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Anevrisme

Rupture d’anévrisme : quels sont les signes ?

On dit souvent que la rupture d’anévrisme n’entraîne aucun symptôme. Faux ! Non seulement il peut y avoir des signes d’alerte, mais vous êtes plus à risque si vous avez du cholestérol, de l’hypertension ou du diabète. Les signes qui doivent vous amener à consulter en urgence
L’anévrisme peut entraîner des symptômes
2 à 3 % de la population serait porteuse d’un anévrisme (dilatation d’une artère qui rompt brutalement), soit congénital, soit acquis (dû à des pathologies cardio-vasculaires : hypertension, diabète…). La rupture est spectaculaire et peut entraîner la mort. On dit souvent que les symptômes sont rares, mais il en existe ! Le gonflement des parois de l’artère (cérébrale ou abdominale) peut provoquer, quelques mois avant la rupture : – Si elle se trouve au niveau du cerveau, des troubles tels qu’une paupière qui tombe brusquement, une vision double, une douleur faciale, des migraines… – Si elle se trouve dans l’abdomen ou le thorax, une pulsation au niveau du ventre, parfois des douleurs thoraciques, une difficulté à avaler ou à respirer…
Reconnaître les signes d’une rupture au cerveau
Environ 1/3 des personnes porteuses d’un anévrisme connaissent une alerte quelques jours ou semaines avant une rupture. Il s’agit d’une fissure de l’artère… Un accident transitoire ischémique (AIT) apparaît brutalement et dure de trente secondes à dix minutes. Les symptômes : Le premier, commun à la plupart des patients, est un mal de tête très violent et brutal. Cette douleur est souvent accompagnée de vomissements et de nausées, avec une sensibilité accrue à la lumière et au bruit. La personne peut perdre connaissance ou même sombrer dans le coma, pour les cas les plus graves. D’autres troubles, plus rares, peuvent apparaître, comme une paralysie passagère, la maladresse d’un membre…
Reconnaître les signes d’une rupture aortique
De la même manière que pour le cerveau, certaines signes témoignent d’une fissure de l’artère quelques jours ou quelques semaines avant l’anévrisme au niveau de l’abdomen et du thorax. Les symptômes : On retrouve souvent une douleur et une sensibilité intenses et brutales au niveau de l’estomac ou du bas du dos, qui peut s’étendre au thorax. Puis la fissure est colmatée par l’organisme et les signes disparaissent jusqu’à la rupture. A savoir : Ce n’est pas systématique, mais au moment de l’incident, la personne peut présenter une différence de pouls entre un bras et l’autre. Un signe de plus auquel il faut rester attentif pour ne pas passer à côté.
Anévrisme : que faire en cas de symptômes ?
Certaines personnes, les symptômes s’estompant, oublient vite l’incident précurseur d’anévrisme et retournent à leur quotidien. Pourtant, en cas de doute, n’hésitez pas à consulter en urgence dans un service de neurologie qui prescrira un certain nombre d’examens : prise de sang, échographie-doppler, électrocardiogramme… Si l’anévrisme est avéré, un traitement et une surveillance peuvent être instaurés pour éviter l’accident grave. Sachez-le : Un tiers des anévrismes sont découverts par hasard, lors d’un bilan de santé ou lors d’examens pour toutes autres raisons médicales
Se faire dépister pour un anévrisme au cerveau
