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HYPERTENSION

Hypertension

Vous faites des malaises ?

On appelle malaise la sensation de perte transitoire de l’état de conscience normale, pouvant aboutir dans certains cas à une perte de connaissance vraie (syncope).
La mise en évidence de la cause est souvent difficile, nécessitant souvent la description précise par le patient ou son entourage de l’événement, et des circonstances de survenue (heure, activité, position, signes d’accompagnement).

Quelles en sont les causes ?

1- Syncopes d’origine cardiaque :

– Rétrécissement aortique : la diminution de l’ouverture de la valve aortique peut être responsable de malaises ou de syncopes, survenant généralement à l’effort, et témoignant alors du caractère évolué de cette maladie. Elle peut compliquer une malformation de la valve aortique, ou être secondaire à un dépôt progressif de calcaire sur cette valve.
– Troubles du rythme cardiaque : l’arythmie cardiaque, surtout si elle est rapide, peut être à l’origine de malaises ou de syncopes, de même que des ralentissements excessifs du rythme cardiaque. D’autres types de troubles du rythme peuvent en être également responsables, notamment chez les patients porteurs d’insuffisance coronaire.
– D’autres causes cardiaques sont plus rares, comme la cardiopathie hypertrophique obstructive (épaississement du muscle cardiaque entraînant un obstacle à l’éjection du sang), de cause généralement familiale, ou certaines tumeurs cardiaques.

2- Syncopes d’origine non cardiaque :

– Syncope vagale : c’est la plus fréquente des syncope, survenant généralement dans des conditions évocatrices chez un sujet en bonne santé (station debout prolongée, atmosphère chaude ou confinée, fin de repas), et accompagnée de signes également évocateurs (baillements, pâleur, sueurs) ; elle est liée à une baisse de tension artérielle associée à un ralentissement du rythme cardiaque.
– Hypotension orthostatique : elle est due à la baisse de la tension artérielle lors du passage en position debout, particulièrement fréquente chez les sujets âgés ou traités pour hypertension ; certaines maladies chroniques comme le diabète ou la maladie de Parkinson favorisent l’hypotension orthostatique.
– Certains médicaments peuvent entraîner des syncopes par le biais de ralentissement du rythme cardiaque ou de baisses de tension artérielle.

En conclusion

Tout malaise ou syncope sans cause évidente retrouvée doit vous faire consulter votre médecin ; en fonction du contexte, un bilan cardiologique peut être réalisé afin d’éliminer une cause éventuellement grave (électrocardiogramme, enregistrement Holteréchographie cardiaque).

L’appareil cardio-circulatoire

cardiorespiratoireGénéralités
Appareil circulatoire 
L’appareil circulatoire assure l’apport des nutriments nécessaires à la vie de toutes les cellules du corps (nutriments, oxygène…).
Il est constitué par une pompe (le coeur) et des tuyaux (les vaisseaux). Les vaisseaux qui apportent les nutriments s’appellent les artères, les vaisseaux qui évacuent les déchets sont les veines.
Sur le plan fonctionnel, on distingue la grande circulation qui assure la vascularisation des tissus, de la petite circulation qui assure les échanges circulatoires entre les poumons et le coeur.

La grande circulation

La grande circulation correspond à la circulation sanguine entre le le coeur et les tissus. Son rôle est l’apport des nutriments cellulaires et l’épuration des déchets par les reins et les poumons. Les artères, à paroi épaisse et pulsatile, contiennent un sang riche en oxygène, elles irriguent les tissus. Les veines assurent le retour vers le coeur d’un sang désaturé en oxygène. La pompe cardiaque rythme la circulation par ses battements réguliers.

La petite circulation

La petite circulation correspond à la circulation sanguine entre le poumon et le coeur.
Son rôle est d’assurer l’hématose. Le sang désoxygéné et riche en CO2 arrive dans les capillaires pulmonaires via les les artères pulmonaires.
Les échanges gazeux se réalisent dans l’alvéole pulmonaire.
Le retour du sang fraichement oxygéné dans le capillaire pulmonaire se réalise dans les veines pulmonaires.
Dans ce circuit, et à la différence de la grande circulation, les artères pulmonaires transportent un sang pauvre en oxygène et les veines pulmonaires véhiculent un sang riche en oxygène.

La circulation capillaire
Circulation capillaire 

Les artères se ramifient en artérioles et capillaires. Les capillaires sont les plus petits vaisseaux irrigants les tissus.
Lors du retour sanguin, les capillaires se rejoignent en veinules lesquelles se jettent dans les veines.

Quels sont les taux normaux ?

