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Ulcère : 10 signes qui ne trompent pas

L’ulcère à l’estomac est fréquent avec l’âge. Il peut passer inaperçu. Où a-t-on mal, à quelle fréquence, quels sont les facteurs de risques ? 10 trucs pour le reconnaître à coup sûr.
Où a-t-on mal ? 
« L’ulcère est une altération de la muqueuse de l’estomac ou du duodénum qui est la première partie de l’intestin grêle », explique le Dr Hervé Hagège. « Dans la plupart des cas, la douleur de l’ulcère se situe au niveau de l’épigastre, c’est-à-dire au milieu de l’abdomen et au-dessus de l’ombilic (nombril). Parfois, elle se situe aussi à droite sous les côtes (hypocondre droit) ».
Des douleurs rythmées par les repas
« Ce qui est très caractéristique de la douleur liée à l’ulcère, précise le Dr Hagège, gastro-entérologue, c’est qu’elle est rythmée par les repas. En général, lorsque la personne a mal, il lui suffit de manger quelque chose ou de boire un verre d’eau ou de lait, pour que cela « tamponne » l’acidité, donc calme la douleur. On a mal de nouveau 2 ou 3 heures après, lorsque l’acidité par l’estomac est à son maximum. La douleur peut être également nocturne. »
Ulcère, attaque ou reflux ?
« Il faut être vigilant à ne pas confondre la douleur d’un ulcère à l’estomac avec celle d’une maladie coronarienne », met en garde Hervé Hagège, médecin gastro-entérologue. « Dans les deux cas, le patient peut avoir mal au milieu de la poitrine. Mais classiquement, l’ulcère n’irradie pas dans le bras ou la machoire« . Si c’est le cas, il peut s’agir non d’un ulcère, mais d’un infarctus, et il faut consulter en urgence. En revanche, pas de risque de confondre avec un reflux gastro-oesophagien. « L’ulcère donne une douleur comme une crampe ou une sensation de faim douloureuse alors que le reflux provoque une brûlure remontant dans l’oesophage. »
attention aux anti-inflammatoires !
On a longtemps pensé que l’ulcère était d’origine psychosomatique. En fait, une bactérie, l’Helicobacter pylori est responsable de la plupart des ulcères de l’estomac ou du duodénum. Les autres cas sont dus majoritairement à l’emploi des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), type Aspégic, Kardégic, Aspirine du Rhône, Aspirine Upsa, Salipran… « Et si, en plus, les personnes prennent régulièrement de l’aspirine ou des anti-agrégants plaquettaires à la suite de problèmes cardiovasculaires, il faut être vigilant car le risque de saignement de l’ulcère est accru », insiste le Dr Hagège.
Ulcère : êtes-vous à risque ?
« Au-delà de 65 ans, quand un médecin prescrit un anti-inflammatoire non stéroïdien (Aspégic, Kardégic, Aspirine du Rhône, Aspirine Upsa, Salipran) pour des douleurs quelconques, il doit impérativement prescrire en même temps un médicament anti-secrétoire gastrique(IPP) afin de protéger l’estomac », note le Hervé Hagège, gastro-entérologue. « Avant cet âge, tout dépend du terrain ». Et dans tous les cas l’alcool, le tabac et les antécédents d’ulcère dans la famille sont des facteurs qui doivent amener à être attentif à son estomac.
Reconnaître un ulcère perforé
On parle d’ulcère perforé quand « l’ulcère attaque et creuse la muqueuse de l’estomac. Parfois celle-ci peut se perforer. Le liquide contenu dans l’estomac se répand dans le péritoine, c’est-à-dire dans la cavité abdominale », explique le Dr Hervé Hagège, gastro-entérologue. Comment se rendre compte de cette complication ? « La douleur initialement située au niveau de l’épigastre gagne tout le ventre qui devient dur ».
Attention : il s’agit d’une urgence vitale.
Que faire en cas de saignements ?
Le saignement est la principale complication de l’ulcère. « C’est le signe que l’ulcère a touché un vaisseau de la paroi de l’estomac ou du duodénum », précise le Dr Hagège, gastro-entérologue. « Dans ce cas, on assiste à deux types de symptômes : soit la personne vomit du sang, soit ses selles contiennent du sang digéré. Elles sont alors noires et collantes comme du goudron avec une odeur très forte. Plus rarement, le seul signe est l’anémie aigue avec chute de tension et tachycardie (accélération permanente ou paroxystique du rythme cardiaque). Dans tous les cas, il s’agit d’une urgence vitale. »
Comment diagnostiquer un ulcère?
« La seule façon d’être sûr qu’il s’agit bien d’un ulcère c’est la gastroscopie qui consiste à introduire un fin tuyau muni d’une caméra et de mini instruments dans l’estomac de façon à regarder l’état de la muqueuse et pratiquer des prélèvements (biopsies). On vérifie ainsi la présence d’Helicobacter pylori, une bactérie responsable de plus de 90% des ulcères en dehors des médicaments anti-inflammatoires, et l’on peut écarter un éventuel cancer gastrique », explique le Dr Hervé Hagège, gastro-entérologue.
Ulcère : quels sont les traitements ?
Puisque l’ulcère est souvent dû à une bactérie, il faut la supprimer. « Le traitement nécessite la prise d’une double antibiothérapie associée à une double dose de médicament anti-sécrétoire (inhibiteur de la pompe à proton ou IPP) », explique le Dr Hervé Hagège, gastro-entérologue. « Il dure 7 jours et il est efficace dans environ 70% des cas. Il est donc impératif de vérifier son efficacité. Il n’est pas nécessaire de refaire une gastroscopie, mais simplement un test respiratoire non invasif et parfaitement toléré. Ce test doit être effectué au moins 4 semaines après la fin du traitement. » Si l’Helicobacter pylori n’a pas été éradiqué, un traitement de 2ème ligne peut être nécessaire.
Ulcère : attention aux récidives !
Oui, un ulcère peut récidiver. « C’est pourquoi, lorsqu’une personne ayant déjà été traitée pour un ulcère présente à nouveau les symptômes, il faut penser à un nouvel épisode ulcéreux », précise le Dr Hervé Hagège, gastro-entérologue. « Il faut surtout essayer d’éradiquer l’Helicobacter pylori, ce qui nécessite parfois plusieurs lignes de traitement d’éradication associant aux anti-sécrétoires gastriques différents antibiotiques ». Quoi qu’il en soit, avant de mettre un traitement anti-ulcéreux en route, il faut être sûr qu’il s’agit bien d’un ulcère, sinon on risque de masquer, par une amélioration des symptômes, un problème plus grave. Des examens endoscopiques sont donc toujours nécessaires. »