On ne connaît pas encore les causes exactes d’un anévrisme. Il existe cependant des formes familiales (un cas sur dix). Aussi, un dépistage (par scanner ou IRM), peut être proposé quand un ou deux parents proches ont été touchés. N’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant. Celui-ci vous conseillera un spécialiste. Si l’anévrisme est découvert lorsqu’il est encore petit (moins de 6 mm) et qu’il n’y a aucun symptôme, une surveillance en général est préconisée tous les 6 à 12 mois. Grâce à la surveillance, la plupart des patients sont aujourd’hui opérés dès que le seuil limite préventif est atteint.
Anévrisme abdominal : un dépistage plus facile
On découvre parfois l’anévrisme de l’aorte abdominale au cours d’une échographie pour une toute autre maladie. Il arrive aussi que votre médecin généraliste le dépiste à la palpation : il peut sentir au niveau du ventre une masse battante suspecte. Dès 60 ans, n’hésitez pas à lui demander. En cas de doute, il prescrira des examens de contrôle, comme une échographie abdominale ou un scanner. Si l’anévrisme est confirmé, une surveillance annuelle est mise en place lorsqu’il ne dépasse pas 40 mm (le diamètre de l’aorte est de 20-25 mm). Grâce à la surveillance de l’aorte, la plupart des patients sont aujourd’hui opérés dès le seuil limite préventif atteint.
Des traitements pour éviter la rupture
Pour le cerveau : Le médecin utilise l’embolisation dans plus de 70 % des cas. Un petit cathéter est introduit dans l’artère fémorale, au pli de l’aine, puis remonté par les vaisseaux jusqu’au cerveau. Sous contrôle échographique, il dépose des spirales en platine souples dans la poche de l’anévrisme, destinées à le boucher et à consolider l’artère fragilisée. L’intervention, qui se déroule sous anesthésie générale, ne laisse pas de cicatrice. La récupération est plus rapide qu’avec une chirurgie classique : cette dernière nécessite une ouverture de la boîte crânienne. Pour l’aorte abdominale et thoracique : Le traitement consiste à clipper l’anévrisme (il est alors séparé du reste de la circulation sanguine) ou à poser une prothèse par cathéter ou chirurgie
Etes-vous à risque ?
L’origine de l’anévrisme est mal connue. Mais il peut toucher tout le monde, aussi bien enfant (rare) que personne âgée, femme ou homme. Il est soit congénital (une anomalie de l’artère se développe en anévrisme au fil du temps), soit « acquis », c’est-à-dire causé par le développement d’une maladie cardio-vasculaire (qui peut provoquer une fragilisation de la paroi des artères et faire apparaître un anévrisme). Vous avez un risque accru : – Si un ou des proches de votre famille ont eu un anévrisme – Si vous êtes atteints de pathologies cardio-vasculaires (hypertension artérielle, diabète, taux élevé de cholestérol…). A savoir : La sédentarité, le tabagisme, l’abus d’alcool et l’obésité augmentent les risques d’anévrisme
Qu’est-ce qu’un anévrisme, exactement !
Certaines personnes naissent avec une fragilité des vaisseaux, qui demeure ignorée parce qu’elle n’occasionne souvent aucun symptôme. Au fil du temps, la paroi d’une artère se dilate peu à peu et forme un petit ballon de plus en plus mince et fragile, appelé anévrisme. Si elle grandit et se dilate trop, l’artère peut alors se rompre à tout moment. Les anévrismes peuvent se former à différents endroits. On parle souvent du cerveau, mais le type le plus courant est celui de l’aorte abdominale et du thorax, la plus grande artère du corps, qui achemine le sang du coeur aux organes. On retrouve aussi l’anévrisme des membres au niveau du pli du genou.