Ils dépendent de l’âge, du sexe et des facteurs de risques associés.
Le diagnostic repose sur le dosage sanguin du cholestérol et des triglycérides, et éventuellement sur celui des deux fractions du cholestérol : le HDL-Cholestérol (le
bon cholestérol), et le LDL-Cholestérol (le mauvais cholestérol).

On distingue ainsi :

– les hypercholestérolémies pures : augmentation isolée du LDL-Cholestérol

– les hypertriglycéridémies pures : augmentation isolée des triglycérides

– les hyperlipidémies mixtes : augmentation à des degrés divers du LDL-Cholestérol et des triglycérides, et diminution du HDL-Cholestérol.

Les principes du traitement de l’HTA

ConseilshypertensionLes principes du traitement

Les mesures préventives doivent toujours occuper une place importante, incluant le conseil et la surveillance par le médecin traitant ou le cardiologue.
Il faut ainsi systématiquement conseiller un certain nombre d’attitudes dont on sait qu’elles abaissent la pression artérielle :

– perte de poids si nécessaire
calculez votre poids théorique par l’IMC

– limitation de la consommation d’alcool (moins de 30 ml d’éthanol soit d’environ 30 cl de vin par jour)

– activité physique régulière : 30 à 45 minutes de marche quotidienne en moyenne

– alimentation privilégiant fruits, légumes, et produits pauvres en graisses

– l’arrêt du tabac améliore par ailleurs le pronostic cardiovasculaire global
Le traitement médicamenteux est débuté après instauration de ces mesures préventives et fait appel à différentes catégories de médicaments

Quel traitement vous proposer ?

Il existe six familles principales de médicaments utilisés dans l’hypertension artérielle ; chacune d’entre elle peut être utilisée pour débuter le traitement, le choix étant fonction de vos caractéristiques personnelles (maladies associées, contre-indications éventuelles à certains médicaments, grossesse, maladie rénale, ou diabète).
D’une façon générale, on débute par de faibles doses, et on utilise préférentiellement des médicaments actifs en une seule prise quotidienne.
Dans tous les cas, le traitement doit être pris quotidiennement, même si (et surtout si !) vous ne ressentez aucun signe particulier ; c’est un traitement au long cours qui nécessite une surveillance régulière de la part votre médecin.

– Diurétiques : ils agissent en diminuant le volume sanguin circulant

– Beta-bloquants : ils agissent essentiellement en ralentissant le rythme cardiaque

– Inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) : ils diminuent le volume sanguin circulant et dilatent les vaisseaux (vasodilatation)

– Inhibiteurs calciques : ils sont vasodilatateurs et, pour certains, diminuent la fréquence cardiaque

– Alpha-bloquants : ce sont également des vasodilatateurs

– Antagonistes des récepteurs a l’angiotensine (AAII) : leur action est proche de celle des IEC.

HTA : les dix commandements nutrition

En France, 7 millions de personnes ont de l’hypertension – c’est-à-dire une pression artérielle supérieure à 14/9. On connaît mal les causes de l’HTA, mais certaines habitudes nutritionnelles pour Eviter le surpoids sont conseillées.

La perte de quelques kilos peut améliorer les chiffres tensionnels, et permettre d’alléger l’ordonnance d’un ou deux anti-hypertenseurs.
Votre indice de masse corporelle (IMC) peut vous alerter. Pour le calculer , vous devez diviser votre poids (en kg) par votre taille (en m) au carré. Par exemple : 60/(1,65 x 1,65) = 22,03. Si votre IMC est supérieur à 25, vous avez intérêt à faire un régime !
Par ailleurs, une réduction de la masse adipeuse limite la survenue du diabète et de l’hypercholestérolémie, deux des autres principaux facteurs de risques cardio-vasculaires
peuvent la prévenir, voire la faire baisser

Deux verres de vin maximum

Deux verres de vin par jour MA-XI-MUM, telle est la quantité autorisée lorsqu’on est hypertendu. Le vin consommé en petite quantité pourrait, en effet, avoir une influence bénéfique sur la pression artérielle. A condition de ne pas faire d’abus !
Cette consommation quotidienne exclut celle d’apéritifs, de digestifs ou de tout autre alcool ! Non seulement l’excès favorise l’hypertension artérielle, mais il annihile les effets protecteurs d’un éventuel traitement médicamenteux.

Sel : pas plus de six grammes

Pour rester en bonne santé, il est vivement déconseillé de consommer plus de six grammes de sel par jour. Oubliez donc la salière : beaucoup d’aliments contiennent déjà du sodium caché ! Et lisez attentivement la composition des plats préparés ou des produits industriels… Ils représentent les deux tiers de nos apports en sel journaliers.

