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OBÉSITÉ

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Stress : il fait grossir !

On dit que le stress fait grossir. Vrai ou faux ? Augmente-t-il vraiment le tour de taille et peut-on contrer ses méfaits supposés ?

Un réflexe hormonal !

Pourquoi le stress fait-il grossir ? Parce que nous avons gardé des réflexes physiologiques remontant à la nuit des temps ! Autrefois, tout homme devait pouvoir courir en cas de danger, face à un ours par exemple. Résultat, tout stress commande à l’organisme de puiser dans les réserves d’énergie et de graisses, puis de compenser les pertes au plus vite en mangeant ! Dans le détail : l’hypothalamus augmente la production de peptide Y2 et de cortisol. Substances qui stimulent l’appétit et la prolifération des cellules graisseuses.

Le stress épaissit la taille !

Les graisses sont stockées dès le début de la période de stress, en raison de la sécrétion de cortisol. Mais l’hormone reste hélas active durant plusieurs jours… Le corps continue donc à engranger des lipides après coup ! Et ce n’est pas tout : le stress favorise aussi une prise de poids localisée. Il entraîne un épaississement de la taille (y compris chez la femme !).
A noter : ce type de surcharge pondérale est particulièrement mauvais pour la santé (il favorise le diabète de type 2 et les maladies cardio-vasculaires)

Rester zen, c’est rester mince !

Une étude parue aux Etats-Unis, portant sur 2000 femmes de 45 à 52 ans, a montré qu’adopter une attitude zen et se relaxer permet de limiter la prise de poids. Pratiquer un art martial ou du yoga, suivre une psychothérapie comportementale, respirer profondément… tout cela aide à mieux maîtriser notre stress, donc à diminuer le taux de cortisol présent dans l’organisme, à l’origine de la sensation de faim. Dormir est également bon pour la ligne. C’est une activité relaxante qui fait brûler des calories !

Le régime antistress

Diététiciens et nutritionnistes affirment qu’en cas de stress, mieux vaut faire une croix sur le chocolat et autres sucreries (même si ces aliments ont des vertus anxiolytiques). Optez pour des sucres lents (pain, pâtes, riz..) qui apportent l’énergie nécessaire pour tenir toute la journée. Les produits riches en vitamine B (viandes, poissons, oeufs) ou C (épinards, poivrons, pommes de terre), en calcium (produits laitiers), en magnésium (fruits de mer) et en acides gras (huiles végétales, poissons) sont efficaces contre le stress.

Quelles sont les complications cardio-vasculaires ?

Complicationobesite– Hypertrophie ventriculaire gauche et insuffisance cardiaque :

L’hypertrophie ventriculaire gauche est l’épaississement des parois du coeur, pouvant aboutir à la diminution de l’activité normale de celui-ci par rapport aux besoins de l’organisme.
Un surpoids de 30% par rapport au poids idéal double au bout de 25 ans le risque d’insuffisance cardiaque

– Hypertension artérielle (HTA) : La mesure de la tension artérielle chez le sujetobèse nécessite un brassard spécial dont la taille est adaptée aux dimensions du bras du patient.
Les chiffres de tension artérielle augmentent avec le poids (et surtout le pourcentage de masse grasse) : une augmentation de poids de 10 kg s’accompagne d’une élévation tensionnelle d’environ 2 à 3 mmHg.
La probabilité de développer une HTA est 2 à 3 fois plus élevée que dans la population générale chez les sujets dont l’IMC dépasse 30 kg.

– Autres complications : L’obésité favorise l’apparition de certains troubles du rythme cardiaque, dont certains peuvent être responsables de mort subite.
Elle est également responsable de l’apparition de complications respiratoires comme une dyspnée d’effort (difficultés à respirer), le syndrome d’apnée du sommeil, et s’accompagne d’un risque majoré de thrombose veineuse (phlébite) et d’embolie pulmonaire.
Le risque opératoire encouru au cours d’une intervention chirurgicale est également plus important chez les patients obèses, ce qui nécessite une évaluation préopératoire cardiovasculaire et respiratoire approfondie.

Il existe également un risque de troubles métaboliques et notamment développement d’un diabète ou d’hypercholestérolémie.

Quels sont les objectifs du traitement de l’obesité dans la prévention cardiovasculaire ?
L’objectif de la prise en charge de l’obésité n’est pas uniquement pondéral, mais vise aussi l’amélioration de l’état de santé global du patient sur le long terme.
A ce titre, une perte de poids de l’ordre de 5 à 15% par rapport au poids maximal est actuellement considérée comme un objectif réaliste pouvant être maintenu sur le long terme.
L’effet de la perte de poids sur la diminution de la pression artérielle est le moyen non médicamenteux le plus important dans le traitement de l’HTA : 1% de perte de poids s’accompagne en moyenne d’une baisse de 1 à 2 mm Hg de la tension artérielle sur le long terme.
Indépendamment des effets sur l’HTA, une perte de poids modérée (10%) permet d’améliorer les autres facteurs de risque cardiovasculaires comme les paramètres du bilan lipidique, et l’équilibre glycémique chez les diabétiques.

Non au régime restrictif

ObésitéenfantL’obésité chez un enfant, à plus forte raison s’il a moins de 6 ans, consiste à ramener l’apport calorique à la normale, les régimes restrictifs étant incompatibles avec une bonne croissance. Son régime doit être personnalisé pour tenir compte de ses goûts et des habitudes alimentaires de la famille.
Il est du ressort d’un médecin spécialisé. Généralement, le simple rééquilibrage des repas suffit à lui faire perdre du poids. Petit rappel : près de 80 % des enfants obèses sautent le petit déjeuner, 75 à 80 % grignotent le matin pour tenir jusqu’au déjeuner, déjeunent mal parce que le grignotage leur a coupé l’appétit, grignotent l’après- midi jusqu’au dîner.
Un petit déjeuner copieux et un vrai goûter sont les meilleurs moyens de lutter contre le grignotage.