Quelle sexualité après un infarctus ?

SexeinfarctusVous avez eu un infarctus ? Inutile de faire une croix sur votre sexualité ! Le plaisir est autorisé et même recommandé… moyennant quelques précautions.

 

Continuez à faire l’amour
L’amour est bon pour le cœur. Et en général, vous pouvez recommencer à pratiquer dans le mois qui suit l’infarctus, si votre maladie coronarienne est stable. C’est votre cardiologue qui vous le dira. L’activité sexuelle est tout simplement équivalente à un effort physique d’intensité modérée : si vous pouvez faire six minutes de tapis roulant ou monter rapidement un escalier de deux étages sans être essoufflé, vous êtes prêt. Une étude anglaise, menée en 2001, a montré que les hommes qui atteignaient en moyenne 3 orgasmes par semaine sur une période de 10 ans, avaient 2 fois moins de risques de subir une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral qu’une population témoin. Par ailleurs, l’amour est le meilleur des antistress.
Optez pour certaines positions
Il est important de se sentir parfaitement à l’aise… pour limiter l’effort. Ainsi, il est préférable d’éviter les positions qui compriment les bras (surtout le gauche) et la poitrine. Le ou la partenaire peut aussi devenir plus actif (ve). Par exemple, si Monsieur a le cœur fragile, Madame peut expérimenter des positions où elle sera sur lui, imprimant un mouvement lent et profond. Vous êtes en panne d’inspiration ? Consultez notre rubrique Kamasutra et testez les positions qui vous semblent les plus tranquilles.
Misez sur les préliminaires !
Pendant la phase d’excitation, le cœur passe de 70 pulsations par minutes environ, à 100 ou 120. Cela correspond à peu près à la montée de deux étages. Si vous pouvez faire ce petit effort, pas de soucis, vous pouvez câliner en paix.
Cependant, de la même façon que vous ne grimpez pas les escaliers en courant, ne précipitez pas l’acte sexuel. Prenez votre temps, goûtez les préliminaires. Non seulement c’est bon pour votre cœur (vous lui éviterez de s’emballer), mais aussi de manière générale, pour votre sexualité. Vous aurez l’impression de redécouvrir une autre qualité de plaisir, un nouveau mode d’exploration du corps de l’autre. Et peut-être ressentirez-vous de nouvelles et délicieuses sensations…
Chouchoutez-vous !
Depuis votre accident, vous l’avez compris, il faut vous chouchouter ! L’amour y contribue. Afin de le pratiquer dans les meilleures conditions possibles et ainsi protéger votre cœur, mettez en place des rituels particuliers. Assurez-vous que la chambre est à bonne température, ni trop chaude, ni trop froide (entre 19 et 22°C), allongez-vous confortablement, musique douce, lumière tamisée : tout doit être pensé pour que vous soyez le plus au calme possible. Evitez de boire de l’alcool ou de trop manger avant : cela augmente la tension artérielle qui s’élèvera également lors de l’acte sexuel. Enfin préférez le soir à l’aube. Le petit matin est en effet le moment le plus à risque pour les accidents cardiovasculaires.
Limitez le stress
Une étude récente présentée à l’American College of Cardiology en avril dernier a montré que les coronariens qui contrôlaient leur stress avaient 60 % moins de risque de faire un infarctus que ceux qui présentaient un niveau de stress élevé.
Inutile donc d’augmenter le vôtre lors de l’acte sexuel. Mieux vaut éviter les situations où vous vous sentiriez tendu(e) ou inquiet(e) quant à vos performances. Ainsi, les célibataires peuvent, certes, continuer à chercher l’âme sœur, mais la première fois devra se dérouler dans les meilleures conditions possibles de confiance et de tranquillité. En revanche, les aventures extraconjugales d’un soir menées tambour battant dans des lieux improbables sont plus à risques qu’auparavant.
Attention aux signes d’alerte
Une étude américaine a montré que 40 % environ des hommes présentant une dysfonction érectile souffraient d’amas de cholestérol dans les artères et donc étaient à risque cardiovasculaire. Si votre érection est défaillante, surtout au réveil, n’hésitez pas à en parler rapidement à votre cardiologue. Certes, ce problème peut être lié à votre anxiété, à la prise de certains médicaments (béta bloquants par exemple) mais mieux vaut vérifier que tout va bien. Par ailleurs, en cas de panne, les médicaments proposés habituellement peuvent vous être proposés mais à certaines conditions seulement. Pas question donc de vous procurer du Viagra sur Internet : vous mettriez votre vie en danger.
Motivez votre partenaire
Lors de votre infarctus, votre partenaire a eu peur pour vous, peur de vous perdre. Il est normal qu’il (elle) soit anxieux (se) et parfois même plus que vous. Cette angoisse peut bloquer sa libido et lui faire craindre toute relation intime. Parlez-en avec elle (il). Expliquez-lui combien il est important pour vous et pour votre couple de reprendre une vie le plus semblable possible à celle d’avant l’accident. Si vous sentez que vous avez des difficultés à communiquer, ou si sa peur ne cède pas, n’hésitez pas à consulter ensemble soit votre cardiologue, soit, même, un médecin sexologue qui a l’habitude de ce type de situation.
Faites le point avec votre médecin
« Dans le doute, abstiens-toi », dit le proverbe, et ceux qui ont subi un infarctus sont nombreux à prendre cette maxime à leur compte. Le plus souvent cette frilosité est due à l’ignorance. Dommage ! Le sexe n’est que très exceptionnellement déconseillé et lorsqu’il l’est, c’est que tout autre mouvement est proscrit. N’hésitez donc pas à aborder cette question avec votre cardiologue dès votre sortie d’hôpital. Il vous expliquera par exemple que l’infarctus lors de l’acte sexuel est très rare, beaucoup plus rare que le risque de faire un accident cardiaque lors d’une match important de foot lorsque l’on est supporter.
Pratiquez un sport doux
Le cœur est un muscle. Plus il travaille, plus il devient fort. Cependant après uninfarctus, cet organe est cicatriciel. Il faut donc le réhabituer progressivement à l’exercice. Généralement, le médecin établit un programme de remise en forme en fonction du type d’accident subi et des gestes médicaux qu’il a nécessités (pose de stents, pontage…). Ensuite, il y a toujours intérêt à pratiquer régulièrement un sport doux afin d’entretenir son muscle cardiaque et d’éviter les récidives : marche rapide, vélo, natation, sont les plus souvent conseillés. Il faut un cœur endurant pour garder une vie sexuelle parfaitement épanouie.