Jamais de réglisse

La réglisse, sous toutes ses formes, favorise l’augmentation de la pression artérielle. La plante possède en effet une action sur les hormones libérées par les glandes surrénales.
Et le plaisir gustatif de la réglisse est très cher payé : il faut attendre plusieurs semaines pour voir disparaître ses méfaits hypertenseurs.
En d’autres termes : oubliez ce genre de douceurs !

Limiter les graisses saturées

Les graisses saturées dont regorgent le beurre, les produits laitiers entiers, la charcuterie, les viandes rouges, les pâtisseries et autres viennoiseries font grimper vertigineusement les chiffres tensionnels. Limitez leur consommation.
En outre, ces lipides augmentent le taux de mauvais cholestérol sanguin (le LDL).

Modérer sa consommation de café

C’est un fait : le café peut présenter un effet hypertenseur immédiat après son absorption. La bonne nouvelle, c’est que l’organisme s’y habitue. Aussi, inutile de vous priver de votre café matinal.
La mauvaise nouvelle, c’est que, si votre pression artérielle est difficilement équilibrée sous traitement, il faut éviter le petit expresso après le déjeuner !

Abuser des fruits et légumes

Les fruits et légumes sont riches en fibres et peu caloriques. Ils contribuent au contrôle du poids et limitent l’augmentation des risques cardio-vasculaires. Mais ils présentent également l’avantage de contenir du potassium, un minéral capable d’équilibrer, en partie, le taux de sodium, justement impliqué dans la hausse de la pression artérielle.
Idéalement, le rapport sodium/potassium doit être égal au moins à 1 pour 5 : il faudrait absorber 5 fois plus de potassium que de sodium pour conserver de bons chiffres tensionnels.

Cuisiner à l’huile d’olive

Bien que l’on n’ait pas encore identifié avec exactitude les éléments auxquels il convient d’attribuer les effets anti-hypertenseurs des régimes méditerranéens, il semble que l’introduction de l’huile d’olive dans l’alimentation entraîne une diminution de la tension artérielle. Elle permettait de réduire les valeurs systolique (maximale) et diastolique (minimale). On sait également que les lipides insaturés que contient l’huile d’olive sont bénéfiques aux artères en général.

Du calcium et du magnésium !

Rien n’est vraiment prouvé, les études actuelles sont insuffisantes pour recommander une alimentation plus riche en calcium ou en magnésium, mais il semblerait qu’une carence en ces nutriments favorise l’augmentation des chiffres tensionnels.
Si vous en avalez rarement, optez pour les yaourts nature, plutôt que pour les fromages à pâte dure (ce sont les plus gras)… et mangez de temps en temps un peu de chocolat !

Manger des poissons gras

Consommer du poisson gras deux à trois fois par semaine fluidifie le sang et protège des maladies cardio-vasculaires. Vous avez intérêt à privilégier les poissons riches en acides gras oméga-3, comme le hareng, le maquereau, le saumon sauvage, la sardine et la truite. Evitez en revanche les variétés qui contiennent beaucoup de mercure comme le thon. Ce minéral est toxique pour les reins et élève la pression sanguine.

Dix conseils pour réduire son hypertension !

Augmenter sa consommation de potassium, se contrôler soi-même, mieux dormir… Voici dix conseils pour faire baisser son hypertension artérielle et les risques d’infarctus ou d’AVC qui vont avec ! 
Vérifiez vous-même votre tension

Au-dessus de 14/8, la tension est trop élevée. Mais la tension artérielle est instable dans le temps selon vos activités physiques, votre état émotionnel et le moment de la journée. L’auto-mesure tensionnelle (surveillance de la tension par vous-même) est aujourd’hui fortement conseillée. Cette prise de tension à domicile par un appareil à tension aidera le médecin à adapter au mieux votre traitement.

Mangez équilibré

Plusieurs études ont confirmé l’intérêt de réduire sa consommation de sel mais aussi de manger des fruits, des légumes, des viandes blanches, des céréales complètes, du poisson et des noix. En revanche l’excès de viande rouge, de sucreries, de boissons sucrées, et d’aliments riches en graisses animales augmente le risque de souffrir d’hypertension artérielle.
Ne fumez pas

Fumer ou subir un tabagisme passif accroît le risque d’hypertension artérielle. La nicotine en effet contracte les petites artères vaisseaux dans les secondes qui suivent la première bouffée de cigarette. Elle augmente parfois de 2 points le chiffretensionnel tout le temps de l’inhalation de la fumée et plusieurs dizaines de minutes après. Se sevrer du tabac est donc une priorité si vous souffrez d’hypertension.
Contrôlez votre poids

