Nous sommes aussi sur :

MÉNOPAUSE

THSTHM

THS/THM : comment ne pas grossir !

Ne pas grossir, même quand on a besoin d’un traitement hormonal à la ménopause (THS/THM), c’est possible ! Huit conseils pour garder la ligne.

Grossit-on forcément à la ménopause ?

Traitement hormonal (THM/THS) ou pas, certaines femmes grossissent lorsqu’elles entrent dans la périménopause (la période d’irrégularité des règles précédant leur arrêt définitif ainsi que l’année qui suit cet arrêt). La prise pondérale est d’environ 500 g par an en moyenne, avec d’importantes variations toutefois selon les individus. Certaines femmes ne grossissent pas, d’autres prennent plus de 1,5 kg chaque année !

Les traitements hormonaux font-ils grossir ?

Le traitement hormonal de la ménopause (THM/THS) associe des hormones qui, théoriquement, génèrent un risque de prise de poids.

-Les oestrogènes entraînent une rétention d’eau et augmentent le stockage des graisses.

-Les progestatifs de synthèse augmentent la sensation de faim.
Pourtant, paradoxalement, les études scientifiques ayant suivi un grand nombre (plusieurs milliers) de femmes ménopausées n’ont pas pu démontrer d’effet « grossissant » lié aux hormones

Que faire si vous prenez des kilos sous THM/THS ?

Chaque femme a ses réactions bien à elle. Si vous avez l’impression que votretraitement hormonal substitutif de la ménopause (THM/THS) vous fait prendre du poids, suivez ces trois conseils :
– Vérifiez en premier lieu qu’il n’y a pas d’autre cause : arrêt du sport, mauvais fonctionnement de la glande thyroïdienne…
– Parlez-en à votre gynécologue. Il pourra peut-être réduire les doses hormonales pour perdre ces kilos superflus.
– Envisagez d’autres traitements avec votre médecin et/ou gynécologue…

Les précautions à prendre si vous êtes déjà ronde

Si vous êtes déjà ronde, à la ménopause, la graisse des hanches et des fesses prend le relais des ovaires et fabrique des oestrogènes, au plus grand bénéfice de la peau (moins de rides), de la vie sexuelle (moins de sécheresse vaginale) et du squelette (moins d’ostéoporose). Les femmes rondes souffrent donc généralement moins de la ménopause que les minces !
Résultat : si vous êtes ronde, évitez dans la plupart des cas les traitements hormonaux de la ménopause (THM/THS), ce d’autant plus qu’ils élèvent, chez les femmes fortes, les risques de phlébite, cancer du sein et diabète.

Pensez au soja !

Les aliments à base de soja ou les suppléments en isoflavones qui en sont dérivés réduisent la fréquence et l’intensité des bouffées de chaleur, l’un des symptômes de la ménopause le plus souvent à l’origine d’une prescription de THM/THS (traitement hormonal substitutif de la ménopause). Or, le soja (du moins sous forme de légume), présente aussi l’avantage de ne pas faire grossir ! En clair : pour soulager les bouffée, commencez par privilégier le soja alimentaire plutôt qu’un traitement hormonal.
Attention : les suppléments sont parfois trop dosés et exposent alors au risque de cancer du sein. Parlez-en à votre médecin avant d’entamer une cure.

L’alternative antidépresseurs

Les antidépresseurs de nouvelle génération constituent une alternative au THM/THS (traitements hormonaux substitutifs de la ménopause) pour les femmes souffrant de bouffées de chaleur. Ce sont en tout cas les dernières recommandations officielles américaines (en France, cette indication n’est pas « officiellement » recommandée).
Une faible dose suffit le plus souvent… et ne fait pas prendre de poids, en général. Attention, si après une semaine, vous ne sentez aucune amélioration, cela signifie probablement une absence d’efficacité dans votre cas.
Quoi qu’il en soit, parlez-en à votre médecin.

Changez votre mode vie

Les traitements hormonaux (THS/THM) ne sont pas obligatoires ! Parmi les autres moyens pour soulager notamment les bouffées de chaleur, on peut changer ses habitudes. Pour le Consensus nord-américain sur la ménopause, améliorer son mode de vie réduit leur apparition. Ses conseils (essayez, ça marche souvent bien !) :
– Privilégier la fraîcheur : vêtements et couchage léger, pièces aérées.
– Effectuer chaque heure une série de respirations profondes.
– Eviter les plats trop épicés.
– Faire de l’exercice et garder la ligne.
A noter : sédentarité et surpoids augmentent le risque de bouffées de chaleur.

Peut-on faire confiance au soja ?

SojaLe soja ? Depuis qu’on connaît les risques du THM, on a toutes eu envie d’essayer ! Les fabricants assurent que ses isoflavones soulagent certains troubles ménopausiques. Mais le soja, c’est aussi un gros marché ! Vrai/faux sur une plante qui fait débat !

Les isoflavones de soja sont des hormones

Vrai.
Les isoflavones sont des phyto-oestrogènes, c’est-à-dire des substances naturelles végétales qui présentent une structure chimique proche de l’eostradiol, l’une des principales hormones féminines. Ils ne sont pas tout à fait semblables aux substances que synthétise l’organisme, mais selon l’Afssaps (Agence française de Sécurité sanitaire des produits de santé), ils possèdent une activité oestrogénique démontrée en laboratoire. Et le Dr Arnal Schnebelen, gynécologue phytothérapeute, d’ajouter qu’ils « permettent de mimer l’action ovarienne, dès qu’elle commence à diminuer à la ménopause ».
Compléments alimentaires= risque nul

Faux.

Les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments. Ils n’ont besoin d’aucune autorisation de mise sur le marché (AMM). Peu d’entre eux ont été évalués par une agence sanitaire avant leur commercialisation, et ils ne bénéficient pas de la même surveillance que les produits thérapeutiques. D’après les enquêtes de l’Afssaps, les compléments alimentaires contenant des phyto-oestrogènes apportent généralement des doses journalières inférieures à 40 mg d’isoflavones, mais les concentrations varient d’un fabricant à l’autre. A noter : acheter sur le Web est déconseillé. Les produits en ligne peuvent dépendre de la législation d’autres pays.