Neuf conseils pour le cœur

ConseilscoeurLes maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité en France. Or, nous savons aujourd’hui ce qu’il faut manger… et ne pas manger pour les prévenir !

L’alcool à petite dose
L’alcool est très toxique pour le cœur et les vaisseaux… à forte dose. En revanche, en petite quantité – deux verres de vin rouge par jour – il a des effets bénéfiques. Seules exceptions : l’alcool est déconseillé si vous souffrez de triglycérides élevés (mauvaises graisses) ou d’obésité (car il est riche en calories).
Du poisson au moins deux fois par semaine
Les graisses contenues dans le poisson diminuent le risque de formation de thrombose et, à forte dose, diminuent la concentration de triglycérides. Il est conseillé de manger du poisson au moins deux fois par semaine. Mais attention, même si elles sont riches en calcium, n’avalez pas les arrêtes !
Moins de beurre et de fromage
Les graisses saturées augmentent le risque cardio-vasculaire et le mauvais cholestérol (LDL-cholestérol). Il faut donc limiter la consommation des aliments qui en contiennent le plus : le beurre et le fromage, dont les Français sont les plus gros consommateurs au monde ! Sachez aussi que plus un fromage est sec, plus la concentration en matières grasses sera importante. Il faut éviter les fromages à pâte pressée qui sont parmi les plus riches en matières grasses et favoriser la consommation de fromage blanc, yaourt et lait demi-écrémé pour maintenir l’apport en calcium…
Gare à la viande et à la charcuterie
Les viandes et la charcuterie représentent une source importante de graisses saturées, mais la quantité de graisses contenue dans les produits carnés varie suivant l’animal. En pratique, une viande maigre, ou dont le gras peut être facilement retiré, est généralement conseillée. Ainsi, la volaille est recommandée à condition de retirer la peau. Quant au lapin, il est peu gras et contient des graisses insaturées de bonne qualité.
Surveiller son poids
Se maintenir à son poids idéal, c’est rester à un poids qui ne nuise pas à sa santé cardio-vasculaire. Plus précisément, pour votre médecin, c’est avoir un indice de masse corporelle (IMC) raisonnable. Pour le calculer, vous devez diviser votre poids (en kg) par votre taille au carré (en m). Le résultat doit être compris entre 20 et 25. Au-delà de 25, on est en surpoids. Et à partir de 30, on est considéré comme obèse. Par exemple, si vous mesurez 1,80 m et que vous pesez 75 kg, votre indice de masse corporelle est de : 75 / (1,80 x 1,80) = 23,14. Vous êtes dans la « norme » raisonnable !
Plus de fruits et de légumes
On ne le répétera jamais assez : la consommation de fruits et légumes est associée à un risque moindre de maladies cardio-vasculaires et de cancers. Les légumes doivent être consommés sans restriction, notamment en cas de surpoids, car ils apportent peu de calories (de l’ordre de 30 à 40 calories pour 100 g), des fibres, du potassium et de nombreux antioxydants !
Attention au cholestérol
Le cholestérol étant l’un des principaux facteurs de maladies cardio-vasculaires, le jaune d’œuf, le beurre ou les abats, qui en contiennent en grande quantité, doivent être limités. Bien sûr, il n’est pas question de bannir les graisses, qui sont indispensables à l’organisme. Mais il faut veiller à manger le moins de mauvais lipides possible et à augmenter sa consommation de graisses bénéfiques, de type oméga-3. Le poisson en contient en grande quantité, notamment les espèces issues des mers froides du Nord…
Réduire le sel
D’une façon générale, limiter la consommation de sel est bénéfique pour la santé cardio-vasculaire. En conséquence, gardez la main légère à table… et même, oubliez la salière (on s’en déshabitue très vite !). Surveillez également votre consommation de charcuterie et de fromage, très riches en sodium.
Les fibres, très bénéfiques
Les féculents, c’est-à-dire les produits céréaliers, les légumes secs (lentilles, haricots, pois…), les pâtes et les pommes de terre sont une excellente source de fibres. Or, celles-ci sont associées à une baisse du risque cardio-vasculaire. En outre, les sucres lents sont riches en protéines et pauvres en lipides, donc recommandés avec un taux de cholestérol ou de triglycérides élevé.