Si vous souffrez de surcharge pondérale, perdre quelques kilos réduira vos risques d’être hypertendu. Ces kilos en moins diminueront aussi vos chiffres tensionnels et le nombre de médicaments à prendre si vous êtes déjà hypertendu. Il n’est pas nécessaire de perdre beaucoup de poids pour réduire sa tension sauf si vous êtes obèse, mais trois ou quatre kilos en moins peuvent faire la différence.
Buvez de l’alcool avec modération

Un à deux verres d’alcool par jour pour les femmes et trois maximum pour les hommes sont considérés comme protecteurs pour le coeur et les artères. En revanche au-delà, la tension peut monter d’un ou deux points, peu après la prise excessive d’alcool. La prise régulière d’alcool en excès est source d’hypertension chronique difficile à traiter car l’alcool interfère avec les traitements médicamenteux contre l’hypertension.
Réduisez votre consommation de sel

C’est connu, trop de sodium favorise la survenue d’hypertension. Le sodium, c’est le sel de table (pas de salière à table) mais c’est aussi le sel caché dans les conserves, les pâtés, le fromage type camembert, la moutarde, les gâteaux secs.
Augmentez vos apports en potassium

Le potassium, on en trouve dans les bananes, le brocoli, les asperges, les épinards et les légumineuses. Selon de récentes études, une consommation accrue de potassium favoriserait une baisse de la tension artérielle mais réduirait aussi le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC).
Dormez suffisamment

Les nuits écourtées à répétition par trop de travail ou trop de sorties nocturnes contribuent à accroître la dette en sommeil et le risque d’hypertension. Les besoins en sommeil sont variables d’une personne à l’autre et d’un âge à l’autre mais globalement, il faut compter au moins 7 à 8 heures de sommeil en moyenne pour couvrir vos besoins en sommeil.
Prenez régulièrement vos médicaments

Si votre hypertension nécessite un traitement médicamenteux, il faut le prendre assidûment. En effet la prise irrégulière des médicaments est la première cause d’inefficacité du traitement de l’hypertension. Elle fait courir aussi le risque d’un rebond tensionnel avec ses dangers d’accidents cardio-vasculaires et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Bougez et marchez

Faire de l’exercice physique régulier sous la forme d’une marche quotidienne d’au moins 30 minutes, de piscine ou de vélo plusieurs fois par semaine réduit le risque d’hypertension artérielle en assouplissant les parois des vaisseaux. Cet exercice régulier peut aussi réduire d’un point une tension artérielle déjà installée et diminuer ainsi le nombre de médicaments à prendre contre l’hypertension artérielle.

15 conseils pour éviter l’hypertension

L’hypertension artérielle est fréquente à partir de 50 ans. Il y a pourtant des trucs faciles pour l’éviter ! Voici 15 astuces et conseils efficaces pour se mettre à l’abri de l’HTA et de ses conséquences (AVC, infarctus..).

Manger des yaourts

Riches en calcium, les yaourts pourraient contribuer à diminuer le risque d’hypertension. La célèbre étude américaine DASH menée auprès de 459 sujets a montré qu’un régime alimentaire comprenant notamment 2 produits laitiers allégés par jour réduisait la pression sanguine artérielle. Des résultats concordants avec une méta-analyse de 1998 qui associait 100 mg de calcium alimentaire ingéré à une réduction de la tension. Cependant, « les produits laitiers contre l’hypertension n’ont d’intérêt que dans le cadre d’une alimentation équilibrée », précise le Dr Bruno Schnebert, cardiologue. En pratique : Au moins trois produits laitiers (écrémé ou demi-écrémé) par jour. A noter : L’apport quotidien conseillé en calcium est 1200 mg pour hommes et femmes

Attention à la réglisse !

Sirop, boissons alcoolisées, bonbons. Pour prévenir l’hypertension, apprenez à repérer et limiter (voire éviter en cas d’antécédents familiaux d’hypertension) les produits contenant de la réglisse. Pourquoi ? « Parce que la réglisse renferme de la glycérrhizine, une substance qui favorise la rétention de sodium et d’eau, ce qui fait monter la pression artérielle et favorise l’hypertension », répond le Dr Pierre Laurent, cardiologue. « La réglisse fait aussi baisser le taux de potassium dans le sang, ce qui favorise les troubles du rythme cardiaque. » En pratique : En prévention, la consommation de réglisse doit rester exceptionnelle. Si vous êtes déjà hypertendu, évitez-la (ainsi que ses produits dérivés). Attention : Le pastis sans alcool en contient beaucoup

Faut-il vraiment limiter ses apports en sel ?

