tôt, il est dépisté, plus les chances de guérison sont importantes.
Quels sont les risques ? L’évolution du cancer en métastases, c’est-à-dire généralisé.
Traitements : ablation de la tumeur par chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, l’immunothérapie, l’antihormonothérapie.

Vous avez du lait hors grossesse ?

Un écoulement de lait en dehors d’une grossesse ou de l’allaitement est le symptôme d’une galactorrhée.
Qu’est-ce qu’une galactorrhée ? C’est juste un écoulement de lait (ni pus, ni sang).
Quand s’inquiéter ? En cas de douleur importante.
Quels sont les risques ? Une galactorrhée peut être la conséquence d’une tumeur de l’hypophyse.
Traitement : lorsqu’elle est liée à des médicaments de type neuroleptiques, il suffit d’arrêter ces derniers. Sinon, un dosage de la prolactine et l’exploration radiologique par un IRM de l’hypophyse sont nécessaires pour écarter l’hypothèse d’une tumeur.

Comment éviter le cancer de la prostate

PROSTATELa viande rouge et les kilos en trop favorisent le cancer de la prostate, la bière et l’aspirine permettent de le prévenir, c’est une maladie héréditaire… Le cancer prostatique est associé à de nombreuses idées reçues. Vrai/Faux pour le prévenir efficacement.

La viande est mauvaise pour la prostate !

VRAI. Certaines pratiques alimentaires peuvent être à risque pour la prostate. La consommation excessive de certains produits peut jouer un rôle dans l’apparition de la maladie. Une étude américaine a montré que les hommes qui consommaient plus de viande rouge et de charcuterie avaient deux fois plus de risques de cancer de la prostate que ceux qui en consommaient moins. Il en va de même pour le lait : près de 12 études ont démontré que les plus grands consommateurs de produits laitiers avaient entre 1,5 et 5,5 fois plus de risques d’avoir un cancer de la prostate.

Se masturber évite le cancer de la prostate

VRAI et FAUX. D’après des chercheurs australiens, des substances responsables du cancer de la prostate pourraient se développer à l’intérieur de la glande si l’homme n’éjacule pas régulièrement. Mais tous les médecins ne sont pas d’accord. Il n’y a pas de lien direct scientifiquement prouvé entre la sexualité et le cancer. Pour pouvoir établir un lien entre sexualité et cancer il faudrait pouvoir faire des études probantes chez les individus. Or, personne ne parle réellement de sa sexualité, de ses pratiques ou de sa fréquence.

Le surpoids favorise le cancer de la prostate

VRAI. Le surpoids, traduisant une mauvaise alimentation, peut augmenter le risque de cancer de la prostate. Dans son livre Docteur c’est la prostate, le Dr Pfeifer, urologue, explique que les hommes consommant trop de calories et/ou trop de lipides ont une propension plus forte à développer un cancer de la prostate. « Évaluer le rôle précis d’une alimentation sur le cancer n’est pas chose aisée », mais d’après les statistiques réalisées, les personnes ayant un régime alimentaire équilibré ont moins de risques de développer ce type de tumeur.

Le cancer de la prostate est héréditaire

VRAI. Non seulement le cancer de la prostate est héréditaire, mais l’hérédité est déterminante dans son développement. Plus il est fréquent dans la famille, plus il y a de risque qu’il survienne tôt. En cas d’antécédents, ce type de tumeur peut se déclarer dès l’âge de 40 ans. Le risque que la maladie se développe précocement est multiplié par 11 si trois parents sont, ou ont été concernés. C’est la raison pour laquelle un dépistage précoce chez les sujets à risque est conseillé dès 40 ans.

Certains médicaments favorisent le cancer prostatique

VRAI. Certains traitements, notamment ceux contenant des hormones masculines, peuvent augmenter les risques de cancer prostatique. Lorsque l’on suit un traitement à base de testostérone (en complément de boosters érectiles type Viagra, Cialis ou Lévitra, par exemple) il faut être particulièrement attentif. Poser la question clairement à votre médecin référent, qui évaluera le rapport bénéfice/risque en fonction de vos risques potentiels.

La vitamine D est un anti-cancer

VRAI. La vitamine D est une arme anti-cancer formidable. Le corps la synthétise grâce au soleil ou la tire de l’alimentation. Parmi les aliments les plus riches en vitamine D, on trouve l’huile de foie de morue, le saumon, l’anguille, la sardine, le thon, le hareng, la limande, le maquereau, la sole et le foie de poulet. Attention : exposer quelques centimètres de peau quelques minutes par jour aux UV, suffit à synthétiser suffisamment de vitamine D. Inutile de se mettre en danger et risquer un cancer de la peau

Il faut se faire dépister avant 50 ans

VRAI. Le cancer de la prostate affecte 30% des hommes entre 50 et 60 ans. C’est pourquoi il est indispensable de se faire dépister dès 50 ans et faire ensuite un examen annuel systématique. Cette maladie concerne TOUS LES HOMMES sans exception. 40% des hommes sont affectés au-delà de 70 ans, et 70 % au-delà de 80. Plus on vieillit, plus le risque de cancer prostatique augmente.