Il peut y avoir des surdosages

Vrai. Selon un rapport Afssaps/Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), il y a des risques de surdosage ! La concentration d’isoflavones varie selon les compléments alimentaires et les produits dérivés. Le rapport peut aller de 1 à 10 pour les jus et de 1 à 100 pour les desserts ! En moyenne, une crème à base de soja contient 35 mg d’isoflavones pour 100 g. Or l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé recommande de ne pas dépasser 1 mg par kilo de poids corporel au quotidien (60 mg pour une femme de 60 kg). « En avalant 2 yaourts de soja par jour, 1/2 l de jus, du tofu et 50 mg d’isoflavones en complément alimentaire, on peut presque doubler la dose autorisée », explique le Dr Arnal Schnebelen.
L’avis d’un médecin s’impose ?

Vrai.
Quoi qu’en dise la publicité, ne prenez pas d’isoflavones de soja sans avis médical ! Seul un médecin (si possible phytothérapeute) peut réellement évaluer leurs effets. « Non seulement, je les prescrits sous des formes complexes, mais jamais seules », explique le Dr Arnal Schnebelen. « Je les donne avec des phytoprogestagènes. Il faut respecter les mêmes contre-indications que pour les produits de synthèse (THS classiques). Les isoflavones sont proscrites en cas de tumeur hormono-dépendantes (sein, endocol, endomètre, ovaire) ou d’antécédents (récents ou familiaux), et d’accident thrombo-embolique. Elles sont également déconseillées avec des problèmes de thyroïde. »

Les effets sont prouvés

Vrai et faux.
Des études ont montré l’activité oestrogénique des isoflavones. On sait aussi que chez les femmes ménopausées asiatiques, une consommation de soja 50 à 60 fois supérieure à la nôtre est associée à une faible fréquence des bouffées de chaleur, à une rare incidence du cancer du sein et à une densité minérale osseuse élevée (peu de risques d’ostéoporose). Compte tenu du manque d’enquête, l’Afssaps reste prudente. Mais, pour le Dr Arnal Schnebelen, « les experts de l’Agence ont travaillé sur des phyto-oestrogènes d’origine alimentaire. Et ils ne se sont exprimés que d’après des revues bibliographiques. Moi, c’est la médecine de terrain, expérimentale peut-être, mais qui fait ses preuves chaque jour, qui m’intéresse ! »

Gare aux interactions médicamenteuses !

Vrai.
Les isoflavones de soja (génistéine et daidzéine) peuvent provoquer des interférences médicamenteuses lorsqu’elles sont prises en parallèle de certaines spécialités pharmaceutiques. C’est le cas avec le tamoxifène utilisé dans le traitement du cancer du sein, de la warfarine, un anticoagulant prescrit dans le traitement préventif et curatif des thromboses (caillots sanguins). C’est aussi le cas de la lévothyroxine, médicament administré en cas d’insuffisance thyroïdienne.
Le soja peut remplacer le THM

Vrai et faux.
Face au peu d’études, l’Afssaps reste prudente. Pour elle, les isoflavones ne peuvent se substituer à un THM. Mais ce n’est pas l’avis du Dr Arnal Schnebelen : « A condition d’être prescrites par un médecin spécialiste, les isoflavones sont souvent suffisantes pour traiter les troubles de la ménopause, si elles sont associées à d’autres phyto-oestrogènes (sauge, houblon..) et à des phyto-progestagènes (gattilier, achillée..). Un THM en complément n’est vraiment nécessaire qu’en cas de bouffées de chaleur invalidantes – à des doses minimales et pour une durée la plus courte possible ». Côté ostéoporose, certains travaux montrent que les isoflavones augmentent la densité minérale osseuse. Mais attention, elles ne sont utiles qu’en prévention.

Il y a des phyto-oestrogènes ailleurs

Vrai. L’alimentation occidentale contient des phyto-oestrogènes en petites quantités dans les légumineuses (lentilles, haricots blanc..), les fruits et les céréales (d’où une consommation quotidienne n’excédant pas 1 mg en général). Par ailleurs, beaucoup de plantes utilisées en phytothérapie en contiennent aussi. Parmi elles : la sauge, la cimicifuga, le houblon, le kudzu, le lin. Attention, comme le soja, elles doivent faire l’objet d’une prescription médicale.

Ménopause : gare au coeur et aux artères

menopausecoeurBouffées de chaleur, sécheresse vaginale, baisse de libido : à la ménopause, de nombreux troubles apparaissent. Mais avec la chute des hormones ou les traitements, la menace cardio-vasculaire augmente également.

La chute d’oestrogènes augmente les risques

Les maladies cardio-vasculaires ne concernent pas seulement les hommes : c’est la première cause de décès chez la femme. Avant la ménopause, la population féminine bénéficie d’une protection relative, mais les choses changent après 50 ans. C’est pourquoi les experts se sont penchés sur le rôle des oestrogènes, les hormones sécrétées par les ovaires. Leur chute à la ménopause diminue la protection contre les attaques cardiaques ou les accidents vasculaires.
La raison : les oestrogènes jouent sur le bon fonctionnement du coeur en augmentant sa capacité à battre efficacement. Ils maintiennent aussi l’équilibre entre bon et mauvais cholestérol et protègent la paroi des artères.

Le THM aggraverait la menace d’infarctus

Le traitement hormonal de la ménopause (THM) soulève des inquiétudes depuis plusieurs années. Les études Women’s Health Initiative (2002), sur plus de 16 000 femmes, et Million Women Study (2003), sur plus d’un million de femmes, ont montré les répercussions du THM sur la santé cardio-vasculaire. Contrairement aux idées reçues, ces traitements ne protègent pas de l’infarctus. Pire, selon l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé : « Il existe une augmentation du risque coronaire sous traitement d’oestrogènes et progestatifs dans la population des femmes de 50 à 79 ans dont le risque cardio-vasculaire de base est bas. »
Mais il ne semble pas exister de sur-risque en cas de prise d’oestrogènes seuls.

Le THM accusé de favoriser les attaques cérébrales

Autre incrimination contre le traitement hormonal de la ménopause (THM) : son rôle dans l’apparition d’accidents vasculaires cérébraux ou AVC. Pour l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), 300 à 650 cas d’accident vasculaire cérébral par an seraient attribuables au THM sur la période 2000-2002.
Les études Women’s Health Initiative et Million Women Study notent également une augmentation du risque d’AVC avec les traitements à base d’oestrogènes seuls, ou d’oestrogènes et progestatifs. Parmi les raisons invoquées : certains oestrogènes pourraient modifier la coagulation du sang et favoriser la formation de caillots dans les veines.