« Parce que le sel absorbe l’eau quand il passe dans le sang, il augmente la pression dans les vaisseaux et favorise l’hypertension », explique le Dr Pierre Laurent, cardiologue. Une étude auprès de 11 000 Européens a démontré que ceux consommant le plus de sel avaient une pression artérielle plus élevée. Une autre a montré une diminution de la pression artérielle chez plus de 250 hypertendus suivant un régime pauvre en sel. Toutefois, certains scientifiques réfutent l’idée de la chasse au sel car diminuer sa consommation n’a pas entraîné de baisse significative de tension chez les non-hypertendus. En pratique : On ne resale pas les plats et on ôte la salière de la table. Objectif : pas plus de 5 g de sel par jour. Sur les étiquettes, 1 g de sodium = 2,5 g de sel.

Pas d’abus de sucres !

Parce qu’un excès de sucre favorise le surpoids et le diabète, il peut être responsable d’une hypertension artérielle. Explication du Dr Pierre Laurent, cardiologue : « Une personne obèse sécrète beaucoup d’insuline afin de diminuer le taux excessif de sucre dans le sang. Cette sécrétion entraîne un épaississement des vaisseaux et induit une augmentation de leur rigidité, donc une augmentation de la pression artérielle. » En pratique : Un à deux verres de vin par jour maximum, très peu de sucreries et d’aliments « tout prêts » (pâtisserie, plats..). A noter : En cas de diabète, il est conseillé de ne pas dépasser une pression artérielle de 130/80 mmHg car elle augmente fortement le risque cardio-vasculaire.

Eviter les mauvaises graisses

Pour se protéger de l’hypertension artérielle, il faut opter pour une alimentation pauvre en graisse. Pourquoi ? Parce qu’en limitant l’absorption de lipides (surtout saturés), on réduit le risque de surpoids et d’obésité. Or, « l’hypertension artérielle est souvent induite par un excès de poids », explique le Dr Pierre Laurent, cardiologue. En pratique : « On évite les plats frits, les fromages gras, les charcuteries, les pâtisseries et les crèmes glacées. La viande rouge contient également un taux très important de graisses et doit être consommée avec modération. Pour les vinaigrettes, on utilisera des huiles insaturées comme celle d’olive, de colza ou de noix en les variant », recommande le spécialiste.

Opter pour des céréales complètes

Blé, avoine, seigle. Pour éviter l’hypertension, rien de tel que d’augmenter sa consommation de céréales complètes ! Une étude américaine menée pendant 18 ans auprès de 31 684 hommes en bonne santé a démontré une réduction d’environ 20 % du risque d’hypertension chez ceux consommant 34 g de céréales entières, contre ceux en consommant 6,5 g. Selon les chercheurs, la teneur en fibres des grains entiers calmerait la sensation de faim et préviendrait la prise de poids (facteur de risque d’hypertension). De plus, les grains contribueraient à l’équilibre de la glycémie (taux de sucre dans le sang). Or, quand celle-ci n’est pas équilibrée, elle favorise l’augmentation de la pression artérielle. En pratique : Au moins 30 à 45 g de fibres par jour, dont une majorité de céréales complètes (son de blé).

Du poisson toutes les semaines

Parce qu’il est riche en oméga 3, le poisson (surtout ses variétés grasses : saumon, sardine, maquereau et thon) pourrait participer à la prévention de l’hypertension artérielle. En effet, les oméga-3 auraient la capacité d’abaisser légèrement la tension artérielle en intervenant notamment sur la vasodilatation et la vasoconstriction des artères. Une étude menée en 2007 par l’Université de Shiga (Japon) auprès 4 680 hommes et femmes (âgés de 40 à 59 ans) a démontré que les cobayes consommant le plus d’oméga 3 (et surtout du poisson) avaient une pression artérielle plus faible. Et les résultats étaient encore plus probant sur les volontaires non-hypertendus. En pratique : Du poisson (de préférence au four ou à la vapeur car moins gras) au moins deux fois par semaine !
 
Réduire le stress chronique

« Quand le stress est chronique et répétitif, il altère le système cardio-vasculaire au niveau morphologique et peut entraîner une hypertension », explique le Dr Pierre Laurent, cardiologue. « Quelqu’un qui a 17 de tension tout le temps est plus en danger qu’une personne ayant 17 par intermittence. » En clair, inutile de vous alarmer si vous êtes stressé de temps en temps ! « Que le stress fasse monter la pression artérielle et augmente la fréquence cardiaque est une réaction normale et physiologique », assure le Dr Laurent. Il ne faut réellement s’inquiéter que si ce stress est répétéEn pratique : On opte pour des moments de relaxation (yoga, balade à vélo en forêt, écoute de musique zen..) quand on est sujet à des sources de stress quotidiennes.
Des fruits et des légumes tous les jours !