Le toucher rectal fait partie du dépistage

VRAI. Le toucher rectal est indispensable. Le dépistage se divise en deux étapes : l’analyse du taux de PSA (antigène prostatique spécifique), et le toucher rectal. Pourquoi ? Parce qu’un fort taux de PSA n’est pas forcément révélateur d’un cancer de la prostate et qu’à l’inverse, une tumeur peut se développer sans avoir aucune incidence sur le taux de PSA. Le PSA n’est donc qu’un marqueur parfaitement fiable, en tout cas seul. Il est indispensable de doubler son analyse d’un toucher rectal.

Le thé vert est bon pour la prostate

VRAI. Le thé vert est riche en substances anti-oxydantes : les catéchines. Elles permettent de limiter le développement des tumeurs. Des études faites sur des souris ont démontré que l’équivalent de 6 tasses de thé quotidiennes chez l’homme permettrait de stopper le développement des cellules cancéreuses. Les études sont encore rares, mais le thé vert pourrait être un moyen de prévention intéressant.

L’aspirine a une action anti cancer prostatique

FAUX. Prendre de l’aspirine pour prévenir le cancer de la prostate est dangereux. Ce sont des chercheurs américains qui ont émis cette hypothèse, en observant les effets de plusieurs anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sur un groupe d’hommes d’âge moyen. Cependant, ces recherches sont loin d’être suffisantes pour en dégager une règle établie. L’aspirine est un anticoagulant. Une prise quotidienne correspond à un traitement bien particulier. Il ne faut pas le prendre à la légère, sans raison médicale.

La bière a des vertus préventives

FAUX. Selon le Dr Pfeifer, urologue, il n’existe aucune preuve scientifique étayant cette hypothèse. La bière ne prévient pas le cancer de la prostate. Des scientifiques américains de l’Université de l’Oregon auraient découvert qu’un composant de la bière, le « xanthohumol », présent dans le houblon, pourrait aider à prévenir l’apparition de ce type de tumeur. Mais d’après leurs recherches, il faudrait consommer jusqu’à 17 bières par jour pour observer un effet ! D’après le Dr Pfeifer, la bière fait certes travailler les reins, par son effet diurétique, mais, il vaut mieux consommer de l’eau, à raison de 1 litre par jour en dehors des repas.

Fumer augmente le risque de cancer de la prostate

FAUX. D’après le Dr Pfeifer, urologue : Il n’y a aucun lien scientifiquement établi entre la prostate et la consommation de tabac. Ce n’est pas prouvé. Il est certain toutefois, que la consommation de tabac peut provoquer des troubles érectiles, tout comme certains problèmes de prostate.

Certains aliments protègent du cancer prostatique

VRAI. Plusieurs aliments sont connus pour limiter les risques de cancer de la prostate. Le soja : riche en phyto-oestrogène. Très consommé dans les pays d’Asie où l’on dénombre très peu de cancers de la prostate. La tomate : d’après le Dr Pfeifer « c’est l’aliment anti-prostatique par excellence ». Riche en antioxydant naturel, elle agit en prévention et inhibe les tumeurs avérées. Les oméga 3 : ces graisses bénéfiques présentes dans le poisson ont des propriétés anti-inflammatoires et anti-tumorales. Les graines de lin, les huiles de soja et de colza sont également riches en oméga 3. Les Alliacés : ail, oignon et échalotes sont connus pour avoir des vertus anti-cancéreuses.

Boire beaucoup d’eau augmente les risques

FAUX. Boire trop d’eau le soir n’augmente pas les risques de cancer de la prostate. Cependant, boire trop peut donner envie d’uriner durant la nuit et entraîner des rétentions d’urine qui, elles, sont mauvaises pour la vessie et la prostate. Se retenir d’uriner peut entraîner des infections urinaires.

L’exercice limite les risques de tumeur

VRAI. Les scientifiques ont observé que plus les gens sont sportifs, moins ils ont de risques de développer un cancer. Contrairement à ce que l’on pense souvent, une activité physique régulière ne requiert pas forcément un effort important. Le Dr Pfeifer recommande par exemple la marche à pied. Il précise aussi que contrairement à ce que ses patients disent souvent en consultation, la pratique du vélo ne joue absolument aucun rôle dans le développement du cancer de la prostate.

Cancer : les signes qui doivent alerter

SignescancerToux, constipation, ganglions, grosseur, perte de poids, saignements anormaux… Ces symptômes peuvent être ceux d’un cancer ! Voici les signes qui doivent vous alerter, et dans quels cas consulter.

Une petite boule sous la peau

Description du symptôme : Une petite boule récente, dure, non douloureuse, située par exemple dans le sein, sous les aisselles ou dans le cou ne doit pas être ignorée.
Peut-il s’agir d’un cancer ? Elle peut évoquer une tumeur d’un organe voisin [thyroïde, testicule, sein…] mais aussi un ganglion secondaire à une infection, ou à une maladie du sang
Quand s’inquiéter ? Quand la boule persiste depuis plusieurs semaines et que sa taille ne diminue pas.
A noter : Il existe d’autres causes pouvant être à l’origine de l’apparition d’une petite boule comme décrite ci-dessus (kyste). Dans tous les cas, l’apparition d’un signe anormal justifie une consultation médicale.

Des saignements anormaux

Description du symptôme : Du sang dans les selles, dans les urines ou des saignements (francs) entre les règles et/ou après les rapports sexuels.
De quel cancer peut-il s’agir ? Du sang dans les selles peut être le signe d’un cancer digestif, tel celui du côlon et du rectum. Du sang dans les urines peut parfois être lié à un cancer des voies urinaires ou du rein. Les saignements entre les règles et/ou après les rapports sexuels peuvent être des symptômes d’un cancer du col de l’utérus ou de l’endomètre.
Quand s’inquiéter ? Dès que l’on constate des saignements anormaux, quel qu’en soit le type, même si l’on souffre d’hémorroïdes, il faut aller consulter un médecin.