Les secrets du régime crétois

Regimecretois80 % de risques cardio-vasculaires en moins et une santé exceptionnelle ! Le régime crétois peut faire baisser le cholestérol, l’hypertension, le risque d’infarctus, d’AVC ou de certains cancers.
Petite plante sauvage aux feuilles épaisses et charnues, le pourpier pousse naturellement en Crète. C’est pourquoi il y est encore régulièrement consommé en salade ou comme accompagnement ! Atouts santé : Riche en acide linoléique (un « oméga 3 »), en vitamine C, E et en bêta-carotène, le pourpier peut prévenir les maladies cardio-vasculaires et lutter contre l’attaque des radicaux libres, substances qui accélèrent le vieillissement de la peau. Consommation : On consomme du pourpier (ou de la mâche, si on ne trouve pas de pourpier) nature ou assaisonné avec de l’huile d’olive et/ou du citron. Autres feuilles du régime crétois : chicorée, épinards, feuille de vigne, oseille et pissenlit.
Il peut même aider à maigrir
Un peu de vin rouge
La consommation d’alcool n’est pas interdite dans le régime crétois. Le principe étant de privilégier celle de vin et d’en consommer avec modération. Atouts santé : « La consommation quotidienne de 2 à 3 verres de vin est associée à une réduction de la mortalité cardio-vasculaire de 35%, du risque global de cancers d’environ 20% […] et du risque de maladie d’Alzheimer », explique le Dr Jacques Fricker, médecin nutritionniste. Ces bienfaits attribués aux polyphénols du vin (de puissants antioxydants) concerneraient davantage le vin rouge puisque c’est celui qui en contient le plus. Consommation : Pas plus de deux verres de vin par jour pour une femme et trois pour un homme (OMS). Si vous souhaitez maigrir avec ce régime, il ne faut pas boire plus d’un verre de vin par jour.
L’huile d’olive !
Sur les salades, les légumes, le pain, le fromage… L’huile d’olive est l’assaisonnement et le support de cuisson de prédilection des Crétois ! Ils cultiveraient l’olivier depuis 3000 ans avant J-C. Atouts santé : Parce qu’elle est riche en acides gras mono-insaturés, l’huile d’olive peut diminuer le cholestérol total, augmenter le bon cholestérol (HDL) et favoriser la prévention des accidents cardio-vasculaires. Elle contient aussi des antioxydants protecteurs (vitamine E, polyphénols). Consommation : On ajoute l’huile d’olive dans les salades ou pour cuire ses aliments à raison de 3 cuillères à soupe par jour. A noter : Les matières grasses comme le beurre et la crème fraîche (riches en graisses saturées néfastes pour la santé) sont peu, voire pas du tout, utilisées par les Crétois.
Les laitages de chèvre et brebis !
En salade ou en dessert, les fromages et yaourts de chèvre et de brebis sont toujours très appréciés par les Crétois. C’est d’ailleurs de là que nous viennent la fameuse « feta » et le « tzatziki » (sauce au yaourt et au concombre). Atouts santé : Les produits laitiers consommés par les Crétois sont fermentés (sans lactose) ce qui réduit les risques de ballonnements. De plus, leur calcium « intervient dans la régulation de la tension artérielle et dans la protection du cancer du côlon ou du rectum », explique le Dr Jacques Fricker, médecin nutritionniste. Consommation : Un yaourt nature le midi et une portion de 30g de fromage le soir (ou l’inverse). Des laitages écrémés ou demi-écrémés plutôt qu’entiers (plus gras).