Parce que ce sont d’excellentes sources de potassium, de fibres et de magnésium, les fruits et les légumes sont essentiels pour éviter l’hypertension artérielle. Selon une étude américaine portant sur 3 300 personnes, moins les sujets avaient de potassiumdans le sang, plus leur tension était élevée (il faciliterait l’excrétion du sodium, facteur de hausse de la tension). Par ailleurs, selon une méta-analyse menée auprès de 1 220 sujets, une supplémentation en magnésium abaisserait la tension. Enfin, les fibres ralentissent la prise de poids, réduisent le cholestérol et diminuent le taux de sucre dans le sang ce qui favorisent la baisse de tension. En pratique : On mange au moins 5 fruits et légumes par jour, surtout haricots secs, lentilles, bananes, raisin, fruits secs…

Diminuer la dose d’alcool

Pour éviter l’hypertension artérielle, il est fortement conseillé de diminuer sa consommation d’alcool. Pourquoi ? « Parce que l’acool a un effet vasocontricteur (il resserre les artères). Il peut entraîner une hypertension très sévère et multiplier par 4 le risque d’AVC », explique le Dr Bruno Schnebert, cardiologue. En 2001, une analyse américaine rassemblant 2 234 patients grands buveurs d’alcool a mis en évidence une diminution de la tension artérielle (-3,31 mm Hg pour la pression systolique et – 2,04 mm Hg pour la pression diastolique) après réduction de la consommation d’alcool. En pratique : Il faut réduire, sinon stopper sa consommation. Pas plus de deux verres de vin par jour maximum (ou 14 verres par semaine) pour les hommes et pour les femmes
Marcher un peu !

Pratiquer régulièrement une activité physique favorise la baisse de la tension artérielle et protège de l’hypertension. Le Dr Bruno Schnebert, cardiologue, précise d’ailleurs dans Soigner l’hypertension, que « chez une population sédentaire, le risque d’apparition d’HTA est augmenté de 20 à 50% ». En pratique : « La marche est un excellent sport dans la prévention de l’hypertension parce qu’elle fait baisser la pression sanguine. L’idéal, c’est de marcher tous les jours 40 à 45 minutes, mais pas moins de 30 minutes trois fois par semaine », conseille le Dr Pierre Laurent, cardiologue. Attention : Tous les sports dits « anaérobie » (ex : musculation) sont déconseillés car violents, brefs et sans utilisation d’oxygène, ils ont une très mauvaise influence sur la pression artérielle.
Arrêter de fumer

pour se mettre à l’abri de l’hypertension artérielle, il est essentiel d’arrêter de fumer. Pourquoi ? « Parce que la nicotine a des effets hypertenseurs. La pression artérielle augmente dans les minutes qui suivent l’inhalation de la fumée et cet effet dure de 15 à 30 minutes pour une seule cigarette », répond le Dr Bruno Schnebert, cardiologue. Les conséquences du tabac sur une personne déjà hypertendue sont encore plus délétères.En pratique : Il faut arrêter le tabac. Pour cela, le Dr Pierre Laurent, cardiologue, conseille : « Il est très important d’être dans une phase où tout va bien. L’intervention d’une tierce personne qui ne fume pas peut aussi aider. Enfin, on peut changer de marque de cigarettes en choisissant celle qui déplaît le plus et qui est à faible teneur en goudron ou en nicotine. »
Surveiller sa ligne !

Pour éviter l’hypertension, il faut perdre ses kilos en trop ou éviter d’en prendre ! « On a en effet pu établir que la perte de poids était bénéfique sur les chiffres de pression artérielle », explique le Dr Bruno Schnebert, cardiologue. Une étude de la Harvard Medical School (USA) qui a analysé les données d’environ 84 000 femmes a mis en évidence que les femmes ayant un IMC supérieur à 30 avaient presque cinq fois plus de risque de devenir hypertendues que celles ayant un IMC supérieur à 23. En pratique : Trois repas par jour avec : jus de fruit, pain ou céréales, beurre ou confiture, café ou thé très légers au petit déjeuner. Poisson ou volaille ou oeuf + légumes secs ou légumes frais + fruit et produit laitier maigre + pain au déjeuner et au dîner. On peut manger des féculents une fois par semaine
L’hypertension génétique ?

Même si l’origine génétique de l’hypertension artérielle n’est pas scientifiquement établie à ce jour, son existence ne fait pas le moindre doute. « De plus en plus de recherches mettent en évidence des gènes responsables de l’apparition d’une hypertension, ce qui signifie que certaines personnes ont une probabilité plus élevée de la développer », confirme le Dr Pierre Laurent, cardiologue. Avant d’ajouter : « La prédisposition génétique contribuerait entre 20 et 50% à la pression artérielle. » En pratique : « Il n’est pas nécessaire d’organiser une surveillance particulière de la pression artérielle chez les individus à risque, cette surveillance étant déjà effective pour toute la population », explique le Dr Bruno Schnebert, cardiologue.