Une grande fatigue

Description du symptôme : Une grande fatigue, inhabituelle, non soulagée par le sommeil, qui persiste sans explication (pas d’efforts physiques particuliers, notamment…), et souvent dès le matin au réveil Anormale, cette fatigue peut devenir invalidante : préparer un repas, monter un escalier, faire le ménage… sont alors de vraies épreuves.
Peut-il s’agir d’un cancer ? La fatigue peut parfois révéler une pathologie cancéreuse, comme une leucémie ou un cancer d’un organe profond (estomac, colon, pancréas), mais ce n’est pas un symptôme fréquent.
Quand s’inquiéter ? Si vous accusez une fatigue durable, invalidante, consultez votre médecin généraliste.

Des douleurs inexpliquées

Description du symptôme : Des douleurs inexpliquées et durables, quelle qu’en soit la localisation (estomac, ventre, dos, tête…) ne doivent pas être ignorées.
Peut-il s’agir d’un cancer ? Une douleur ressentie au niveau du ventre, toujours du même côté, peut être liée à un cancer du côlon, de l’estomac ou du rectum. Au niveau de l’abdomen, elle peut être associée à cancer du foie. Dans le dos, elle peut être le signe d’une tumeur au niveau du rein ou des poumons.
Quand s’inquiéter ? Quand les douleurs persistent, sans amélioration, même avec un traitement. Cela ne présume en rien la présence d’une tumeur maligne, mais mieux vaut consulter un médecin pour savoir l’attitude à tenir.

Une constipation, des diarrhées…

Description du symptôme : Quand une tumeur se développe, elle peut entraîner des troubles du transit,. En pratique, on présente une constipation ou une diarrhée (seules ou en alternance).
De quel cancer peut-il s’agir ? En cas de tumeur, ces symptômes sont généralement associés au cancer du côlon ou du rectum.
Quand s’inquiéter ? Quand le trouble persiste depuis trois, quatre semaines ou plus, alors qu’on prend un traitement pour le soigner.
A noter : Ces symptômes peuvent révéler d’autres anomalies. Dans tous les cas, mieux vaut consulter un médecin.

Des troubles urinaires

Description du symptôme : La personne doit pousser pour uriner, a l’impression d’avoir encore envie après la fin de la miction, se lève plusieurs fois la nuit pour faire pipi.
De quel cancer peut-il s’agir ? Les troubles urinaires peuvent parfois être des signes du cancer de la prostate. La glande gonflée comprime en partie l’urètre, le canal via lequel l’urine est évacuée. Cependant, dans 70% des cas, il s’agit d’un adénome (hypertrophie) bénin.
Quand s’inquiéter ? Quand les troubles persistent depuis plus de trois semaines. Il faut alors en parler à un médecin.

Un grain de beauté qui change d’aspect

Description du symptôme : Un grain de beauté qui saigne, grossit, change de teinte [fonce ou s’éclaircit au milieu] ou devient irrégulier peut être le signe d’un cancer.
De quel cancer peut-il s’agir ? Un cancer de la peau.
Quand s’inquiéter ? Dès que l’on constate une anomalie sur un grain de beauté, il faut consulter un dermatologue.
A noter : Si on arrache un grain de beauté et qu’il saigne, il faut consulter un dermatologue par précaution. De même, si on a un grain de beauté situé dans un endroit sujet à être irrité (ex : bretelle de soutien-gorge), il vaut mieux le faire enlever.

Une perte de poids inexpliquée

Description du symptôme : Une perte de poids récente et non expliquée.
De quel cancer peut-il s’agir ? Ce type d’amaigrissement est souvent associé aux cancers digestifs [côlon, rectum, estomac.
Quand s’inquiéter ? Quand on voit que l’on perd du poids en continu alors qu’il n’y a aucune raison particulière : pas de régime, pas de changement d’alimentation… Il faut alors consulter un médecin.

Une toux sèche

Description du symptôme : Une toux grasse ou sèche (mais le plus souvent sèche) qui persiste, associée ou non à des crachats de sang.
De quel cancer peut-il s’agir ? C’est un des signes du cancer du poumon.
Quand s’inquiéter : Quand la toux persiste depuis environ trois semaines, sans amélioration. Il faut alors consulter un médecin.
A noter : La toux peut parfois être accompagnée d’une douleur dorsale (« un point dans le dos ») qui persiste. C’est un autre symptôme du cancer du poumon. Attention, ce signe peut aussi se manifester seul.

Une voix enrouée

Description du symptôme : Une voix ditonale, sourde, éraillée ou enrouée qui persiste.
De quel cancer peut-il s’agir ? Des troubles de la voix sont généralement associés au cancer de la gorge. Plus précisément, la tumeur peut être présente au niveau du pharynx, du larynx ou des cordes vocales. Pour ce dernier niveau, le cancer se manifestera très tôt puisque la moindre modification dans la forme ou la consistance d’une corde vocale est immédiatement perceptible dans la tonalité de la voix
Quand s’inquiéter ? Quand les troubles de la voix durent depuis environ trois semaines, sans amélioration, il faut consulter un médecin.
Des difficultés à avaler
Description du symptôme : Des troubles de la déglutition, des difficultés à avaler, une gêne ressentie au passage des aliments. Cela peut faire penser aux sensations ressenties quand on a une angine. Mais ici, elles ne passent pas malgré la prise de traitements.
De quel cancer peut-il s’agir ? Les troubles de la déglutition sont généralement associés au cancer du pharynx et de l’œsophage.
Quand s’inquiéter ? Quand les symptômes persistent depuis environ trois semaines, sans amélioration, il faut consulter un médecin.