L’obésité – causes et conséquences

CausesconsequencesDans plusieurs pays européens, un tiers de la population, voire davantage, rencontre des problèmes de poids. Malgré une meilleure prise de conscience de l’importance de la nutrition, l’obésité et l’embonpoint restent un problème… de poids.

Si vous êtes du sexe masculin, que vous mesurez 1,80m et que vous pesez plus de 100 kg ou si vous êtes du sexe féminin, que vous mesurez 1,60m et que vous pesez plus de 77 kg, vous êtes obèse. Au Royaume-Uni, par exemple, en moins de deux décennies, l’obésité est passée de 8 à 16% chez les femmes et de 6 à 13% chez les hommes.
Un Index de Masse Corporelle (IMC ou, en anglais, Body Mass Index, BMI) de plus de 30 indique une forme d’obésité. L’IMC est calculé en divisant le poids de la personne par le carré de sa taille (kg/m2).

« Les personnes obèses encourent des risques sérieux d’hypertension, de diabètes non liés à l’insuline, de présence trop importante de cholestérol et d’autres lipides dans le sang, de problèmes cardiaques, de cancers du sein et du côlon » indique le Dr. Andrew Prentice du Medical Research Centre (Royaume-Uni). Les experts estiment que l’obésité ponctionne de 3 à 8% des coûts médicaux dans certains pays européens, c’est-à-dire autant que les programmes sanitaires contre le cancer ou le sida.

Sept hommes et huit femmes sur dix n’ont aucune activité physique
Même si les facteurs génétiques jouent un rôle indéniable dans certains cas, les aspects environnementaux contribuent considérablement à l’obésité. Aujourd’hui, le menu standard de l’Européen  qui comporte des aliments très énergétiques et très gras  associé à une vie de plus en plus sédentaire favorise l’obésité. Il existe un réel déséquilibre entre l’énergie ingurgitée et l’énergie dépensée via l’activité physique. Et le pire est à venir. Cette tendance inquiétante affecte maintenant enfants et adolescents.

Les obèses préfèrent les nourritures à haute teneur en graisses. Seulement les lipides sont moins « productifs » que les hydrates de carbone ou les protéines, même si leur apport en calories est double. Il est facile d’ingurgiter des matières grasses mais leur assimilation est une autre paire de manches car le corps préfère brûler des hydrates de carbone.

Mais ce qui est étonnant, c’est que parallèlement, la consommation totale d’aliments énergétiques et gras est en chute. Ce n’est donc pas là qu’il faut chercher la cause de l’actuelle épidémie d’obésité. Les spécialistes accusent notre style de vie toujours plus sédentaire. L’exercice physique de guérit pas l’obésité mais il favorise l’oxydation des graisses, ce qui semble manquer aux personnes obèses.
D’après les experts, il faut « combiner le régime et l’exercice ». « C’est un bon départ pour guérir l’obésité » précise le Dr. Prentice.

Kilos en trop : tous mauvais pour la santé ?

BalanceTous les kilos en trop ne sont pas forcément mauvais pour la santé. Contrairement aux idées reçues, certains ont peu d’incidence. Alors que d’autres doivent absolument vous alerter !
La bedaine est dangereuse, pas la culotte de cheval !

Plus les kilos en excès se situent dans le ventre et sur le haut du corps (cou, thorax, partie de l’abdomen au-dessus du nombril), plus les risques pour la santé augmentent. En revanche, lorsque les rondeurs sont localisées sous le nombril, sur les hanches ou les cuisses, elles sont beaucoup moins dangereuses.

Comment évaluer sa répartition graisseuse ?

Pas besoin de matériel sophistiqué ! Pour évaluer les conséquences de ses formes sur sa santé. Il suffit de se munir d’un mètre de couturière, souple mais non extensible. Mesurez avec l’aide de celui-ci, votre tour de taille au niveau le plus étroit et votre tour de hanches au niveau où celui-ci est le plus large.
Durant cette mesure, tenez-vous debout, sans forcer votre respiration, ni rentrer votre ventre. On divise ensuite la valeur obtenue pour le tour de taille par celle du tour de hanches, chacune étant mesurée en centimètres. Le rapport taille/hanches permet de situer ses risques.

Kilos en trop : quand s’inquiéter ?

Lorsque le rapport taille/hanches est supérieur à 0.85 chez la femme, on parle de topographie  androïde  de la graisse corporelle. Il est souhaitable alors de maigrir. Un ventre proéminent met plus la santé en péril que ne le feraient des hanches larges. Ainsi, les risques de diabète ou de maladie cardio-vasculaire sont plus que doublés en cas de bedaine par rapport à une culotte de cheval. De plus, l’excès de graisse abdominale augmente les risques de cancer et de troubles respiratoires.

Vous avez un apport taille/hanches de 0.64 à 0.85

Les risques de maladies cardio-vasculaires ou de maladies du métabolisme (diabète, cholestérol) sont peu augmentés avec un rapport taille hanche de 0.64 à 0.85.
En revanche, s’il y a en outre un éventuel surpoids, les kilos en excès sont souvent mal supportés par les articulations, notamment les genoux.

Vous avez un rapport taille/hanches inférieur à 0.64

Que vous soyez à moins de 0,64 ou vous vous situiez entre 0.64 et 0.85 ne change pas grand-chose. Si ce n’est que le risque de problèmes cardio-vasculaires ou métaboliques est encore plus bas.