Quatre tisanes pour digérer !

TisaneBrûlures d’estomac, lourdeur, spasmes ou ballonnements… Dur, dur de digérer les fêtes ! Heureusement, certaines plantes soulagent en douceur ! Les quatre tisanes salvatrices recommandées par Bérengère Arnal-Schnébelen, médecin phytothérapeute.
Brûlures d’estomac : essayez la mauve !
Plante commune en Europe, la mauve (Malva sylvestris) est célèbre pour ses vertus calmantes. « Elle agit comme un pansement des muqueuses digestives », explique le médecin phytothérapeute Bérengère Arnal-Schnébelen. Grâce à sa richesse en mucilages (substances végétales calmant les irritations), elle prévient les brûlures d’estomac et régule le transit intestinal (constipation, colites spasmodiques) à condition, bien sûr, de ne pas dépasser les doses conseillées ! En excès, elle peut avoir des effets laxatifs.
Posologie : selon ce qu’elle traite, la mauve se prend sous différentes formes. Pour connaître ses dosages exacts et ses contre-indications.
Ses autres atouts : la mauve apaise également les affections des bronches, les maux de gorge et la toux.
Ballonnements : pensez à la menthe !
La menthe poivrée (Mentha x, piperita), c’est LA plante salvatrice en cas de ballonnements, mais aussi d’éructations ou de douleurs… Pourquoi ? Parce qu’elle contient des huiles essentielles (menthol et menthone) antalgiques, ainsi que des flavonoïdes réputés pour leurs propriétés antispasmodiques et anti-inflammatoires. Des bienfaits aujourd’hui reconnus par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ! Selon une étude publiée en 2001 dans le Journal of Pediatrics, la menthe poivrée soulage les irritations intestinales.
Posologie : la menthe poivrée se prend après chaque repas. Pour connaître ses dosages exacts et ses contre-indicationconsultez.
Ses autres atouts : elle calme les affections dermatologiques, buccales et les rhumes.
Spasmes et douleurs : testez la verveine
Digestion douloureuse ? Essayez la tisane de verveine odorante (Aloysia triphylla) ! Cette plante à l’odeur délicatement citronnée regorge de mucilages (substances végétales apaisant les irritations) et de flavonoïdes qui calment les crampes digestives et les autres douleurs gastriques en général.
Posologie : la verveine se prend après les repas. Pour connaître ses dosages exacts et ses contre-indications.
Ses autres atouts : la verveine odorante est aussi efficace contre le stress. Elle est prescrite dans les états de nervosité et les troubles du sommeil
Digestion lente : optez pour l’anis !
« L’anis vert (Pimpinella anisum l.) est recommandé pour ses propriétés carminatives, c’est-à-dire qui facilitent l’expulsion des gaz intestinaux », explique le Dr Arnal-Schnebelen. Pourquoi ? Parce que ses fruits contiennent des huiles essentielles riches en E-anéthol isomère (jusqu’à 95 %), qui stimulent la digestion. Il est donc recommandé contre l’aérocolie (accumulation de gaz dans le côlon), mais aussi contre toutes les douleurs digestives ! Sous forme de tisanes, vous le trouverez souvent associé au fenouil, à la coriandre ou au cumin.
Posologie : il se prend après les principaux repas. Pour connaître les doses et les contre-indications éventuelles.
Ses autres atouts : l’anis vert facilite l’expectoration en cas de toux grasse.

Huit trucs pour soulager son foie !

BouteilleIndispensable à la digestion, le foie est souvent malmené en fin d’année ! Huit trucs pas compliqués pour le solliciter en douceur pendant et après les fêtes – histoire de ne pas être « patraque » !
Buvez, buvez, buvez !

Les toxines que filtre le foie sont éliminées par la bile et les urines grâce aux reins. Il faut donc boire régulièrement de l’eau, et ce, en quantité !
En pratique : astreignez-vous, même si vous n’aimez pas boire, à avaler 1,5 litre d’eau par jour, soit 8 à 12 verres, si possible par petites gorgées tout au long de la journée, et pendant les repas. Pensez au thé, aux tisanes (lire notre article sur quatre tisanes pour mieux digérer), aux soupes, au lait de soja ou d’amandes, et aux jus de fruits (sans sucres ajoutés) ! Mais limitez les sodas (riches en sel et en sucres) et surtout l’alcool (voir pages suivantes).