Une maladie sournoise

Si certains cancers peuvent être dépistés plus tôt parce qu’ils se manifestent par des symptômes visibles (ex : un creux visible sur le sein quand on lève les bras), d’autres au contraire restent silencieux…
C’est le cas des cancers qui se développent au niveau des organes profonds. Le cancer des ovaires ou de l’estomac, par exemple, est découvert très tard parce qu’il évolue progressivement sans rien dire. D’une manière générale, le cancer est une maladie sournoise. Il est donc très important d’être vigilant sur tout symptôme anormal et inhabituel qui persiste ou s’aggrave pendant plusieurs semaines.

La biopsie, examen indispensable !

Si vous présentez l’un des signes cités dans cet article, pas de panique ! Cela n’est pas forcément synonyme de cancer. Seul un médecin peut juger du caractère suspect d’un signe et souhaiter des examens. Dans ce cas, il peut demander un examen microscopique de la lésion (autrement appelé « biopsie », réalisée sous anesthésie locale). Il est important que les gens sachent que le diagnostic du cancer ne peut se poser qu’après la réalisation de cet examen, et non pas via un examen visuel ou une prise de sang (sauf dans le cas d’une leucémie.
Dans tous les cas, si vous avez un doute, mieux vaut consulter. S’il s’agit d’un cancer, plus il est dépisté tôt, meilleures sont les chances de guérison.

Un nodule est-il synonyme de cancer ?

Un nodule est une petite boule, mobile et ferme, qui se manifeste au sein d’un tissu. Il peut siéger au niveau de la glande thyroïde, de la peau, des cordes vocales, des poumons, de la rétine ou encore des seins.
Dans tous les cas, ce n’est pas parce que vous ou votre médecin détectez sa présence, que vous avez un cancer. Le nodule peut être bénin (ce qui est la plupart du temps le cas), suspect ou malin (il est alors cancéreux). Pour le savoir, le médecin peut avoir recours à une ponction du nodule sous anesthésie locale, pour un examen au microscope des cellules recueillies. C’est ce qu’on appelle un examen cytologique.
Dans tous les cas, si vous détectez la présence d’un nodule, consultez un médecin

Quelles sont les analyses en cas de suspicion ?

Si aucun marqueur sanguin ne peut, seul, dépister un cancer (sauf dans le cas des leucémies), certains dosages peuvent mettre sur la piste d’une tumeur. Par exemple :
– le dosage du PSA (antigène spécifique de la prostate) peut aider à dépister précocement un cancer de la prostate
– le dosage du bêta-HCG peut influencer le diagnostic d’un cancer du testicule
– le dosage de l’ACE (antigène carcino-embryonnaire) peut aider à rechercher un cancer du côlon ou du rectum
– le dosage de l’alpha-fœtoprotéine peut faciliter le dépistage précoce d’une tumeur au foie
– Le dosage des hormones calcitonine et thyroglobuline peut être utilisé pour le cancer de la glande thyroïde.
N’oubliez pas les dépistages
Vous ne présentez aucun des signes cités dans cet article ? Vous n’êtes pas à l’abri pour autant. La seule façon de se protéger, c’est de se faire dépister.
– Cancer du seincancer du colon et rectum : Dépistage  entre 50 et 74 ans.
– Cancer de la prostate : Un toucher rectal et un dosage de PSA tous les ans pour les hommes de 50 à 75 ans, surtout ceux présentant des antécédents familiaux de cancer.
– Cancer du col de l’utérus : Un frottis tous les deux ans.
– Cancer de la peau : Consulter au moins une fois par an son médecin (ou en cas de grain de beauté suspect un dermatologue), pour une surveillance de la peau, surtout si on est à risque (ex : peau claire, fine).

Cancer du sein : 15 conseils pour l’éviter

DouleursseinsOn peut heureusement se protéger de cette maladie désormais courante. Alimentation, médicaments, traitements hormonaux… 15 conseils pour l’éviter.
Manger des crucifères
Chou vert, rave, brocolis, chou de Bruxelles… Selon une étude épidémiologique suédoise menée auprès de 5 482 femmes, la consommation de légumes crucifères pourrait réduire de 20 % à 40 % l’incidence du cancer du sein ! La raison : leur richesse en glucosinolates (composés soufrés). Une étude américaine publiée en janvier 2009 a ainsi démontré que le sulforaphane (famille des glucosinolates) pouvait inhiber la prolifération cellulaire et s’opposer à la formation de tumeurs, notamment celle du sein. De plus, des recherches menées chez l’animal ont également mis en évidence les bienfaits de l’Indole-3-carbinol (un autre glucosinolate) dans l’autodestruction des tumeurs mammaires.