Soja et DHEA : pas de garantie de sécurité

Parfois utilisés pour soulager les troubles de la ménopause, les produits à base de soja et la DHEA ne sont pas sans danger. Les dérivés du soja sont utilisés pour leurs isoflavones, des oestrogènes végétaux proches des hormones sexuelles féminines. Mais il existe des risques de surdosage. Une consommation importante de laits, yaourts ou jus à base de soja peut amener à dépasser les recommandations sanitaires d’1 mg d’isoflavone par kilo corporel et par jour.
L’hormone DHEA est parfois employée contre les troubles de la libido, la fatigue ou la sécheresse cutanée à la ménopause. Mais rien ne prouve actuellement son efficacité directe. Plusieurs études, dont DHEAge (2000) sur 180 patients, constatent même une diminution du bon cholestérol sous DHEA.

Les facteurs de risque à surveiller

En matière de maladies cardio-vasculaires, les différents risques ne s’additionnent pas. Ils se multiplient. Une personne diabétique, qui a de l’hypertension artérielle et qui fume a 13 fois plus de risque de faire un infarctus qu’un individu non fumeur, sans diabète ni hypertension.
A la ménopause, plusieurs sources de risque doivent donc être surveillées de près. Il faut éviter l’excès de mauvais cholestérol, qui peut se déposer sur la paroi des artèreset former des plaques de graisse. L’hypertension artérielle fatigue le coeur. Le diabète, notamment de type 2, favorise aussi l’obstruction des artères. Il faut surveiller le surpoids, qui aggrave ces trois facteurs. Le tabac, les antécédents familiaux et le manque d’exercice contribuent également à augmenter les risques.

Accident cardio-vasculaire féminin : les signes

L’infarctus ou l’angine de poitrine chez la femme se détectent parfois avec difficulté. A côté des classiques douleurs dans le bras gauche ou la poitrine, certains symptômes essentiellement féminins paraissent trop souvent anodins. Souffle court, nausée, fatigue, malaise, angoisse, perte d’appétit ou état grippal peuvent être les signes d’un accident cardio-vasculaire. Comme des douleurs soudaines dans la mâchoire, le cou ou le haut du dos.
A cause de ces manifestations d’allure banale, les femmes arrivent en général plus tardivement à l’hôpital. Résultat : leur mortalité pour cause cardio-vasculaire reste stable depuis les années 1980, alors que celle des hommes tend à diminuer

Comment protéger son coeur

A la ménopause, tous les facteurs de risque doivent être pris en charge, même si individuellement ils ne semblent pas dangereux. Des bilans de santé réguliers auprès de son médecin s’avèrent indispensables. Notamment pour vérifier les dosages sanguins et choisir un régime adapté.
Parmi les mesures à prendre : consommer moins de mauvaises graisses. L’excès de viande rouge ou de produits laitiers non écrémés augmente le taux de mauvais cholestérol dans le sang. Les huiles végétales et les poissons gras apportent au contraire de bonnes graisses. Les fibres des fruits, des légumes et des céréales aident à abaisser le taux de cholestérol. Une activité physique quotidienne de 30 minutes se révèle bonne pour les artères et pour le poids.

THM : le point sur les recommandations

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) estime le rapport bénéfice/risque du traitement hormonal de la ménopause (THM) encore favorable. Mais uniquement si les troubles climatériques, comme les bouffées de chaleur ou la sécheresse vaginale, altèrent vraiment la qualité de vie.
Un THM peut alors être prescrit, avec l’accord de la patiente, à la dose minimale et pour la durée la plus courte possible. Le médecin doit réévaluer le traitement chaque année et reconsidérer le ratio bénéfice/risque. Le THM reste contre-indiqué en cas de cancer du sein connu ou suspecté, d’accident thrombo-embolique veineux et artériel récent ou en évolution, d’affection hépatique.

la ménopause et vous !

MenopauseetvousPrès de 1 500 lectrices ont répondu à l’enquête « La ménopause et nous » . Parmi elles, des femmes non ménopausées (200), des femmes pré ménopausées (400), 650 femmes ménopausées et des hommes. Voici comment elles (et ils) vivent cette période obligée.

Qu’est-ce que la ménopause ?

Si globalement seule une petite centaine de personnes parmi les participants à notre enquête avouent ne pas savoir ce qu’est la ménopause, tout le monde est au courant, Ou presque : 1/3 des hommes n’en savaient rien.

Quels sont les premiers signes de la ménopause ?

Globalement, deux caractéristiques sont énoncées : ne plus avoir de règles et ne plus pouvoir avoir d’enfants (oui, c’est la même chose, mais c’est exprimé différemment…). Les hommes voient les choses à peu près de la même façon. 66 % pensent que la ménopause correspond à l’arrêt des règles et 55 % au fait de ne plus pouvoir avoir d’enfants

Par qui apprend-on ce qu’est la ménopause ?

Globalement, on apprend ce qu’est la ménopause par les médecins, puis les médias et enfin par sa mère (les copines et Internet sont cités ensuite). Plus précisément, les femmes de plus de cinquante ans savent ce qu’est la ménopause par le tiercé médecin, médias, mamans. Les « non concernées » l’apprennent par les médias (la télé), leurs mères, amies, médecins, puis par Internet. Les hommes eux sont informés par les médias, puis par l’école, les médecins et enfin leur mère.

Qu’est-ce que la pré-ménopause ?

Tout le monde sait ce qu’est la pré-ménopause, sauf 8 % qui la découvre… Non, pas les hommes, 58 % savent de quoi il retourne !

Quel est l’âge de la pré-ménopause ?

. 5 % des répondant ont moins de 40 ans (dont 1 % moins de 35 ans)
. 21 % entre 41 et 45 ans
. 44 % entre 46 et 50 ans
. 26 % entre 51 et 55 ans
A noter : pour 8 % d’entre elles, cette pré-ménopause a été déclenchée par un acte chirurgical ou une maladie.

A quel âge survient la ménopause ?

48 % des femmes ont été ménopausées entre 51 et 55 ans, 31 % entre 46 et 49 ans, 10 % entre 41 et 45 ans, 3 % avant 40 ans et 6 % après 56 ans. 8 % des ménopauses sont déclenchées par une maladie ou un acte chirurgical.
Les non concernées pensent qu’elles seront ménopausées :
. avant 45 ans, 7 %
. entre 46 et 50 ans, 66 %
. après 50 ans, 18 %
Les 2/3 des hommes estiment que les femmes sont ménopausées entre 45 et 50 ans. Idem pour la majorité des femmes « non concernées ». 8 % d’entre elles pensent qu’elles seront ménopausées plus tôt pour cause de maladie, acte chirurgical (hystérectomie) ou problème hormonal (4 %).

Quelle est la durée de la pré-ménopause ?