Limitez les excès

Pas d’excès inutiles ! Tel est le maître mot pour ne pas malmener votre foie ! Pourquoi ? Parce que c’est à lui que revient l’élimination des toxines. C’est lui qui régule le taux de cholestérol et des autres graisses, qui métabolise l’alcool et la nicotine. Mieux vaut donc éviter l’arrivée massive, à son niveau, de toxiques avec une consommation excessive d’alcool, de graisses ou de tabac, sous peine de finir patraque !
En pratique : tâchez d’écouter votre faim, en ne la confondant pas avec l’envie de manger (avoir une fringale de chocolat n’a pas grand-chose à voir avec le besoin de se nourrir). Cessez donc les victuailles dès l’apparition du sentiment de satiété… Inutile d’aller jusqu’au trop plein !

Alcool : la quantité idéale

L’alcool n’est pas digéré. Il passe directement de l’intestin à la circulation sanguine, puis au foie. C’est à ce dernier de l’éliminer progressivement. Mais cette tâche sollicite énormément l’organe : il lui faut environ une heure pour venir à bout d’un verre (l’ivresse survient lorsque la consommation devient supérieure au temps d’absorption nécessaire). En clair : mieux vaut ne pas abuser de ce type de breuvages, d’autant que leur consommation excessive et régulière augmente le risque de cirrhose du foie et d’hépatite alcoolique.
En pratique : limitez votre consommation aux recommandations du ministère de la Santé, soit deux verres de vins par jour pour une femme, et trois pour un homme, même en période de fêtes !

Les graisses à éviter

Le foie métabolise les graisses comme le cholestérol mais en cas d’excès gastronomique, il peut avoir du mal à assurer cette fonction (dur, dur, en effet, de sécréter la quantité de bile nécessaire à la digestion).
En pratique : limitez les apports en lipides saturés (beurre cuit, viandes rouges, charcuterie, viennoiseries, préparations industrielles). Préférez-leur des produits contenant des acides gras insaturés bénéfiques comme la sardine, le maquereau, le hareng, le saumon, l’huile de noix, de colza, d’olive ou de pépins de raisins.

Stop aux produits industriels et chimiques !

Les colorants alimentaires, les conservateurs et les pesticides sont de vrais poisons pour le foie qui rencontre des réelles difficultés à les éliminer.
En pratique : si votre bourse le permet, optez pour des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique, portant le label AB, et lavez de toute façon tous les végétaux que vous consommez ! Limitez également les plats préparés ou industriels (viennoiseries, biscuits..). Optez chaque fois que possible pour des produits le plus naturels possible et cuisinez vous-même.

Boostez votre transit

Parmi ses nombreuses fonctions, le foie sécrète la bile qui facilite la digestion au niveau intestinal. Le secret pour améliorer son transit et se sentir léger ou légère, même en période d’agapes, c’est donc d’opter pour des substances favorisant la sécrétion de ce liquide.
En pratique : Vous pouvez mettre l’accent sur les fibres présentes dans les fruits et légumes (notamment grâce aux brocolis, choux-fleurs, carottes, choux rouges ou oignons…). Il est également recommandé de prendre certaines tisanes cholérétiques (boldo, sauge, menthe..). But de l’opération : booster le transit, donc le système digestif en général, faciliter la digestion et activer le travail de détoxication du foie.
Pas de stress à table !

Le stress détourne en partie la circulation sanguine du foie et des intestins. Il l’oriente vers d’autres régions de l’organisme comme le cerveau ou les muscles. Résultat : les deux organes fonctionnent au ralenti, ce qui peut occasionner des troubles digestifs divers (spasmes, lenteur, ballonnement, pesanteur..).
En pratique : évitez les personnes désagréables à table, les discussions tendues lors des repas, les restaurants bruyants et tâchez d’éteindre la télévision lorsque vous mangez (l’écran perturbe en plus l’attention, et conduit à manger davantage) !

Epices, herbes aromatiques à volonté !

Des troubles de la digestion, quels qu’ils soient (ballonnement, lenteur, douleurs, lourdeurs..) vont généralement de pair avec un foie malmené.
En pratique : les épices (curry, curcuma..) ainsi que de nombreuses herbes aromatiques communes en cuisine comme le basilic ou la menthe facilitent la digestion. Pensez à les mettre systématiquement au menu, et si possible, en début de repas !

Brûlures d’estomac : les aliments à éviter

ChocolatCafé, plats épicés, agrumes : certains aliments peuvent aggraver les brûlures d’estomac et l’acidité gastrique. Quelques conseils pour éviter ces désagréments.

Fuyez les aliments trop gras
Première mesure à prendre en cas de brûlure d’estomac : diminuer la nourriture trop riche. Les matières grasses réduisent le tonus du sphincter oesophagien inférieur, le muscle qui empêche les aliments de remonter de l’estomac vers l’oesophage. C’est en effet ce reflux qui cause les brûlures d’estomac. Les graisses sont aussi plus longues à digérer et accroissent donc les risques d’aigreur. Notre conseil : limitez les graisses saturées comme le beurre, les charcuteries, les viandes rouges ou les fritures. Privilégiez les bonnes sources de protéines, faibles en gras. Par exemple la volaille sans la peau, le poisson, les légumes secs ou les yaourts allégés. Mais aussi l’huile de colza, riche en oméga 3, qui lutte contre les inflammations dues au reflux.