Les produits domestiques à éviter

Pesticides, savons, lessives, peintures… Bon nombre de produits ménagers et cosmétiques contiennent des substances chimiques (PCB, organochlorés, solvants organiques…) qui perturbent l’activité hormonale mammaire en augmentant la synthèse d’oestrogènes. Or, la présence excessive de ces hormones stimule la division cellulaire, mécanisme de base du cancer. Le risque relatif de cancer du sein est multiplié par 1,4 à 2,4 après une exposition de 15 ans aux solvants organiques carcinogènes. De plus, l’exposition à l’amiante et à la fibre de verre multiplierait par 1,3 le risque de cancer du sein en période de pré-ménopause.

Oublier certaines graisses

Pizzas, viennoiserie, pâtisserie, biscuits apéritifs… L’alimentation industrielle regorge de mauvaises graisses appelées « trans » ou « hydrogénées » qui augmentent le risque de cancer du sein. Une étude menée par l’Inserm et l’Institut Gustave Roussy en 2008 a démontré que le risque de cancer du sein était presque doublé chez les femmes ayant des taux sanguins élevés d’acides gras trans. Il est aussi conseillé de limiter les apports en acides gras saturés (graisses animales : beurre, crème fraîche, saindoux, lard…), car eux aussi augmentent le risque de cancer du sein. A noter : Si la liste des ingrédients d’un produit comprend les termes « huile(s) végétale(s) hydrogénée(s) » ou « partiellement hydrogénée(s) », il renferme des graisses trans !

Consommer beaucoup de fibres !

Une grande étude prospective américaine menée auprès de 83234 femmes a révélé que les femmes en pré-ménopause qui consomment au moins cinq fruits et légumes par jour auraient 23 % moins de risque d’être atteintes d’un cancer du sein ! Ces bienfaits s’expliqueraient notamment par la richesse des fruits et légumes en fibres, minéraux, mais aussi pour certains en acide folique (vitamine B9) et en lycopène (pigment liposoluble rouge) ! Les aliments riches en fibres : pruneaux, dattes, abricots, figues, lentilles, haricots blancs, pois chiches. Les aliments riches en acide folique : cresson, épinard, mâche, fenouil, asperge. Les aliments riches en lycopène : tomates (surtout la purée), pastèque, pamplemousse rose.

Surveiller son poids

A la ménopause, une augmentation de 10 % du poids normal accroît les risques de 30 à 50 % de cancer du sein. Ils précisent : Les excès de sucres et de graisses au niveau du sein constituent une ’glande hormonale négative’ qui fabrique des hormones cancérigènes. Des faits confirmés par une étude américaine qui a démontré une prévalence de l’obésité chez 24 % des 735 femmes participantes atteintes d’un cancer du sein. De plus, selon cette même étude, la survie sans rechute est de 54 % pour les non-obèses, contre 40 % pour les obèses, au bout de dix ans.

Ménopause : attention aux traitements hormonaux

Prescrits pour soulager les troubles de la ménopause (bouffées de chaleur, prise de poids…), les traitements hormonaux substitutifs (THS/THM) augmenteraient les risques de cancer du sein. Pourquoi ? Parce qu’ils fournissent un apport supplémentaire en œstrogènes ce qui stimule la division des cellules mammaires, le mécanisme de base du cancer. on observe 30 à 40 % de cancers du sein supplémentaires chez les femmes ayant pris des THS pendant 5 ans. En février 2009, des médecins américains ont démontré que le risque de cancer du sein diminuait significativement après l’arrêt de traitements hormonaux.

Manger des phyto-oestrogènes !

Soja, graine de lin, froment… Riches en phyto-oestrogènes (nutriments mimant l’action oestrogénique), ces plantes diminuent le taux d’oestrogènes quand il est trop élevé, ce qui empêche la stimulation excessive de la croissance des glandes mammaires et réduit le risque de cancer. Une étude américaine réalisée sur 1000 femmes a démontré que les plus grandes consommatrices de soja auraient un risque de cancer du sein réduit de 23 à 47 % selon l’ancienneté de leur consommation. Attention : Les phyto-oestrogènes sont déconseillés aux femmes qui ont été ou sont atteintes du cancer du sein et à celles ayant des antécédents familiaux de cancers du sein (risque de récidives). Demander toujours conseil à un médecin.

Cancer du sein : des médicaments responsables ?

Antidépresseur, diurétique, anxyolitiques… Parce qu’ils ont une action « hyper-prolactinémiante », certains médicaments pourraient augmenter le risque de cancer du sein. Explication : La prise de ces médicaments stimule la sécrétion de la prolactine [hormone de lactation sécrétée naturellement après l’accouchement] de manière « anormale ». Résultat : Les cellules mammaires sont aussi [anormalement] stimulées et cela peut favoriser le développement tumoral. Faut-il arrêter de les prendre ? Non. C’est très probablement l’association à d’autres facteurs de risque qui est à l’origine de la croissance de cellules anormales.

Faut-il se méfier des déodorants ?

Aluminium et parabens sont deux substances chimiques présentes dans la majorité des déodorants et qui pourraient perturber le fonctionnement hormonal et augmenter le risque de cancer du sein (notamment s’ils sont utilisés après rasage ou épilation). En 2003, une étude américaine menée auprès de 437 femmes atteintes d’un cancer du sein a démontré qu’il survenait en moyenne 8 ans plus tôt chez celles ayant utilisé un déodorant ou un antitranspirant.

Attention à l’alcool !