10 remèdes naturels contre l’hypertension

Tisanes, huiles essentielles, relaxation, hypnose. Des remèdes naturels qui font baisser la tension, ça existe ! Dix solutions efficaces et sans risque

Les fleurs d’aubépine

Leur action : « L’aubépine a une action myorelaxante sur les muscles du coeur ce qui fait baisser la tension », expliquent le Dr Bérengère Arnal-Schnebelen et le Dr Paul Goetz, médecins spécialistes de la phytothérapie (Vidal des plantes). 
Quand l’utiliser ?
 En cas d’hypertension légère (14/9 à 15/9). 
En pratique :
 Infuser 1 à 2 cuillères à café de sommités fleuries séchées pour 1 tasse d’eau bouillante pendant 10 min. Filtrer. 2 ou 3 tasses par jour, 3 semaines par moisou 300 mg d’extrait sec 2 à 3 fois par jour pendant 1 mois, à renouveler si nécessaire après avis médical. 
Contre-indication :
 L’aubépine ne doit pas être utilisée sans avis médical en cas de problèmes cardiaques et/ou de traitements hypertenseurs, anti-angineux, antirythmiques, vasodilatateurs.

Les feuilles d’olivier

Leur action : « Grâce à l’oleuropéoside, les feuilles d’olivier sont hypotensives, vasodilatatrices au niveau des coronaires et régulatrices du rythme cardiaque » expliquent le Dr Bérengère Arnal-Schnebelen et le Dr Paul Goetz, médecins spécialistes de la phytothérapie (Vidal des plantes). Quand l’utiliser ? En cas d’hypertension modérée (de 16 à 18). En pratique selon le Dr Franck Gigon, médecin phytothérapeute : Infuser 3 cuillères à soupe pour 1 litre d’eau bouillante pendant 10 minutes. Filtrer. Boire 3 tasses par jour pendant un mois, à renouveler selon la tension artérielle (à voir avec son médecin). Contre-indication : aucune.

L’huile essentielle de lavande

Son action : « L’huile essentielle de lavande calme le coeur et fait baisser la pression artérielle », explique Danièle Festy, pharmacienne (Ma bible des huiles essentielles). 
Quand l’utiliser ?
 En cas d’hypertension légère à modérée (en dessous 18), de nervosité. En pratique (après avis médical) : En diffusion : 1 ml de lavande toute la journée et/ou le soir à l’aide d’un diffuseur.
Ou
En application : 2 gouttes de lavande diluées dans 20 gouttes d’huile végétale (si possible d’amande douce) en massage le long de la colonne vertébrale, sur la voûte plantaire, sur le plexus solaire et/ou sur la face interne des poignets. 2 fois par jour. 
Contre-indications :
 Femmes enceintes durant les trois premiers mois de grossesse et pendant l’allaitement.

L’hypnose

Son action : « Le recours à l’hypnose peut permettre la réduction du stress, la perte de poids et/ou l’arrêt du tabac ce qui agira sur l’hypertension », explique le Dr Jean-Marc Benhaiem, médecin spécialiste de l’hypnose. « Sur le stress, les effets sont constants. Pour le comportement alimentaire, une personne sur deux est améliorée. Quant à l’arrêt du tabac, le taux de réussite peut être de 60 à 65 % au bout de six mois ».
Quand l’utiliser : En cas d’hypertension récente, légère (entre 14/9 et 15/9) à modérée (en dessous de 18).
En pratique : 3 à 7 séances d’hypnose, après consultation avec un thérapeute spécialisé
A noter :
 « En cas d’hypertension installée depuis des années, il est possible que l’hypnose n’ait aucun effet », prévient le spécialiste

L’ylang-ylang

Son action : « L’huile essentielle de fleurs d’ylang-ylang est une très bonne régulatrice cardiaque. Elle aide à lutter contre l’hypertension », explique Danièle Festy, pharmacienne (Ma bible des huiles essentielles).
Quand l’utiliser ? En cas d’hypertension légère (entre 14/9 et 15/9) à modérée (en dessous de 18), de tachycardie, de stress.
En pratique : Sur avis médical, mettre 2 gouttes d’huile essentielle d’ylang-ylang dans une cuillère à café de miel (pour un passage rapide dans les vaisseaux sanguins) et laisser fondre en bouche, 2 fois par jour.
Contre-indications : Femmes enceintes durant les trois premiers mois de grossesse et pendant l’allaitement.