Evitez le chocolat, le café et le thé

Le point commun entre le chocolat, le café et le thé : les méthylxanthines. Sous ce nom barbare se cachent des substances relaxantes pour les muscles. Elles diminuent l’efficacité du clapet qui empêche le reflux gastro-oesophagien (RGO). Il faut donc éviter de consommer trop d’aliments contenant des méthylxanthines en cas de brûlures d’estomac. Autre mauvais point pour le café : il augmente le stress, facteur de RGO. Notre conseil : privilégiez le chocolat noir au chocolat au lait. Préférez les chicorées et tisanes douces au café et au thé. Quant au lait, il vaut mieux l’éviter aussi. S’il peut soulager temporairement, il augmente la sécrétion gastrique et donc l’acidité sur le long terme.

Gare aux plats épicés

Curry, piments, poivrons : modérez vos ardeurs. Les plats épicés ne font pas bon ménage avec les brûlures d’estomac. Ils irritent en effet l’oesophage et activent la production de sucs gastriques. Résultat : l’acidité augmente dans l’estomac. Et les risques de reflux gastro-oesophagien (RGO) par la même occasion. Notre conseil :évitez de consommer les épices qui brûlent la bouche. Troquez-les contre des fines herbes. Vous pouvez par exemple utiliser de la ciboulette et du persil. Certaines épices douces restent consommables, comme le curcuma. Il dispose d’un puissant effet anti-inflammatoire. Et ne salez pas trop vos plats. Le sel semble aussi augmenter les reflux.

N’abusez pas de la menthe

La menthe parfume les plats à merveille. Mais en cas de brûlures d’estomac, mieux vaut s’en passer. Cette plante contient en effet des acides dits « volatils » qui détendent le passage entre l’oesophage et l’estomac. Laissant la voie libre au reflux gastro-oesophagien (RGO). Evitez également les bonbons, boissons ou sauces à la menthe. Les chewing-gums ont en plus l’inconvénient de faire rentrer de l’air dans l’estomac.Notre conseil : consommez de la menthe une fois par semaine, selon la tolérance. Pensez au persil, à la coriandre et au thym, moins agressifs pour l’estomac.

Agrumes, des fruits à risque

Orange, pamplemousse, citron : autant de fruits à modérer si vous souffrez de brûlures d’estomac. Leur goût acide peut irriter l’oesophage. De plus, ils stimulent les secrétions digestives dans l’organisme. Le contenu de l’estomac devient plus acide et risque de brûler les parois du tube digestif. Notre conseil : il ne faut pas arrêter de consommer des agrumes. Ils apportent de nombreux bienfaits. Mais limitez-vous à un agrume par jour, selon votre tolérance. Vous pouvez également vous tourner vers d’autres fruits comme la banane, la poire, l’abricot ou la pêche, plus digestes.

La tomate peut favoriser le reflux acide

La tomate peut poser problème aux personnes souffrant d’aigreurs d’estomac. Sa saveur acide irrite les muqueuses altérées par les reflux. En cas de brûlures d’estomac, mieux vaut consommer les tomates pelées et épépinées. Les parties les moins digestes du fruit restent en effet la peau et les graines. Notre conseil : ne limitez la consommation de tomates qu’en fonction de votre tolérance. Elles restent très intéressantes pour la santé grâce à leurs apports en antioxydants notamment. La consommation de fruits et légumes s’avère indispensable pour fortifier la muqueuse de l’oesophage.

Freinez votre consommation d’oignon

L’oignon appartient à la classe des aliments fermentescibles. Autrement dit, il fermente dans l’intestin. Conséquence : il diminue la résistance du muscle qui barre la route des remontées acides. La consommation d’oignon favorise ainsi les brûlures d’estomac et les douleurs dans l’oesophage. Notre conseil : les oignons cuits sont plus digestes. Mais n’en prenez pas plus d’une à deux fois par semaine. Vous pouvez utiliser en remplacement de l’échalote, peu fermentescible

L’alcool aggrave les brûlures d’estomac

Ne jetez pas de l’huile sur le feu. En cas de brûlures d’estomac, limitez votre consommation d’alcool. Les vins, spiritueux et autres liqueurs favorisent la sécrétion gastrique et donc l’acidité. Ce qui aggrave l’irritation de l’oesophage lors du reflux. L’alcool a aussi tendance à détendre le sphincter oesophagien inférieur. Notre conseil : le vin blanc et la bière provoquent plus de reflux que le vin rouge. La raison : ils abaissent davantage la tonicité du sphincter. Ne dépassez pas 2 verres par jour pour l’homme, 1 verre chez la femme. Après cette limite, préférez l’eau et les cocktails sans alcool.

Sodas : des boissons à proscrire

Laissez les sodas au placard. Ces boissons gazeuses augmentent la quantité d’air dans l’estomac. Résultat : celui-ci se remplit davantage et fait pression sur le muscle qui protège l’oesophage du reflux acide. Ce sas de sûreté risque alors de s’ouvrir à tout moment. Autre inconvénient : les sodas contiennent des minéraux acidifiants pour l’organisme. Notre conseil : la consommation de ces boissons doit rester occasionnelle. Substituez aux sodas de l’eau en priorité ou des jus de fruits peu acides, comme le jus d’ananas.

15 astuces anti ballonnements !

PoischichesLourdeurs, gênes digestives, ballonnements ? Voici 15 astuces naturelles pour s’en débarrasser vite et retrouver votre confort !