Pour 1/4 des femmes ménopausées, ces « préliminaires » ont duré moins d’1 ou 2 ans, pour 20 % d’entre elles, environ 1 à 4 ans ou plus pour 18 %, et près de 3 ans pour 12 % des interrogées.
Pour celles qui sont « en plein dedans », cela dure depuis :
. moins d’1 an, 46 %
. entre 1 et 2 ans, 36 %
. entre 3 et 5 ans, 13 %

Comment vit-on la pré-ménopause ?

Pour 36 % des femmes, la ménopause a été supportable, pour 21 % elle a été pénible et longue, pour 20 % elle s’est déroulée sans problème, pour 11 % elle s’est avérée pénible et rapide. 6 % d’entre elles ne s’en souviennent pas, 60 % estiment que c’est une étape naturelle de la vie, 30 % que c’est un soulagement et autant que cela leur a donné « un coup de vieux ». 20 % des femmes estiment que c’est « le début d’une nouvelle vie » et 11 % comme « la fin de leur féminité ». Seules 76 % se sont effectivement rendues compte qu’elles étaient en pré ménopause… Pour 36 %, cela s’est mieux passé qu’elles ne l’imaginaient, 32 % comme elles l’imaginaient et 28 % pire que prévu !

Vivre la ménopause pour les femmes, cela a été :

« Une étape naturelle de la vie » pour 63 %, « Un soulagement » pour 31 %, « Un coup de vieux » pour 30 %, « Le début d’une nouvelle vie » pour 20 %, et « La fin de la féminité » pour 11 %.
Pour les femmes pré ménopausées : « Une étape naturelle de la vie » pour 39 %, « Un coup de vieux » pour 23 %, « Un soulagement » pour 16 %, « Le début d’une nouvelle vie » pour 10 %, et « La fin de la féminité » pour 8 %.
L’avis des femmes « non concernées » : « Une étape naturelle de la vie » pour 52 %, « Un coup de vieux » pour 40 %, « Un soulagement » pour 24 %, « La fin de la féminité » pour 16 %, et « Le début d’une nouvelle vie » pour 15 %. Et les hommes ?« Une étape naturelle de la vie et le début d’une nouvelle vie » pour 56 %. Un soulagement pour 17 %, et « un coup de vieux » pour 11 %.
Qui a peur de la ménopause ?
Plus de la moitié des « non concernées » appréhendent la ménopause. C’est beaucoup, même si ce chiffre est pondéré par le fait que 31 % d’entre elles ne soient pas inquiètes et que 19 % n’y pensent pas. 44 % sont inquiètes parce qu’elles ont peur de « grossir », un quart ont peur d’avoir des « problèmes de libido », 15 % ont peur de « perdre leur identité » et 4 % parce qu’elles espèrent encore avoir des enfants.
Et les hommes ? 66 % des hommes appréhendent la ménopause. Un quart « n’ont même pas peur » ! 44 % craignent « qu’elle change, 22 % « qu’elle grossisse », 16 % qu’elles aient « des problèmes de libido ». Plus de la moitié se déclarent inquiets. 83 % estiment que la ménopause change les femmes (psychologie, sexualité, physiologie puis morphologie).

Que sait-on des troubles de la ménopause ?

Près de la moitié des femmes « non concernées » ignorent tout des troubles associés à la ménopause, tout comme la moitié des hommes. 86 % des femmes en péri-ménopause déclarent souffrir de troubles associés à la pré-ménopause. 79 % des femmes ménopausées les en ont souffert.

Quels sont les troubles de la ménopause ?

selon les hommes : prise de poids, bouffées de chaleur, nervosité, insomnies et sécheresse vaginale, baisse de libido, états d’âmes, douleurs articulaires.
Selon les « non concernées » : bouffées de chaleur, prise de poids, sécheresse vaginale et sautes d’humeur, insomnie, baisse de libido, nervosité, états d’âmes, grande fatigue.
Selon les femmes en pré-ménopause : bouffées de chaleur, prise de poids, insomnies, grande fatigue, nervosité, états d’âmes, baisse de libido, douleurs articulaires, douleurs aux seins, dépression.
Selon les femmes ménopausées : bouffées de chaleur, prise de poids, insomnies, sautes d’humeur, nervosité et grande fatigue, baisse de libido, douleurs articulaires, états d’âmes, sécheresse vaginale, dépression.

Quelle est la durée des troubles de la ménopause ?

De deux à trois ans pour 36 % des femmes ménopausées, plus de cinq ans pour un quart, environ un an pour 19 % et quelques mois pour 7, 5 % d’entre elles.
36 % des femmes en péri ménopause en souffrent depuis environ un an, 32 % depuis quelques mois, 24 % depuis 2-3 ans et plus de 5 ans pour 6 % d’entre elles.

La ménopause gêne-t-elle ?

A cette question, 36 % des femmes répondent « beaucoup », 28 % moyennement, 21 % énormément, 11 % « c’est un enfer », et 4 % en ont très peu souffert.
Du côté des femmes en pré ménopause, 36 % en souffrent modérément, 34 % beaucoup, 20 % énormément, 5 % déclarent que « c’est un enfer », et 4 % en souffrent très peu.

Comment réagit-on face à la ménopause ?

A cette question, 66 % des femmes ménopausées ont déclaré qu’elles avaient pris rendez-vous avec un médecin, 31 % ont « laissé faire la nature », 17 % on fait un régime, 15 % se sont mises au sport et 10 % ont racheté une garde robe. Enfin, 8 % n’ont rien fait « ne sachant pas quoi faire » !
Pour les femmes en pré ménopause : 57 % ont consulté un médecin/spécialiste, 32 % ont « laissé faire la nature », 21 % on fait un régime, 15 % n’ont rien fait « ne sachant pas quoi faire », 14 % se sont mises au sport et 10 % se sont vengées sur le chocolat. 8 % ont changé de fringues et 6 % ont pris « de grandes décisions » (changer de travail…).

Ménopause : qui les femmes consultent-elles ?

Pour les femmes ménopausées : un généraliste (55 %), un gynécologue (13 %), un psy (12 %), un sexologue (4 %), un phytothérapeute (19 %).
Pour les femmes en pré-ménopause : un généraliste (40 %), un psy et/ou un phytothérapeute (22 %), un gynécologue (15 %), un sexologue (2 %).