La sophrologie

Son action : « La sophrologie favorise la détente et peut agir de manière efficace sur le stress passager et chronique [facteur d’hypertension]. Elle aide aussi la personne à diminuer ses tensions », explique Bernard Santerre, sophrologue. Quand l’utiliser ?« Quelle que soit le type d’hypertension (légère, modérée, sévère), ça vaut la peine d’essayer la sophrologie. »
En pratique : 5 séances une fois par semaine puis 2 à 3 séances tous les 15 jours, et 1 séance par mois pendant 1 ou 2 mois. « On peut compléter par des séances à la maison de 10 minutes par jour », précise notre spécialiste.
Quels résultats ? « Chez certains patients hypertendus, la sophrologie a très bien fonctionné. Chez d’autres, les résultats n’ont pas été criants mais les personnes se sont senties mieux. »

La tisane d’hibiscus

Son action : Les fleurs d’hibiscus contiennent des anthocyanosides qui protègent les vaisseaux sanguins et favorisent la baisse de la tension artérielle. Selon une étude menée en Iran sur une trentaine de patients hypertendus, la prise d’un extrait de ces fleurs pendant 12 jours a été associée à une diminution de leur pression artérielle de 11%.
Quand l’utiliser ? En cas d’hypertension légère (entre 14/9 et 15/9) à modérée (en dessous de 18).
En pratique : Infuser 3 cuillères à soupe rase pour 1 litre d’eau bouillante pendant 10 minutes puis filtrer. Boire 4 tasses par jour, aussi longtemps que nécessaire, mais toujours après avis médical.
Précautions : La plante peut entraîner une hypersensibilité.

L’infusion de fumeterre

Son action : La fumeterre contient de la protopine, une substance active reconnue pour ses propriétés sédatives. Voilà pourquoi, elle peut être prescrite en cas d’hypertension artérielle ! 
Quand l’utiliser ?
 En cas d’hypertension (à partir de 14/9), de troubles du rythme cardiaque et/ou d’anxiété.
En pratique : 150g de feuilles de fumeterre, 150g de feuilles d’olivier, 150g de sommités fleuries d’aubépine. Infuser 4 cuillères à soupe du mélange pour 1l d’eau bouillante pendant 15min puis filtrer. Boire 6 tasses par jour, avant les repas, aussi longtemps que nécessaire après avis médical.
Précautions, contre-indications : aucune

Le cassis

Son action : « De nombreuses recherches effectuées sur l’animal ont démontré que la feuille avait des effets hypotenseurs qui seraient dus à la présence de flavonoides. On peut la prescrire (chez l’homme) en cas d’affection artérielle », expliquent le Dr Bérengère Arnal-Schnebelen et le Dr Paul Goetz, médecins spécialistes de la phytothérapie (Vidal des plantes). 
Quand l’utiliser ?
 En cas d’hypertension artérielle légère (entre 14/9 et 15/9) à modérée (en dessous de 18).
En pratique : Infuser 5 cuillères à café de feuilles fraîches dans 50cl d’eau bouillante pendant 15 min puis filtrer. Boire 1 tasse matin, midi et soir. A prendre pendant 1 mois et si besoin en cure de 20 jours par mois pendant 3 mois après avis médical.
Contre-indication : En cas d’insuffisance cardiaque ou rénale.

L’homéopathie

Son action : « Le traitement homéopathique contre l’hypertension artérielle agit très progressivement et en douceur. Il peut être prescrit seul ou pour réduire les doses d’allopathie », explique le Dr Alain Horvilleur, médecin homéopathe (Le guide familial de l’homéopathie).
Quand l’utiliser ? En cas d’hypertension légère (entre 14/9 et 15/9) à modérée (en dessous de 18), d’effet blouse blanche (la tension qui augmente à la vue du médecin).
En pratique : Aconitum napellus 5CH, Aurum metallicum 5CH et Nux vomica 5CH, 3 granules de chaque trois fois par jour. Attention : en attendant d’aller consulter un médecin homéopathe qui pourra mettre en place un traitement plus spécifique à chacun.

Remèdes naturels et hypertension : les précautions

Tisanes, huiles essentielles, relaxation, hypnose. Toutes les solutions naturelles que nous proposons dans cet article peuvent aider à soigner une hypertension artérielle. Néanmoins, il est important de rappeler qu’elles ne doivent pas être utilisées à la place d’un traitement médical, sans avoir demander l’avis d’un médecin. De même, si on adopte l’un de ces remèdes, il faut continuer à faire contrôler sa tension régulièrement par un médecin.