 

Limiter certains produits laitiers
Une forte consommation de produits laitiers peut parfois être à l’origine de ballonnements. A l’âge adulte, l’activité de l’enzyme LPH (lactase-phlorizin hydrolase), responsable de la bonne digestion du lactose (principal sucre du lait), diminue naturellement. Résultat : le lactose ingéré n’est plus bien digéré. Une fois arrivé dans le côlon, il fermente et génère des gaz pouvant s’accompagner de ballonnements. C’est votre cas ? Diminuez et/ou répartissez votre consommation de laitages dans la journée.
Eviter : les laitages à base de lait entier, les fromages blancs gras, les fromages « trop faits » et à moisissures (roquefort).
Opter pour : les produits laitiers écrémés (yaourt
Attention aux fibres !
arce qu’elles boostent le transit et équilibrent la flore intestinale, les fibres peuvent aider à réduire les ballonnements. Mais attention, « en cas d’excès [plus de 20 g/j], il y a fermentation bactérienne importante et donc production de gaz », explique le Pr Louis Buscail, gastro-entérologue. Par ailleurs, il existe des fibres insolubles et des solubles. Les premières sans excès sont excellentes pour le transit. Les secondes sont partiellement, voire totalement fermentées. Résultat : elles entraînent une production excessive de gaz associée à des ballonnements.
Où trouver les fibres insolubles ? Son de blé, salade, épinards.
Où trouver les fibres solubles ? Prune, banane, pomme, poire, agrume, haricots secs, lentilles, pois chiches, son d’avoine.
A noter : Les fibres cuites sont plus faciles à digérer que crues !
Eviter les boissons gazeuses
Quand on souffre de ballonnements, mieux vaut limiter sa consommation de boissons gazeuses ! Pourquoi ? Parce que leurs gaz encombrent le tube digestif en entraînant une distension des parois de l’estomac et de l’intestin, d’où une sensation de pesanteur abdominale accompagnée d’un gonflement.
Attention : « Si vous vous sentez ballonné mais gardez le ventre plat, seule doit être mise en cause une sensibilité de votre tube digestif », précise le Pr Philippe Ducrotté, gastro-entérologue. Dans ce cas, réduire voire supprimer sa consommation de boissons gazeuses a généralement peu d’effet.
Les aliments à surveiller
La fermentation de certains aliments dans le tube digestif entraîne fréquemment des ballonnements. Comme l’explique le Pr Louis Buscail, gastro-entérologue : « La production de gaz est surtout provoquée par les hydrates de carbone et certains aliments servant de substrat à une fermentation bactérienne. » C’est le cas des haricots blancs, des choux, des topinambours, des pois chiches, du pain (son d’avoine, orge, seigle), des pruneaux, des figues, des dattes, du jus de pomme ou encore du jus de prune. Mieux vaut donc limiter leur consommation si vous êtes sujet aux ballonnements.
Astuce : Pour les légumes secs, procéder à un trempage dans l’eau pendant quelques heures avant de les faire cuire : cela réduit le risque de ballonnements.
Les aliments anti ballonnements
Parce qu’ils ont une fermentation faible ou favorisent l’expulsion des gaz intestinaux, certains aliments réduisent le risque de ballonnements !
Légumes : artichaut, fenouil, gingembre, avocat, asperge, laitue.
Fruits : papaye, ananas, cerise, raisin, fraise, framboise, ananas, melon, kiwi.
Viandes : viande rouge, volaille, oeufs.
Féculents et céréales : riz brun, boulgour, quinoa, seigle, maïs entier, épeautre.
Astuce : Ajouter du cumin, de la coriandre, de l’aneth ou encore de la cannelle à votre alimentation et vous réduirez vos ballonnements !
Les tisanes qui soignent
Parce qu’elles améliorent le transit ou favorisent l’expulsion des gaz résultant de la fermentation intestinale, certaines plantes luttent efficacement contre les ballonnements. Le Dr Bérangère Arnal-Schnebelen, phytothérapeute, conseille :
Anis vert ou thym vulgaire : 1 sachet-dose pour 20 cl d’eau bouillante. Infuser 5 min. 1 tasse après chaque repas.
Mélisse : 5 g de feuilles séchées pour 1 litre d’eau bouillante. Infuser 10 min. 1 tasse midi et soir après les repas.
Menthe poivrée : 1 cuillère à soupe de feuilles séchées pour 15 cl d’eau bouillante. Infuser 10 min. 1 tasse après chaque repas.
Romarin : 1 cuillère à café de plante séchée pour une tasse d’eau bouillante. Infuser 10 min. 1 tasse après chaque repas.
Si les symptômes persistent, consultez un médecin.
Les granulés de charbon inefficaces ?
Parce qu’il lutterait contre les ballonnements en absorbant les gaz intestinaux, lecharbon végétal est un remède naturel très souvent proposé en pharmacies et parapharmacies. Pourtant, selon le Pr Philippe Ducrotté, gastro-entérologue : « La plupart des études sont négatives sur ses bienfaits. Son utilité demande encore à être documentée. »
Un avis que partage le Pr Louis Buscail, gastro-entérologue : « L’efficacité du charbon dans l’absorption des gaz n’a pas été démontrée de façon réelle et l’effet de soulagement n’est pas constant. »
En clair : on peut l’essayer mais si les symptômes persistent plus de 48 h, mieux vaut consulter un médecin.
Limiter ses apports en fructose
Le fructose est un sucre largement présent dans notre alimentation quotidienne. Mais il augmente la production de gaz hydrogène, donc la sensation de ballonnements. Selon une étude américaine (2003), 75 % des 183 participants aux recherches ont souffert de gênes après avoir bu une solution riche en fructose. De plus, l’haleine de 90 % d’entre eux contenait une concentration élevée d’hydrogène, preuve que le fructose était mal absorbé par le corps.
Les aliments riches en fructose : miel, confiture, caramel liquide, barre chocolatée, sirop aux fruits, raisins secs, pate de fruit.
Attention : Les fruits sont naturellement riches en fructose. Même si on souffre de ballonnements, il ne faut pas les bannir car ils contiennent des vitamines, minéraux ou antioxydants.
Bien mastiquer ses aliments
Bien mastiquer les aliments, c’est réduire le risque de ballonnement ! Pourquoi ? Parce que le fait de mâcher permet de transformer la nourriture en particules alimentaires qui sont ensuite prises dans la salive. L’estomac travaille moins, la digestion est simplifiée et le risque de ballonnement diminué ! De même, il est conseillé de ne pas manger trop vite car cela augmente l’ingestion d’air et fait gonfler !
Conseil : prendre au moins 20 minutes pour manger.
Les probiotiques, efficaces ?
Contenus dans certains yaourts ou sous forme de complément alimentaire, lesprobiotiques (composés bactériens) sont censés soigner les troubles intestinaux, dont les ballonnements. Cependant, leurs bienfaits ne semblent pas démontrés…
« Selon les études, l’ensemble des probiotiques améliorent les ballonnements mais on ne sait pas lesquels fonctionnent et dans quels cas », explique le Pr Philippe Ducrotté, gastro-entérologue. Pour Pr Louis Buscail, gastro-entérologue : « Ils seraient intéressants dans la prévention des perturbations intestinales liées aux antibiotiques ou rencontrées au cours des maladies inflammatoires de l’intestin, mais leur efficacité n’est pas prouvée dans le traitement des ballonnements. »
Si les symptômes persistent plus de 48 h, consulter un médecin.
Les solutions homéopathiques
Certains remèdes homéopathiques seraient efficaces contre les ballonnements. Le Dr Albert-Claude Quemoun, pharmacien et spécialiste de l’homéopathie, conseille :
Ballonnement au-dessous du nombril dès le début du repas ou entre 16 et 20 h :Lycopodium 5CH
Ballonnement au-dessus du nombril : Carbo vegetalis 5CH
Ballonnement de tout le ventre : China Rubra 5CH
Posologie : 2 à 3 granules de préférence une demi-heure avant le repas ou une heure après, 3 à 4 fois par jour.
A noter : Le traitement doit être arrêté quand les ballonnements disparaissent.
Les huiles essentielles qui soulagent
Contre les ballonnements dus à une présence excessive de gaz, essayez les huiles essentielles d’estragon, de basilic, de carvi, de coriandre ou de menthe poivrée ! Toutes reconnues pour leurs propriétés antispasmodiques, elles ont en plus l’avantage pour certaines (basilic, carvi et coriandre) de favoriser l’expulsion des gaz résultant de la fermentation intestinale !
Comment les utiliser selon Danièle Festy, pharmacienne et auteur de Ma bible des huiles essentielles : Mélanger 1 goutte d’HE d’estragon ou de basilic + 1 goutte d’HE de carvi + 1 goutte d’HE de coriandre + 1 goutte d’HE de menthe poivrée + une demi-cuillère à café d’huile végétale de calophylle. Masser ventre et estomac toutes les 2-3 heures jusqu’à amélioration complète.
Si les symptômes persistent plus de 48 h, consulter un médecin.
Gare au stress !
Chez beaucoup de personnes, le stress est associé à des ballonnements. Cause réelle ou pas ?
« Oui. Le stress a un effet objectif sur le tube digestif en le rendant anormalement sensible au gaz et en induisant ainsi une sensation de ballonnement », répond le Pr Philippe Ducrotté, gastro-entérologue. De plus, le stress provoque des contractions anarchiques des intestins, ce qui gêne l’évacuation de ces gaz et aggrave le phénomène de ballonnement.
Conclusion : yoga, massages, balades en vélo, trouvez vite une solution pour vous détendre !

