Nous sommes aussi sur :

DIABETE

Ruche

Le miel, interdit aux diabétiques ?

Le miel, interdit aux diabétiques ?
Voici les quatre questions les plus souvent posées sur le miel par les diabétiques. Nous y répondons à la lumière des connaissances médicales les plus récentes en espérant que cette mise au point claire et précise mettra fin à de nombreuses croyances erronées.
Le miel, qui contient en moyenne 38 % de fructose, 31 % de glucose et divers autres polysaccharides, parmi lesquels du saccharose, ne peut en aucun cas être considéré comme un aliment recommandable au diabétique. le miel n’est pas contre-indiqué. Il doit toutefois être intégré dans la ration alimentaire d’un diabétique dans le cadre strict de la ration de glucides qui lui est permise journellement pour le bon équilibre de sa maladie. Attention, le miel ne doit en aucun cas être utilisé pour élargir son régime.
Le fructose ne représente pas un traitement du diabète sucré et son administration prolongée en lieu et place du glucose n’entraîne aucune influence favorable sur l’évolution de certaines complications du diabète (lésions rétiniennes en particulier). Il en résulte donc qu’aucun miel, même ceux qui sont très riches en fructose, ne peut constituer une quelconque thérapeutique (ou aide thérapeutique) du diabète, quelle qu’en soit sa forme clinique.
Chez le diabétique traité à l’insuline, le miel peut être très utile en cas de surdosage accidentel de la dose de ce médicament qui provoque un état d’hypoglycémie pouvant aller jusqu’au coma. Dans de tels cas, l’ingestion immédiate de miel va apporter rapidement du glucose dans le sang et corriger immédiatement les effets dramatiques de ce surdosage insulinique. Il s’agit donc là d’un moyen simple et salvateur que toute famille ou entourage d’un diabétique se doit de bien connaître.

DIABETE, les signes qui doivent alerter

CausesconsequencesOn dit du diabète que c’est une maladie silencieuse. C’est vrai quel que soit son type (1, 2 ou gestationnel). Mais contrairement aux idées reçues, il peut aussi se manifester par des symptômes « bruyants » !  La première caractéristique du diabète, c’est qu’il ne se manifeste pas ! Il peut évoluer pendant dix à quinze ans de façon parfaitement silencieuse (surtout s’il est de type 2). Le problème, c’est que s’il n’est pas traité, il détériore progressivement un grand nombre d’organes (œil, rein, artères, nerfs…) jusqu’au jour où il occasionne un souci de santé grave (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde…) ou une complication irréversible (insuffisance rénale chronique, altération de la vue…). Le surpoids, l’hypertension artérielle ou l’hypercholestérolémie, qui lui sont parfois associés, doivent donc mettre la puce à l’oreille. Le diabète peut se manifester par une triade de symptômes bien connue des médecins :
Le besoin de boire beaucoup d’eau (ou d’autres boissons rafraîchissantes) de façon très fréquente (polydipsie).
L’envie de manger fréquemment et en quantité importante (polyphagie), qui, dans le cas du diabète de type 1, s’accompagne paradoxalement d’un amaigrissement.
La nécessité d’uriner beaucoup et de manière très récurrente (polyurie). Conséquence logique de la polydipsie, elle est aussi liée à la forte concentration du sucre dans le sang que l’organisme tente d’éliminer. Quatre symptômes indépendants, plus discrets que les précédents, doivent aussi alerter :
Une fatigue (asthénie) se manifestant par un essoufflement (dyspnée) et une accélération du rythme cardiaque au moindre effort physique (en montant des escaliers, par exemple).
Des troubles de l’érection chez l’homme.
Une tendance fréquente à développer des furoncles ou abcès.
Des infections urinaires (cystites) fréquentes.
Enfin, rarement, le diabète peut se révéler lors d’une perte de connaissance (acidocétose), complication aiguë immédiatement prise en charge dans un service d’urgence, le patient pouvant sombrer dans le coma et décéder. Le diagnostic du diabète est facile à poser. Il suffit au médecin de prescrire une prise de sang pour mesurer, entre autres, la glycémie à jeun (taux de sucre sanguin). La mesure ne peut être effectuée que si l’on n’a rien avalé depuis au moins 12 heures. Le diagnostic est confirmé par la mesure de la glycémie post-prandiale (GPP), qui fournit le taux de sucre dans le sang deux heures après avoir mangé. A noter : associé à la GPP, un dosage sanguin de l’hémoglobine glyquée permet d’évaluer les risques de complications du diabète.