Ménopause et traitements

83 % des femmes ménopausées ont suivi un traitement et 78 % en péri ménopause.
Pour les femmes ménopausées : 79 % ont suivi leur traitement, 2 % ne l’ont pas fait et 19 % l’ont interrompu. 18 % l’ont suivi entre 1 et 2 ans, 17 % entre 3 et 5 ans, 12 % entre 5 et 10 ans, 7 % moins d’1 an, et 10 % entre 10 et 15 ans.
Pour les femmes en pré-ménopause : 75 % ont suivi leur traitement, 8 % ne l’ont pas fait et 18 % l’ont interrompu. 24 % l’ont suivi entre 1 et 2 ans, 12 % entre 3 et 5 ans, 5 % entre 5 et 10 ans, 45 % moins d’1 an, et 1 % entre 10 et 15 ans. 56 % sont satisfaites de leur traitement, 13 % ne le sont pas et 13 % s’interrogent sur leurs effets.

Quels traitements prennent les femmes ?

Les prescriptions des THS concernaient les trois quarts des femmes hier, et plus que la moitié aujourd’hui.
Les femmes ménopausées prennent ou ont pris : un traitement hormonal substitutif (76 %), un traitement homéopathique (19 %), un traitement phytothérapeuthique (13 %), des compléments alimentaires (12 %), un traitement par l’acupuncture (4 %).
Les femmes pré-ménopausées prennent ou ont pris : un traitement hormonal substitutif (56 %), un traitement homéopathique et des compléments alimentaires (22 %), un traitement phytothérapeuthique (15 %), un traitement par l’acupuncture (2 %).

Traitements : pourquoi tant d’interruptions ?

Les femmes ménopausées parce que :
. leurs symptômes n’ont pas été atténués : 85 %
. elles ont pris du poids : 24 %
. cela coûte cher : 20 %
. c’est dangereux : 18 %
. « on m’a conseillé d’arrêter » et « c’est trop contraignant » : 14 %

Les femmes pré-ménopausées parce que :
. leurs symptômes n’ont pas été atténués : 87 %
. elles ont pris du poids et « c’est trop contraignant » : 18 %
. cela coûte cher : 12 %
. c’est dangereux : 6 %

Le bilan hormonal avant traitement, normal ?

55 % des femmes ménopausées ont eu droit à la prescription d’un dosage hormonal avant celle de leur traitement hormonal substitutif (THS/M) (3 % ne s’en souviennent pas). 40 % des femmes pré ménopausées y ont eu droit également (6 % ne s’en souviennent pas).

Ménopause et conséquences dans le couple

L’avis des femmes ménopausées :« il ne s’est rien passé » pour 30 %, « je n’ai plus envie de faire l’amour » pour 23 %, « je me suis sentie très seule » pour 19 %, « il m’a beaucoup soutenue » pour 9 %, « cela nous a rapproché », « il ne me touche plus », « j’ai décidé de me séparer de lui » et « j’ai pris un amant » pour 4 %
L’avis des femmes pré-ménopausées : « il ne s’est rien passé » pour 27 %, « je n’ai plus envie de faire l’amour » pour 17 %, « je me suis sentie très seule » pour 15 %, « il m’a beaucoup soutenue » pour 7 %, « cela nous a rapproché », « il ne me touche plus », « j’ai décidé de me séparer de lui », « j’ai décidé de me séparer de lui » et « j’ai pris un amant » pour 3 %

A qui les femmes parlent-elles de leur ménopause ?

46 % des femmes ménopausées et 80 % des femmes en pré ménopause en parlent.
Pour les femmes ménopausées, 40 % en parlent à leurs amies, 27 % au médecin, et 19% à leur famille.
Pour les femmes en pré ménopause, 17 % en parlent à leurs amies, 22 % à leur médecin, 19 % à leur conjoint, et 16 % à leur famille.

Où les femmes s’informent-elles sur leur ménopause ?

77 % des femmes en pré ménopause ressentent le besoin de s’informer sur la ménopause. Pour cela, elles privilégient d’abord les sites Internet santé (67 %), la presse féminine (46 %), puis les sites spécialisés sur la ménopause (52 %) et les émissions santé télé/radio (31 %). Enfin, 15 % en discutent sur des forums.
86 % des femmes « non concernées » ont aussi besoin d’en parler. Pour cela, elles privilégient les sites Internet santé (65 %), la presse féminine (54 %), puis les sites spécialisés ménopause (47 %), et les émissions santé télé/radio (40 %). Enfin, 16 % en discutent sur des forums.

Les hommes et la ménopause

44 % des hommes se sentent un peu concernés par la ménopause, et 28 % totalement. Pourquoi ? Parce que « ce qui concerne ma femme/compagne me concerne » (69 %), et « parce que ma compagne approche l’âge fatidique » (15 %). De plus, 39 % en parlent avec leur conjointe et 28 % au bureau et à leurs amis. Enfin, 44 % s’informent essentiellement sur des sites spécialisés sur la ménopause ou grâce à des émissions santé télé/radio.
Question subsidiaire : 57 % sont a fait de l’andropause et si 79 % « n’y pense pas », 17 % en discutent avec sa femme…

Huit trucs contre les bouffées de chaleur

BouffeesdechaleurElles touchent huit femmes sur dix à la ménopause, durent jusqu’à dix minutes et s’accompagnent de sudations. Contre les bouffées de chaleur, on a longtemps prescrit des traitements hormonaux (THS/THM)… mais il existe des solutions plus simples et moins controversées !

Rafraîchissez-vous

Les bouffées de chaleur se caractérisent par une brusque élévation de la température corporelle. Souvent, il suffit donc, pour se sentir mieux, de se rafraîchir un peu. Où que vous soyez, prenez une boisson froide, si nécessaire glacée. Chez vous, optez pour une douche fraîche dès les premières manifestations de la bouffée. Et si vous êtes à l’extérieur, pensez à vous offrir un éventail, à vous munir de lingettes humides ou d’un brumisateur. Dernier truc : sachez que se passer le visage sous l’eau froide suffit à sentir mieux, en général.

Restez sexuellement active

Selon plusieurs études, celles d’entre nous qui ont une activité sexuelle régulière ont moins de bouffées de chaleur que les autres ! Pour les chercheurs, une pratique fréquente stimulerait les ovaires défaillants, d’où une régulation du taux d’oestrogènes…
Conseil : pour éviter de faire chambre à part, pensez à vous doter de deux couettes, une pour vous, une pour lui ! Ainsi, en cas de sudations nocturnes, vous n’aurez aucun scrupule à vous découvrir, et vous serez sûre de ne pas réveiller votre voisin !

Surveillez votre alimentation !