Chewing-gum : à risque !
Attention aux chewing-gum ! Plus on mâche, plus on ingère en excès de l’air dans le tube digestif, plus on distend l’intestin et l’estomac, et plus le ventre gonfle ! On parle d’ailleurs d’aérophagie pour caractériser ce trouble digestif.
De plus, les chewing-gums contiennent en grande majorité du sorbitol, « un sucre dont la mauvaise absorption pourrait entraîner un excès de gaz avec sensation de ballonnement », explique le Pr Philippe Ducrotté, gastro-entérologue.
Les bons gestes à table
Vous avez des ballonnements après le repas ? Voici quelques astuces pour leur dire adieu !
– Eviter de boire trop d’eau. « Cela peut accélérer la motricité intestinale et provoquer une sensation de ballonnement », explique le Pr Louis Buscail, gastro-entérologue.
– Eviter de parler pendant que vous mangez. L’excédent d’air ingéré dans le système digestif entraîne des ballonnements.
– Ne pas manger trop chaud, ni trop froid. On a alors tendance à manger plus rapidement, donc à avaler plus d’air que nécessaire.
Différents types de ballonnements !
Pour beaucoup d’entre nous, le « ballonnement » se caractérise par une sensation de gonflement au niveau du ventre souvent lié à des gaz. Ce n’est pas toujours le cas !
« Certaines personnes sont ballonnées en raison d’une sensibilité digestive et gardent un ventre plat. D’autres ont un ventre gonflé, ce qui peut traduire un dysfonctionnement des muscles abdominaux [ils se relâchent au lieu de se contracter. Les gaz entraînent une distension] », explique le Pr Philippe Ducrotté, gastro-entérologue.
« Il y a aussi la fausse sensation de ballonnement ressentie après une prise de poids rapide. » Il n’est pas toujours facile d’identifier la cause des gênes digestives. Si elles persistent plus de 48 h malgré l’application de conseils hygiéno-diététiques, consulter.