Au-delà de 10 g d’alcool par jour, chaque verre consommé augmente de 7 % le risque de cancer du sein. Pourquoi ? Un, parce que l’excès d’alcool stimule la surproduction d’oestrogènes (hormones féminines) ce qui favorise la division des cellules mammaires, le mécanisme de base du cancer. Deux, parce qu’une fois ingéré, l’alcool est transformé en acétaldéhyde, une substance connue comme cancérogène. A noter : 10 g d’alcool correspond à 10 cl de vin à 12°, 25 cl de bière 5°, 3 cl de whisky à 40°, 3 cl de pastis à 45° ou 10 cl de champagne à 12°.

Arrêter de fumer

Le tabagisme actif augmente de 30 % le risque de cancer du sein surtout si les fumeuses ont commencé avant 20 ans et qu’elles fument au moins 20 cigarettes par jour. Le tabagisme passif le multiplie, lui, entre 1,6 et 2,19. Côté étude, la chercheuse américaine Peggy Reynolds a démontré 30 % de plus d’incidence du cancer du sein chez les fumeuses. Les méfaits du tabac sur le cancer du sein sont certains quand il est associé à l’alcool. Sinon, ils sont probables, mais non sûrs. Selon une étude américaine (2008), la nicotine favoriserait le développement des tumeurs mammaires et des métastases (foyers tumoraux).

Faire de l’exercice

Les personnes sédentaires sont plus à risques de cancer du sein. Pourquoi ? Parce que l’exercice physique réduit la masse grasse et le taux d’oestrogènes dans le sang, ce qui diminue les risques de cancer du sein de 20 à 40 % par rapport à l’inactivité. Avoir une activité physique d’au moins 30 minutes par jour sur cinq jours réduit de 25% le risque de cancer du sein.

Se faire dépister gratuitement

Même si chaque année on en sait un peu plus sur les facteurs de risque du cancer du sein, la manière la plus fiable de le prévenir est de se faire dépister. Comme le rappelle la Ligne nationale française contre le cancer : La survie moyenne du cancer du sein était inférieure à 50 % il y a 20 ans. Elle peut maintenant atteindre 90% notamment avec un dépistage précoce. Si 60 % des femmes de 50 à 69 ans subissaient une mammographie, la mortalité pour ce cancer diminuerait de 30 %.(Prévenir le cancer du sein). Ne pas oublier : Le dépistage du cancer du sein, via la mammographie, est proposé gratuitement tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans.

Avoir allaité ses enfants

Selon une méta-analyse anglaise combinant les résultats de 47 études, les femmes atteintes d’un cancer du sein avaient allaité moins souvent et moins longtemps que les témoins. Plus précisément, le risque de cancer était diminué de 4,3 % pour une année d’allaitement supplémentaire. Les chercheurs ont précisé que si toutes les femmes allaitaient 6 mois de plus, on éviterait 25 000 cancers du sein chaque année ! Explications : Un, la lactation permettrait l’évacuation de cancérogènes présents dans les cellules mammaires. Deux, la prolactine, hormone sécrétée naturellement lors de la lactation, accélèrerait le processus de différenciation des cellules de la glande mammaire. Or, plus les cellules sont différenciées, moins elles risquent de proliférer en tumeur !

Avoir eu sa première grossesse avant 30 ans

Vous avez eu votre premier enfant avant 30 ans ? Vous avez moins de risque d’avoir un cancer du sein. Pourquoi ? Parce qu’une grossesse précoce accroît énormément les taux d’oestriol, une hormone qui réduirait de 50 à 70 % le risque de cancer du sein ultérieur. Chaque accouchement apporterait une réduction de 10% du risque de cancer du sein. Explication : La glande mammaire, après l’accouchement et la lactation, serait moins sensible à l’action des produits carcinogènes.

Cancer de la prostate et impuissance

CancerimpuissanceLes traitements du cancer de la prostate ont des répercussions sur la sexualité… Résultat, beaucoup d’hommes refusent de se faire soigner malgré la dangerosité de ces tumeurs… Or certaines stratégies ont moins d’impact sur la libido, et il existe même des solutions pour vous booster !

Comment limiter les risques ?

Dans le traitement du cancer de la prostate, ce qui compte le plus pour éviter les problèmes d’impuissance, c’est de prendre la maladie en charge le plus tôt possible.
Pourquoi ? Parce qu’en général, plus le diagnostic est précoce, moins la tumeur est étendue (d’où l’importance du dépistage). Résultat : les traitements sont moins invasifs et abîment dans une moindre mesure les tissus intervenant dans le mécanisme érectile (comme les nerfs honteux par exemple).

Les traitements les moins périlleux

La radiothérapie, qui détruit les cellules cancéreuses par rayonnement, compte parmi les traitements les moins risqués. Quelle que soit la technique choisie -radiothérapie classique, externe, ou curithérapie (nouveau procédé consistant à introduire des grains radioactifs dans la prostate)-, elle entraîne en général, moins de complications sexuelles que la chirurgie !
Idem concernant les traitements hormonaux. Certes, leur prescription cause une forte baisse de désir et de performances, mais rien n’est définitif. Ces désagréments disparaissent avec l’arrêt des prises si elles n’excèdent pas deux ans !