Evitez les repas trop lourds et trop copieux. Tâchez plutôt de fractionner en prenant cinq à six collations par jour. Cette habitude nutritionnelle permet à l’organisme de mieux réguler sa température. Vous pouvez aussi mettre l’accent sur certains aliments comme le soja, le fenouil, le brocoli, l’avoine, la sauge ou le riz, qui contiennent des phyto-oestrogènes (des hormones synthétisées par les plantes). Enfin, sachez qu’il vaut mieux ne pas abuser du vin et des plats épicés qui augmentent la chaleur corporelle

Respirez !

Pratiquer des exercices de respiration pourrait réduire les bouffées de chaleur de 50 % et diminuer significativement leur intensité. C’est en tout cas la conclusion de plusieurs études américaines menées à l’université de Wayne State. Hypothèse avancée par les scientifiques : respirer profondément ferait baisser le taux de stress, donc la température corporelle. L’idéal pour obtenir des résultats probants serait de passer d’environ 16 cycles respiratoires par minute (inspiration puis expiration) à… huit

Ne portez que des fibres naturelles !

Les vêtements en matières synthétiques empêchent la peau de respirer, retiennent la chaleur et la transpiration… Evitez-les, ils favorisent la survenue des bouffées et augmentent leurs effets ! Mieux vaut leur préférer des fibres naturelles comme le lin, le coton ou la laine, qui laissent passer l’air.
Autres conseils vestimentaire : optez pour les superpositions de vêtements plutôt que pour les gros pulls. Cette option permet de se découvrir en fonction de ses besoins. Enfin, évitez les vêtements trop ajustés qui étouffent l’épiderme…

Essayez la phyto

La phytothérapie peut être utile contre les bouffées de chaleur. On parle beaucoup des phyto-oestrogènes, ces hormones produites par certaines plantes, notamment le soja, dont l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) a mis en doute les effets en 2005… tout en reconnaissant qu’à l’instar des THS/THM (traitements hormonaux substitutifs de la ménopause), elles sont contre-indiquées en cas d’antécédents de cancer de sein.
Mais il y a également des solutions phytothérapiques antibouffées dont l’action n’est pas hormonale. Leur but : calmer et détendre. Un médecin phytothérapeute peut donc recommander l’eschoscholtzia, la passiflore ou la valériane par exemple, en complément ou non d’un traitement classique.

Faites du yoga

Une récente étude menée à l’université de San Francisco (Etats-Unis) a démontré que faire du yoga chaque semaine pourrait diminuer le nombre de bouffées de chaleur de près de 30 % ! Un autre travail, cette fois réalisé à l’université de Pennsylvanie (toujours aux Etats-Unis), suggère quant à lui que cette activité physique, tout comme la marche, pourrait améliorer la sensation de bien-être à la ménopause, et limiter les symptômes tels que les bouffées de chaleur.

Tentez l’homéopathie

L’homéopathie présente deux avantages. Un, elle n’a pas d’effet secondaire. Et deux, elle colle au plus près des symptômes. Contre les bouffées brutales nocturnes associées à de l’agitation et de l’anxiété, on peut essayer l’Aconitum napellus 5 CH. En cas de sensation de froid et de sudations généralisées, mieux vaut opter en revanche pour du Sepia 9 CH. Si la sensation se manifeste surtout au niveau des joues, sans transpiration mais avec d’éventuels maux de tête ou des bourdonnements d’oreille, essayez Sanguinaria Canadensis 5 CH. Enfin, contre les bouffées du réveil qui s’accompagnent de sudation, tentez Lachesis mutus 7 CH…

Le THM aggraverait la menace d’infarctus

Le traitement hormonal de la ménopause (THM) soulève des inquiétudes depuis plusieurs années. Les études Women’s Health Initiative (2002), sur plus de 16 000 femmes, et Million Women Study (2003), sur plus d’un million de femmes, ont montré les répercussions du THM sur la santé cardio-vasculaire. Contrairement aux idées reçues, ces traitements ne protègent pas de l’infarctus. Pire, selon l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé : « Il existe une augmentation du risque coronaire sous traitement d’oestrogènes et progestatifs dans la population des femmes de 50 à 79 ans dont le risque cardio-vasculaire de base est bas. »
Mais il ne semble pas exister de sur-risque en cas de prise d’oestrogènes seuls.

Le THM accusé de favoriser les attaques cérébrales

Autre incrimination contre le traitement hormonal de la ménopause (THM) : son rôle dans l’apparition d’accidents vasculaires cérébraux ou AVC. Pour l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), 300 à 650 cas d’accident vasculaire cérébral par an seraient attribuables au THM sur la période 2000-2002.
Les études Women’s Health Initiative et Million Women Study notent également une augmentation du risque d’AVC avec les traitements à base d’oestrogènes seuls, ou d’oestrogènes et progestatifs. Parmi les raisons invoquées : certains oestrogènes pourraient modifier la coagulation du sang et favoriser la formation de caillots dans les veines.

Soja et DHEA : pas de garantie de sécurité

Parfois utilisés pour soulager les troubles de la ménopause, les produits à base de soja et la DHEA ne sont pas sans danger. Les dérivés du soja sont utilisés pour leursisoflavones, des oestrogènes végétaux proches des hormones sexuelles féminines. Mais il existe des risques de surdosage. Une consommation importante de laits, yaourts ou jus à base de soja peut amener à dépasser les recommandations sanitaires d’1 mg d’isoflavone par kilo corporel et par jour.
L’hormone DHEA est parfois employée contre les troubles de la libido, la fatigue ou la sécheresse cutanée à la ménopause. Mais rien ne prouve actuellement son efficacité directe. Plusieurs études, dont DHEAge (2000) sur 180 patients, constatent même unediminution du bon cholestérol sous DHEA.

Les facteurs de risque à surveiller

En matière de maladies cardio-vasculaires, les différents risques ne s’additionnent pas. Ils se multiplient. Une personne diabétique, qui a de l’hypertension artérielle et qui fume a 13 fois plus de risque de faire un infarctus qu’un individu non fumeur, sans diabète ni hypertension.
A la ménopause, plusieurs sources de risque doivent donc être surveillées de près. Il faut éviter l’excès de mauvais cholestérol, qui peut se déposer sur la paroi des artèreset former des plaques de graisse. L’hypertension artérielle fatigue le coeur. Le diabète, notamment de type 2, favorise aussi l’obstruction des artères. Il faut surveiller lesurpoids, qui aggrave ces trois facteurs. Le tabac, les antécédents familiaux et le manque d’exercice contribuent également à augmenter les risques.