10 conseils pour bien digérer

DigestionLourdeurs, ballonnements, crampes d’estomac, remontées acides : vous avez du mal à digérer ? Dix astuces toutes simples pour améliorer la situation en douceur.
Evitez certains aliments
Quelques changements d’habitudes alimentaires permettent souvent de mieux digérer. Premier ennemi : l’excès de matières grasses. Limitez les charcuteries, viandes rouges, plats en sauce, le fromage ou le beurre. Les graisses, très longues à digérer, séjournent longtemps dans l’estomac. D’autres aliments fermentent dans le système digestif et provoquent des ballonnements : chou cuitoignonharicots blancs… Attention aussi aux aliments qui aggravent les brûlures d’estomac : plats épicés,chocolatmenthe ou agrumes.
En pratique : Consommez les aliments gras avec modération. Mais n’arrêtez pas les huiles crues bonnes pour la santé, comme l’huile d’olive. Ne limitez les fruits et légumes qu’en fonction de votre tolérance. Ils apportent de nombreux bienfaits par ailleurs.
Buvez tout au long de la journée
Nous avons tous et toutes besoin d’un litre et demi à deux litres de liquide par jour. Cela fait travailler le système digestif, notamment en améliorant l’efficacité des fibres.L’eau reste la boisson la plus efficace. Mais vous pouvez aussi boire des tisanes, des soupes de légumes et des jus de fruits. Surtout les jus peu acides, comme l’ananas. Le café et le thé favorisent, eux, les brûlures d’estomac. Ils relachent le muscle censé bloquer les reflux. Quant aux sodas, ils acidifient et remplissent le ventre d’air.
En pratique : Buvez régulièrement dans la journée. Mais un peu moins juste avant le repas. De trop grandes quantités de liquides avant de manger peuvent diluer les sécrétions digestives. Pensez aux eaux minérales riches en bicarbonates, comme Saint-Yorre, Vichy ou Quézac. Elles aident à réduire l’acidité gastrique.
Au moins 30 g de fibres par jour
Face aux troubles digestifs, pensez aux fibres. Ces substances d’origine végétalestimulent le transit en douceur. Présentes dans les fruits et les légumes, les céréales complètes, les légumes secs ou les fruits oléagineux, elles se classent en deux groupes :
– Les fibres insolubles absorbent l’eau, gonflent et accélèrent la digestion.
– Les fibres solubles forment un gel dans l’intestin et facilitent l’élimination des résidus alimentaires.
En pratique : Consommez au moins 30 g de fibres par jour (soit 100 g de flocons d’avoine, 50 g d’amandes et 50 g d’abricots secs par exemple). Méfiez-vous des céréales enrichies en son qui irritent les intestins. Et pensez à varier les sources de fibres.
Prenez le temps de manger
En matière de digestion, mieux vaut éviter la précipitation. Manger lentement apporte de nombreux avantages :
– Cela permet de bien mastiquer les aliments et de réduire le travail ultérieur du système digestif : autant de risques de crampes d’estomac en moins.
– Prendre son temps permet aussi de manger moins. La raison : le cerveau met environ 20 minutes pour ressentir la satiété.
– Un estomac moins rempli fait également moins pression sur l’oesophage et diminue les risques de remontée acide.
En pratique : Mâchez bien chaque aliment avant de l’avaler. N’hésitez pas à vous chronométrer pour atteindre au moins 20 minutes par repas. Vous pouvez aussi faire 4 ou 5 collations légères par jour plutôt que 2 repas très lourds, difficiles à digérer.
Pas de sieste juste après le repas
Après manger, ne cédez pas à la tentation de l’oreiller. Surtout en cas de repas copieux : la position allongée favorise les reflux acides. Pour une raison purement mécanique : le contenu de l’estomac n’est plus soumis à la gravité. Il peut plus facilement remonter vers l’oesophage et provoquer des brûlures.
En pratique : Laissez passer au moins deux heures entre le repas et le coucher ou la sieste. Le temps que les aliments descendent de l’estomac vers les intestins. Si l’envie de dormir vous submerge, surélevez votre tête une fois allongé(e). Cela peut réduire les risques de reflux. Vous pouvez positionner votre lit en plan incliné avec des oreillers sous votre matelas par exemple.
Pensez à la mauve, à l’anis et à la verveine
Mauveanisverveine : certaines plantes peuvent faciliter la digestion de manière naturelle. Leurs infusions apporteraient différents bienfaits. La mauve regorge de mucilages, des substances qui calment les irritations. Les fruits de l’anis contiennent des huiles essentielles stimulantes pour la digestion. Quant aux flavonoïdes de la verveine odorante, ils soulageraient les crampes intestinales.
En pratique : Laissez infuser 10 à 15 g de fleurs séchées de mauve par litre d’eau bouillante, pendant 10 minutes. Filtrez et buvez, à raison de trois à quatre tasses par jour. Pour l’anis et la verveine, faites infuser un sachet dose dans une tasse d’eau bouillante, durant 5 minutes. Prenez une tasse après déjeuner et une après dîner jusqu’à amélioration des symptômes.
Limitez l’alcool et le tabac
Alcool, tabac et digestion : un trio qui ne fait pas bon ménage. Les boissons alcoolisées favorisent le relachement du muscle qui barre la route des reflux gastriques. Elles augmentent également l’acidité dans l’estomac. Même problème avec le tabac : il entraîne une plus grande sécrétion de sucs gastriques acidifiants. Ce qui risque de brûler davantage l’oesophage lors des remontées. La cigarette réduit la production de salive, censée commencer le processus de digestion. Le tabac altère aussi la faculté de l’oesophage à nettoyer les reflux acides.
En pratique : Limitez votre consommation d’alcool à deux verres par jour pour l’homme, un pour la femme. Quant au tabac, essayez d’arrêter de fumer pour de bon. N’hésitez pas à consulter votre médecin pour vous aider.
Portez des vêtements amples
Pour les repas copieux, prévoyez « large » aussi au niveau des vêtements. Les tenues trop serrées et les ceintures nuisent à une bonne digestion. Elles compriment le ventre, font pression sur l’estomac et favorisent les reflux vers l’oesophage.
En pratique : Si vous le pouvez, desserrez votre ceinture ou déboutonnez un peu votre pantalon. Préférez les tenues amples, assez laches à la taille pour permettre la digestion.
Fuyez le stress
Pour éviter les désagréments gastriques, restez zen. Manger en situation d’anxiété augmente les risques de mal digérer. Le stress provoque une libération d’adrénaline dans le corps, qui a notamment pour effet de ralentir la digestion. L’angoisse augmente aussi la sécrétion d’acide gastrique, laissant la porte ouverte aux brûlures d’estomac. Autre inconvénient du stress : il disjoint les cellules de l’intestin. Résultat, les intolérances alimentaires augmentent.
En pratique : Mangez dans le calme et à heures régulières. Evitez les environnements bruyants et les situations stressantes. Pour vous détendre de manière générale, multipliez les activités relaxantes comme le yoga.
Faites un peu d’exercice
La fameuse petite marche pour digérer n’est pas une légende. Toute activité physique, si elle n’est pas trop violente, favorise le bon déroulement du transit. L’exercice sollicite la sangle abdominale, retend les muscles intestinaux et facilite la digestion.
En pratique : Les médecins conseillent une demi-heure d’exercice par jour. Marche rapide, petite gymnastique, vélo, natation, randonnée : tout fonctionne. Si vous n’avez pas fait d’exercice depuis longtemps, parlez-en d’abord à votre médecin. Et pour les vrais allergiques au sport, le jardinage sollicite aussi les abdominaux. Vous pouvez également prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur. Ou descendre un arrêt de bus ou de métro plus tôt sur vos trajets quotidiens.