Diabète : Les huit complications à éviter

SucreUn diabète (de type 1, 2 ou gestationnel) mal équilibré peut entraîner des complications graves. Parce qu’il nuit aux artères et aux nerfs, il met notamment le coeur, les reins ou les yeux en danger. Mais pas seulement ! Le point sur les risques et leur surveillance. Comme l’hypertension artérielle (HTA) ou l’hypercholestérolémie, le diabète favorise l’encrassement des artères (athérosclérose) et fragilise leurs parois. Conséquence : il accroît les risques d’accidents cardio-vasculaires (angine de poitrine et infarctus du myocarde), d’artérites des membres inférieurs, et de problèmes vasculaires cérébraux (AVC).

Quel doit être le suivi : Un contrôle s’impose lors de chaque visite chez son médecin, généraliste ou diabétologue, au minimum tous les six mois.La survenue d’une insuffisance rénale est fréquente en présence de diabète mal équilibré. Les variations de la glycémie entraînent en effet une altération des parois des micro-artères au niveau des reins. Conséquence : ils ne parviennent plus à filtrer correctement le sang.

Quel doit être le suivi : La surveillance de la fonction rénale doit impérativement faire l’objet d’un contrôle dans le cadre d’un bilan biologique tous les six mois.
La rétine, membrane située au fond de l’oeil, est une ramification du nerf optique, qui est parcouru par des microvaisseaux. Or, sous l’effet des variations de la glycémie, ces vaisseaux s’altèrent et entraînent la destruction progressive des deux types de tissus. Une destruction qui peut aller, parfois, jusqu’à la cécité.

Quel doit être le suivi : L’examen du fond d’où il fait partie des bilans réguliers à faire réaliser par un ophtalmologiste tous les 6 à 12 mois.
Le diabète altère en partie les nerfs en abîmant leur enveloppe (myéline), ce qui induit leur destruction progressive et aboutit à des polynévrites et multinévrites au niveau des membres. Ces complications peuvent se manifester par des fourmillements, des douleurs ou une perte de sensibilité. D’où des risques de lésions et des plaies infectées parfois graves .
La présence en excès de sucre dans le sang favorise la survenue d’infections, en particulier sur le plan ORL (otorhinolaryngé) et respiratoire. C’est pourquoi les angines, les rhinopharyngites, les otites et les bronchites sont plus fréquentes lorsqu’on a du diabète. Il faut alors rester particulièrement vigilant(e)… La survenue d’une infection chez un(e) diabétique peut déstabiliser son équilibre glycémique et nécessiter un ajustement du traitement durant l’infection.

Quel doit être le suivi : Une surveillance plus serrée de la glycémie s’impose durant l’épisode infectieux qui doit être traité le plus rapidement possible. Les vaccinations contre la grippe et la pneumonie sont aussi fortement recommandées.

Quel doit être le suivi : Un contrôle s’impose à chaque consultation chez son généraliste, tous les 6 mois minimum. Lorsqu’on a du diabète, les problèmes bucco-dentaires sont plus fréquents. Leur évolution est également plus rapide. Le diabétique a en effet plus de mal à se défendre contre les bactéries présentes sur sa plaque dentaire, ou à cicatriser. Gare aux caries, donc ! Mais gare aussi aux gingivites et autres maladies parodontales, ces complications qui entraînent un déchaussement des dents dû à la destruction des tissus de soutien (gencive et os).

Quel doit être le suivi ? Une consultation s’impose au moins deux fois par an chez son chirurgien-dentiste.
Le diabète altère les petites artères qui parcourent la peau, ce qui conduit à un amincissement et une fragilisation des tissus cutanés. Par ailleurs, la présence de sucre dans le sang favorise la survenue d’infections telles que furoncles et plaies (qui ont du mal à cicatriser). Des problèmes de glycémie peuvent aussi occasionner des éruptions d’ampoules (phlyctènes).

Quel doit être le suivi : Un rendez-vous s’impose à la moindre lésion, et une vérification de la peau est nécessaire à chaque consultation chez son généraliste, tous les 6 mois minimum.
Toute plaie au niveau des pieds peut vite se compliquer pour le diabétique chez qui elle met du temps à cicatriser en raison de la mauvaise vascularisation de cette zone corporelle, de la macération, et surtout de la présence en excès de sucre dans le sang. Par ailleurs, l’atteinte éventuelle des nerfs périphériques (polynévrite) peut favoriser une insensibilité à l’origine de microtraumatismes et de nombreuses plaies (elles ne sont pas perçues par le malade).

Quel doit être le suivi : Un rendez-vous s’impose à la moindre lésion et des soins préventifs sont indispensables au quotidien (désinfection régulière, lutte contre la macération, soins de pédicurie par un professionnel…).