Accident cardio-vasculaire féminin : les signes

L’infarctus ou l’angine de poitrine chez la femme se détectent parfois avec difficulté. A côté des classiques douleurs dans le bras gauche ou la poitrine, certains symptômes essentiellement féminins paraissent trop souvent anodins. Souffle court, nausée, fatigue, malaise, angoisse, perte d’appétit ou état grippal peuvent être les signes d’unaccident cardio-vasculaire. Comme des douleurs soudaines dans la mâchoire, le cou ou le haut du dos.
A cause de ces manifestations d’allure banale, les femmes arrivent en général plus tardivement à l’hôpital. Résultat : leur mortalité pour cause cardio-vasculaire reste stable depuis les années 1980, alors que celle des hommes tend à diminuer.

Comment protéger son coeur

A la ménopause, tous les facteurs de risque doivent être pris en charge, même si individuellement ils ne semblent pas dangereux. Des bilans de santé réguliers auprès de son médecin s’avèrent indispensables. Notamment pour vérifier les dosages sanguins et choisir un régime adapté.
Parmi les mesures à prendre : consommer moins de mauvaises graisses. L’excès de viande rouge ou de produits laitiers non écrémés augmente le taux de mauvais cholestérol dans le sang. Les huiles végétales et les poissons gras apportent au contraire de bonnes graisses. Les fibres des fruits, des légumes et des céréales aident à abaisser le taux de cholestérol. Une activité physique quotidienne de 30 minutesse révèle bonne pour les artères et pour le poids.

THM : le point sur les recommandations

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) estime le rapport bénéfice/risque du traitement hormonal de la ménopause (THM) encore favorable. Mais uniquement si les troubles climatériques, comme les bouffées de chaleur ou la sécheresse vaginale, altèrent vraiment la qualité de vie.
Un THM peut alors être prescrit, avec l’accord de la patiente, à la dose minimale et pour la durée la plus courte possible. Le médecin doit réévaluer le traitement chaque année et reconsidérer le ratio bénéfice/risque. Le THM reste contre-indiqué en cas de cancer du sein connu ou suspecté, d’accident thrombo-embolique veineux et artériel récent ou en évolution, d’affection hépatique.

10 solutions pour adoucir les peaux sèches !

PeauxsechesAu fil du temps et des bouleversements hormonaux, la peau devient plus sèche. Voici 10 solutions pour en finir avec les tiraillements et retrouver une peau douce, tonique et souple parfaitement hydratée !

Du lait au quotidien !

Comme tous les soins hydratants, le lait facilite la reconstruction de la barrière cutanée, en retenant l’eau de l’épiderme. Il est utile quel que soit le degré de sécheresse cutanée. En cas d’épiderme très sec, il faut opter pour un lait nutritif, riche en céramides (acides gras).
Fréquence d’application : tous les jours, au moins une fois, après la douche, voir matin et soir.
Sur quelle(s) partie(s) du corps ? En massage (pour une pénétration rapide) sur les cuisses, les jambes et la taille (les zones les plus sèches).
Nos trucs : pour un résultat encore plus rapide, appliquez le lait sur une peau encore humide. S’il a du mal à pénétrer, tamponnez avec une serviette.

Le bon usage de la crème hydratante

En déposant un film gras sur la peau, la crème hydratante empêche l’eau des tissus de s’évaporer. Elle évite ainsi la déshydratation. Elle est utile seule ou en complément d’un lait corporel ou d’une émulsion (huile). En cas de peau très sèche, utilisez des produits à base d’urée (agent naturel retenant l’eau), riches en céramides (acides gras).
Fréquence d’application : matin et soir de préférence après la douche.
Sur quelle(s) partie(s) du corps ? On peut appliquer une crème hydratante spécial corps sur le visage, et vice-versa. Attention : une formule trop grasse peut entraîner de l’acné.
Notre truc : si vous avez une tendance à l’eczéma, évitez les allergisants (parfum, anoline..).

Les huiles : en complément !

Riches en acides gras essentiels, certaines huiles favorisent la réhydratation. Misez sur celles d’avocat, d’arganier, d’onagre, de bourrache et de germe de blé. Cette dernière contient en plus de la vitamine E, un antioxydant qui protège les tissus du vieillissement.
Fréquence d’application ou prises : en émulsion, tous les jours sur une peau humide ou sèche. Par voie orale : 1 ou 2 gélules d’onagre (500 mg) par jour au cours du repas, 1 gélule de bourrache (150 mg) deux fois par jour avant les repas, et 1 à 2 gélules de germe de blé (300 mg) matin et soir.
Notre truc : appliquez tous les jours 2 gouttes d’huiles essentielles de céleri ou de niaouli dans 1 cuillère à café d’huile végétale. Bien choisir son savon
En contact quotidien avec la peau, les gels douche sont souvent responsables de sécheresse cutanée. Il faut bien les choisir ! Privilégiez les produits surgras : ils contiennent des substances hydratantes (glycérine, beurre de karité) qui retiennent l’eau. Et bannissez les savons antibactériens ou les gammes parfumées qui assèchent (elles sont riches en alcool).
Fréquence d’application : se doucher quotidiennement n’est pas une obligation ! Vous pouvez laisser votre peau souffler durant 48h.
Notre truc : évitez de savonner à chaque douche les zones du corps les plus à risque (buste, dos, jambe

Pas de bain !

Quand on veut garder une belle peau, « Il ne faut pas prendre de bain ! », précise le Dr Joelle Sebaoun, dermatologue. Pourquoi ? Parce que le corps reste forcément immergé longtemps dans l’eau. Or, l’eau agresse la barrière cutanée ! Mieux vaut se contenter de la douche. Même si, là aussi, il n’est pas conseillé d’en abuser.
La bonne fréquence : même s’il faut se laver tous les jours, la toilette complète du corps ne peut être que tous les deux jours (pas plus de dix minutes) et plus de bain, si possible !
Notre truc : évitez l’eau trop chaude. Elle favorise la sécheresse cutanée car elle dilue le sébum (substance grasse) qui protège la peau.

Boire de l’eau !

Bien hydrater sa peau c’est aussi et surtout l’hydrater de l’intérieur ! Il faut boire au minimum un litre et demi d’eau par jour. Pensez aux tisanes, à la soupe, aux citronnades.
La bonne fréquence : tâchez de boire tout au long de la journée. De cette manière, vos apports hydriques seront continus.
Notre truc : attention à ne pas trop consommer de café, de thé et de boissons gazeuses à base de caféine. Ces boissons étant diurétiques, elles déshydratent plus qu’elles n’hydratent !

Misez sur les oméga 3 !