4 aliments pour bien digérer

AnanasCertains aliments améliorent naturellement la digestion. Ils soulagent et préviennent les ballonnements, les aigreurs ou les lourdeurs d’estomac. Nos conseils pour tirer partie de leurs vertus.

La pomme regorge de pectines
Pectine, protopectine et acide pectique : ce trio gagnant fait de la pomme un aliment bénéfique à la digestion. Ces fibres, très bien assimilées par l’organisme, permettent de réguler en douceur le transit intestinal. Elles augmentent le poids des selles et réduisent la durée du transit. Une pomme entière, avec la peau, peut ainsi renfermer jusqu’à 3,7 g de fibres.
La pectine et la protopectine appartiennent aux fibres solubles. Elles favorisent l’élimination des résidus alimentaires. L’acide pectique, insoluble, stimule le tube digestif.
Notre conseil : Mieux vaut croquer une pomme entière que boire un simple jus, qui casse les fibres.

La poire contient des fibres insolubles
En cas de problème digestif, pensez à manger des poires. Vendu presque toute l’année, ce fruit désaltérant est riche en fibres. Il en contient en moyenne 2,3 g aux 100 g.
La poire renferme surtout de la cellulose et de l’hémicellulose. Ces fibres insolubles gonflent en absorbant l’eau dans l’organisme et accélèrent le transit intestinal. Il ne faut pas hésiter à manger la peau de la poire, plus riche en fibres que la pulpe.
Notre conseil : privilégiez les poires à chair fondante. Leurs fibres sont mieux tolérées par l’organisme, surtout chez les personnes au système digestif délicat.

l’ananas : la broméline
L’ananas aide au bon transit intestinal grâce à sa teneur en broméline. Cette enzyme accélère l’absorption des protéines par l’organisme. La consommation d’ananaspendant le repas permet ainsi à notre corps de mieux assimiler la viande et le poisson.
L’ananas renferme aussi des fibres, comme la cellulose et l’hémicellulose, à raison d’1,4 g pour 100 g de fruit en moyenne. Celles-ci facilitent le fonctionnement du tube digestif.
Notre conseil : Préférez l’ananas frais. Sensible à la chaleur, la broméline disparaît pendant la mise en conserve ou la fabrication du jus industriel.

Le gingembre stimule les enzymes digestives
Finie la paresse intestinale grâce au gingembre. Cette épice originaire d’Orient peut faciliter le transit tout en apportant un soupçon d’exotisme à votre alimentation. Selon les recherches de biochimistes indiens, le gingembre stimule la production de bile. Il favorise également l’action des enzymes participant à la digestion.
Notre conseil : agrémentez vos plats de quelques pincées de gingembre en poudre ou de quelques lamelles de gingembre frais. Il relève le goût des poissons et salades de sa saveur piquante. Attention tout de même aux abus pour les personnes au système digestif sensible.