Les interventions les plus risquées

L’ablation de la prostate -la prostatectomie radicale-, entraîne selon les études, des problèmes d’impuissance dans 10 à 90 % des cas -la moyenne se situant vraisemblablement autour de 70 %. Conséquence : des érections en général moins rigides pendant les mois qui suivent l’intervention, et qui malheureusement s’avèrent parfois définitives, en fonction de l’âge ou de l’état de santé du patient.
A savoir : la coelioscopie qui permet d’effectuer la même opération, mais par de petits orifices à l’aide d’instruments longs et d’une caméra, donnerait de meilleurs résultats en termes de sexualité. La visibilité sur écran du chirurgien, lui permettrait en effet, de repérer les nerfs de l’érection, donc de mieux les préserver.

13 conseils pour éviter le cancer

13 CONSEILS ANTI-CANCERLimiter la viande rouge et les graisses trans, surveiller son poids ou encore débusquer les produits cancérigènes qui nous entourent : voici 13 conseils pour faire baisser ses risques de cancer au quotidien.

Limitez les viandes rouges

Une consommation importante de viandes rouges augmente les risques de tumeur. Selon les études, la probabilité de cancer du côlon s’accroît de 35 % chez les gros mangeurs de viandes rouges et charcuteries. Les graisses animales favorisent la production de certains acides biliaires cancérigènes par le foie. A l’inverse, les gros mangeurs de poissons ont 30 % de risques en moins.
En pratique : Les autorités sanitaires conseillent de ne pas dépasser 300 à 500 g de viande rouge (bœuf, porc, agneau) par semaine. Il faut privilégier au maximum le poisson. La volaille a, elle, un effet neutre sur le risque. Attention aux cuissons à très haute température, comme les barbecues et fritures. Elles formeraient sur les aliments certains composés cancérigènes.

Débusquez les cancérigènes qui vous entourent

Pollution de l’air, risques professionnels, produits domestiques : certains éléments cancérigènes nous entourent parfois à notre insu. Selon l’Institut français de l’environnement, 4% des cancers seraient liés à une exposition professionnelle. Parmi les facteurs : l’amiante, la houille et les poussières de bois. Le radon, gaz radioactif naturellement présent dans l’air, augmente le risque de cancer du poumon en cas d’absorption massive. Certains produits d’entretien contiennent des substances possiblement cancérigènes : benzène, éthers de glycol ou formol.
En pratique : Il faut privilégier les produits d’entretien sans solvants. Pour le radon, seule la concentration de ce gaz dans des espaces confinés représente un risque. Les particuliers peuvent demander une analyse du taux de radon à leur domicile.

Attention aux graisses « trans »

L’excès de certaines graisses, appelées « graisses trans », est en cause dans les cancers du poumon, du côlon, du rectum, du sein et de la prostate. Selon les résultats de l’étude française E3N (2008), le risque de cancer du sein est multiplié par deux chez les femmes ayant un taux sanguin de graisses « trans » élevé.
En pratique : Il convient d’éviter au maximum les graisses « trans ». Elles abondent dans les pâtisseries industrielles de type brioches, biscuits, pâtes à tartes, ainsi que les margarines. Elles se repèrent facilement dans la composition des aliments, sous les noms de « graisses hydrogénées », « graisses végétales partiellement hydrogénées », voire « graisses transhydrogénées ».

Surveillez votre poids

Les personnes en surpoids constituent une population à haut risque. L’excès de poids est impliqué dans de nombreux cancers : sein, endomètre (utérus), rein, vessie, côlon, rectum ou œsophage. Selon une étude de 2001 publiée dans l’International Journal of Cancer, le surpoids serait à l’origine de 39 % des cancers de l’endomètre et 25 % des cancers des reins et de la vessie.
En pratique : L’indice de masse corporelle (IMC) doit se situer entre 18 et 25 chez l’adulte pour diminuer les risques. L’IMC se calcule en divisant son poids par sa taille au carré. Les personnes ayant un score supérieur à 25 ou venant de prendre des kilos rapidement doivent se faire conseiller par leur médecin.

Réduisez votre consommation d’alcool

Un décès lié au cancer sur dix serait attribuable à l’alcool. Vin, bière et autres cocktails s’attaquent au foie. Résultat : ils peuvent provoquer une cirrhose qui risque d’évoluer en cancer. L’alcool entre aussi en cause dans les cancers de la bouche, du pharynx, de l’œsophage, du côlon, du rectum et même du sein. Le cumul avec le tabac augmente les risques. Un fumeur modéré ayant une consommation élevée d’alcool multiplierait ses risques de cancer de l’œsophage par près de quarante.
En pratique : Les recommandations de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) restent de 2 verres d’alcool maximum par jour pour la femme, 3 pour l’homme. Mais même en-dessous, les risques augmentent. Pour se mettre à l’abri, toute consommation régulière d’alcool est proscrite.

Mangez des fruits, des légumes et des céréales

L’alimentation joue un rôle prépondérant dans la prévention du cancer. Des centaines d’études témoignent ainsi de l’effet protecteur des fruits et légumes. Ils aident à contrôler le poids, un des facteurs de risque. Ils stimulent aussi les protections de l’organisme et neutraliseraient certains éléments cancérigènes. Les fibres, contenues dans les fruits, légumes et céréales complètes, accélèrent le transit. Cette action diminuerait le temps de contact entre les principes cancérigènes et le tube digestif. Les fruits et légumes agissent en priorité sur les cancers du système digestif : bouche, œsophage, estomac ou côlon.
En pratique : Il faut consommer au moins cinq portions de fruits et légumes par jour, soit 400 g environ. Les apports en fibres recommandés s’élèvent à 20 g minimum.