Pour lutter contre une peau sèche, il faut privilégier les aliments à base de vitamines et d’acides gras essentiels (oméga 3, oméga 6). Vous en trouverez dans tous les poissons, mais surtout dans les poissons gras (hareng, sardine et saumon). Il y en a également dans les fruits, les légumes, les soupes et potages, les jus de carottes, de tomates, les cocktails de fruits frais et les céréales !
A quelle fréquence en consommer ? Tous les jours !
Notre truc : du côté des huiles, utilisez de préférence des huiles végétales de colza et de noix, plus riches en oméga 3.

Les solutions homéo

Plusieurs traitements homéopathiques permettent de lutter contre la sécheresse cutanée. Les homéopathes prescrivent le plus souvent : Natrum Muriaticum (7 ou 9 CH), le Bryonia (5 CH), et l’Aluminia (5 CH). Pour Albert Claude Quemoun, docteur en pharmacie et président de l’Institut homéopathique scientifique : le premier est « surtout un traitement de fond ». Les deux autres sont des traitements symptomatiques.
La fréquence des prises : plusieurs fois par jour selon les traitements. A noter, ces remèdes peuvent être interrompus dès que la sécheresse s’estompe.

Les traitements hormonaux

A partir de la ménopause, le taux d’hormones chute et entraîne une déshydratation cutanée. Pour pallier cette carence hormonale, un traitement à base d’oestrogènes peut être prescrit. Son but : améliorer l’hydratation et assouplir la peau. Mais attention : les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause (THS/THM) font l’objet de controverses dans le milieu médical. Certaines études démontrent qu’ils sont responsables d’une augmentation du risque de cancer et d’accidents vasculaires. Le Dr Agnès Gadroy recommande pour sa part de ne pas « utiliser le traitement hormonal si la sécheresse cutanée liée à la ménopause ne s’accompagne d’aucun autre symptôme vraiment gênant (bouffées de chaleur par exemple) ».

Se protéger du soleil

Le soleil est l’un des pires ennemis de la peau ! Pour éviter qu’il ne l’abîme et la dessèche, prenez certaines précautions. Un, ne vous exposez jamais entre 10 et 16 heures. Deux, ne vous savonnez qu’une fois même si vous prenez plusieurs douches par jour pour vous rafraîchir. Trois, rincez-vous après chaque baignade en mer ou en piscine : le sel et le chlore accentuent le dessèchement cutané. Enfin, optez pour une crème solaire qui soit aussi hydratante et utilisez-la sur une peau propre.

9 solutions contre les infections urinaires

BoireVous êtes sujette aux infections urinaires ? 9 solutions pour les prévenir ou s’en débarrasser !
Buvez au moins 1,5 l d’eau par jour

Pourquoi dit-on qu’il faut boire pour éviter et/ou soigner les infections urinaires ? Parce qu’elles peuvent être liées à une stagnation des bactéries qui colonisent les organes génitaux externes. Boire permet une évacuation naturelle des germes pathogènes.
Conseil : buvez, même si vous n’avez pas le sentiment d’avoir soif. Si besoin, diversifiez ! Pensez au thé, aux gaspachos, au jus de citron, tout est bon pour s’hydrater.

Surveillez votre alimentation

Un transit paresseux favorise les infections urinaires. Les intestins appuient alors sur le canal de l’urètre qui risque d’être contaminé par les bactéries.
Conseils : stimulez votre transit en adoptant une alimentation riche en fibres, c’est-à-dire en fruits et légumes. En dernier recours, optez pour des laxatifs (attention, ils ne sont efficaces que de manière passagère, mais ils aggravent à terme les constipations chroniques).

Une toilette intime adaptée

L’équilibre de la flore vaginale est lié au pH (taux d’acidité) que peut venir perturber l’utilisation de produits, soit trop acides, soit trop basiques. Résultat : la prolifération de bactéries qui peuvent contaminer les organes génitaux.
Conseils : bannissez les savons trop agressifs et essayez d’utiliser un savon testé dermatologiquement qui assure le maintien de l’équilibre bactérien : pH neutre, savon hygiène intime, pain surgras.

Evitez les vêtements serrés !

Un contact trop intime entre la peau et les textiles empêche l’épiderme de respirer et favorise la contamination urinaire. Les vêtements trop ajustés sont de vrais bouillons de culture où les bactéries prolifèrent.
Conseils : optez pour le coton et les vêtements amples.
On oublie les robes trop serrées, les sous-vêtements en synthétiques.

Une miction après chaque rapport

Pensez à uriner après chaque rapport sexuel. La miction post-coetale est le meilleur moyen d’éviter la prolifération de germes contractés durant les relations sexuelles, au niveau des voies urinaires. Et ceci vaut pour la femme, physiologiquement plus sujette aux infections urinaires, comme pour l’homme qui se prévient ainsi d’une éventuelle prostatite !

Faut-il prendre des antibiotiques ?

Une infection urinaire ne doit être traitées par antibiotiques qu’après examens biologiques et si :
– le nombre de leucocytes dans les urines est supérieur à 1 million
– le nombre de germes est supérieur à un million
– il y a présence d’une flore microbienne non polymorphe (il n’y a qu’une seule sorte de germes).
Vous ne devez vous automédiquer en aucun cas sous peine de vous traiter inutilement et de sélectionner des germes résistants à long terme, difficiles ensuite à soigner.
Conseils : Consultez ! Votre médecin vous prescrira une analyse systématique des urines.

Quand consulter ?

Les infections urinaires peuvent entraîner des graves complications notamment au niveau des reins.
Conseils : consultez en urgence votre médecin si vous éprouvez une sensation de brûlure plus de 24 h (sauf douleur insupportable) et si vous avez de la fièvre (plus de 38 °C). Revoyez un praticien si les symptômes persistent malgré une prescription.

Demandez un bilan

Le dépistage des malformations urinaires se fait en général in utero, mais certaines passent inaperçues. Une recherche peut donc être effectuée en cas d’infections urinaires répétées chez l’adulte.
Conseils : si vous faites des infections récidivantes, parlez-en à votre médecin, surtout si vous n’avez jamais eu d’explorations. Il peut vous prescrire un uro-scanner ou une échographie, même si aucun examen n’est systématique.

Etre un homme !

L’anatomie des voies urinaires basses de l’homme ne favorise pas les infections urinaires. L’urètre (canal qui permet d’uriner) est, chez la femme, beaucoup plus court et surtout proche du rectum, ce qui favorise le passage des bactéries du tube digestif vers les voies urinaires excrétrices. Mais attention, les infections urinaires chez l’homme, surtout si elles sont fébriles (accompagnées de fièvres), sont plus difficiles à soigner car elles se transforment souvent en prostatites.
Conseils : au moindre symptôme, consultez le plus vite possible.