Arrêtez de fumer

Avec un cas sur trois, le tabac arrive en tête des causes de cancer. La raison : d’abord, les goudrons. Mais aussi l’uréthane, le chlorure de vinyle ou le benzopyrène, substances également cancérigènes. Le tabac reste la source principale des cancers du poumon et des voies respiratoires. Il est également responsable de nombreux cancers de la vessie, du pancréas, du rein et du sein. Les risques augmentent en fonction de la durée depuis laquelle une personne fume et du nombre de cigarettes grillées.
En pratique : Une baisse de la consommation ne met pas à l’abri. Mais l’arrêt total du tabac permet de diviser de moitié le risque de cancer du poumon en cinq ans. Si un fumeur peut parfois s’arrêter seul, il est souvent plus facile de se faire accompagner.

Pratiquez une activité physique régulière

L’activité physique diminue les risques dans des proportions importantes. Elle réduit l’obésité, cause importante de cancer. L’activité physique agit directement sur le cancer du côlon. Elle accélère le transit et raccourcit la présence d’éléments potentiellement cancérigènes dans le système digestif. Elle diminue aussi le risque de cancer du sein, de l’utérus et de la prostate par son influence sur le métabolisme et les hormones.
En pratique : Un niveau très léger d’activité physique a déjà un effet très notable sur le risque de cancer. Une heure de marche par semaine diminue le risque de décès par cancer du sein de 20 % chez les femmes qui ont déjà une tumeur. Plus l’exercice est régulier, intense et prolongé, plus le bénéfice est important.

Protégez-vous du soleil

Première cause des cancers de la peau : la surexposition au soleil. Les rayons ultraviolets donnent bonne mine, certes. Mais ils sont responsables des cancers. La raison : les rayons UVB provoquent des mutations au niveau des gènes. Quant aux UVA, ils agressent indirectement les cellules. L’exposition répétée favorise ainsi les transformations cancéreuses des cellules.
En pratique : Il faut éviter de s’exposer entre 12 h et 16 h. Une crème solaire haute protection, anti UVA et UVB, s’avère indispensable. Il faut répéter les applications toutes les deux heures et porter autant que possible des vêtements, un chapeau et des lunettes. Populations les plus à risque : les personnes à la peau claire, aux cheveux blonds ou roux, ayant beaucoup de taches de rousseur ou de grains de beauté.

Inutile de prendre des compléments alimentaires

Sauf avis médical, aucun complément alimentaire n’est nécessaire dans la prévention du cancer. Les divers suppléments en vitamines, minéraux et oligoéléments ne joueraient aucun rôle préventif. Pire, lors d’études finlandaises et américaines, la prise intensive de bêta-carotène, seul ou avec des vitamines, a donné des effets contraires chez certains fumeurs et personnes à risque. Autrement dit, des proportions tout à fait accessibles par l’alimentation.
En pratique : Il s’avère inutile de prendre des suppléments, en dehors des prescriptions médicales. Les différents minéraux et vitamines doivent venir d’une alimentation équilibrée.

THM/THS : prudence

Selon plusieurs études, les traitements hormonaux de la ménopause (THM/THS) à base d’estrogènes et progestatifs augmentent le risque de cancer du sein. Il n’existe aucune certitude concernant les estrogènes seuls mais la prudence reste de mise. Les dernières données de l’étude Million Women Study montrent un sur-risque de cancer de l’ovaire avec tous les THM, dès 5 ans de prise.
En pratique : Les spécialistes recommandent le THM que lorsque les troubles de la ménopause perturbent vraiment le quotidien. La prescription doit alors se faire à la dose minimale. Le rapport bénéfice-risque doit être réévalué chaque année.

Modérez vos apports en sel

Charcuteries, plats préparés, fromages : les aliments très salés favoriseraient certains cancers. Si les mécanismes exacts restent incertains, le sel abîme la muqueuse présente dans l’estomac. Résultat : il augmenterait les risques de cancer de l’estomac. Les aliments conservés par salaison favoriseraient également les cancers du nasopharynx, la partie du pharynx située derrière les fosses nasales.
En pratique : Il faut éviter de dépasser 6 g d’apports en sel par jour. Parmi les aliments à surveiller : les viandes et poissons fumés ou conservés par salage, les gâteaux apéritifs, les quiches et soupes du commerce. Certaines eaux contiennent également beaucoup de sodium. Pour rehausser le goût des plats, les herbes aromatiques sont une meilleure alternative.

N’oubliez pas les dépistages

Se faire dépister reste le meilleur moyen de détecter un cancer le plus tôt possible et d’augmenter les chances de guérison. La médecine peut dépister la plupart des cancers les plus fréquents.
En pratique : Le cancer du sein est dépisté principalement par mammographie. Le cancer du col de l’utérus se détecte par frottis. Les cancers colorectaux : grâce au test Hemoccult II et à une coloscopie éventuelle. Les personnes concernées ne doivent pas hésiter à participer aux dépistages organisés gratuits. Non systématique, le dépistage du cancer de la prostate se fait par toucher rectal et prise de sang (dosage PSA). Pour limiter les risques de cancer de la peau, il est recommandé de consulter régulièrement un dermatologue. En particulier si un grain de beauté semble irrégulier ou change d’aspect.