Peu de viande
Longtemps, les Crétois n’ont mangé qu’une fois par semaine de la viande. Essentiellement du poulet et de l’agneau (l’élevage y étant prédominant). Atouts santé : Le poulet contient des bonnes graisses (mono-insaturées) qui protègent des maladies cardio-vasculaires, des vitamines du groupe B (bonnes pour la santé des nerfs, de la peau, des yeux, des cheveux, et du foie) et du zinc. L’agneau apporte des oméga 3 bénéfiques au cœur et aux artères. Cependant, la viande contient aussi des graisses saturées qui favorisent l’obstruction des artères. Consommation : Le poulet (et les volailles en général) peut être consommé plusieurs fois par semaine (sans la peau). L’agneau, pas plus de trois fois par semaine (une portion = 100g).
Les noix
La noix est consommée par les Crétois depuis l’Antiquité ! Atouts santé : Riches en oméga 3, les noix diminuent le mauvais cholestérol (LDL) et la formation de caillots de sang ce qui favorise le bon fonctionnement du coeur. « Elles contiennent aussi de la vitamine E et des polyphénols aux propriétés antioxydantes. Du magnésium, du potassium et du cuivre qui améliorent la tension artérielle », ajoute le Dr Jacques Fricker, médecin nutritionniste. Consommation : On consomme les noix natures à l’apéritif, en salade, en gâteau ou avec un yaourt. 5 à 6g de noix par jour couvre presque la totalité de l’apport nutritionnel conseillé en oméga 3, 20% pour le magnésium et 10% pour la vitamine E. Attention : on ne tombe pas dans l’excès, elles sont caloriques !
Figue, melon et raisin…
Selon une étude américaine menée en 1952, les Crétois mangeraient environ 460g de fruits par jour et par personne, contre 230 aux Etats-Unis et 130 dans les autres pays méditerranéens ! Parmi leurs fruits préférés : les figues, les raisins et le melon !Atouts santé : « Les fruits sont riches en vitamine C, qui a des vertus antioxydantes, en caroténoïdes, qui favorisent un bon renouvellement de la peau, de la bouche et du tube digestif, et protège du cancer, […] et riches en fibres, qui réduisent la tension artérielle et le risque d’AVC et diminuent la glycémie et le cholestérol », explique le Dr Jacques Fricker. Consommation : Au moins deux à quatre fruits frais par jour, en salade (ex : salade de pourpier aux figues) et/ou en dessert.
Le miel
Les desserts crétois ont toutes un point commun : le miel ! Les Crétois l’utilisent traditionnellement comme base pour la préparation de leurs gâteaux, en accompagnement des yaourts et des salades de fruits, ou en nappage. Atouts santé :Le miel possède des vertus antifongiques et antibactériennes. Il contient aussi un peu de vitamine B et C, et des antioxydants. Enfin, il limite l’élévation du taux de sucre dans le sang (glycémie). Consommation : On utilise le miel en remplacement du sucre. « Il a l’avantage de donner un bon goût sucré sans apporter trop de calories », précise le Dr Jacques Fricker, médecin nutritionniste. Dose : une cuillère à café de miel par yaourt et par portion de salade de fruits (régime amaigrissant ou pas).
Les crudités
Autre secret des bienfaits santé du régime crétois : consommer des légumes (surtout crus) à tous les repas, tous les jours, toute l’année ! Poivron, aubergine, tomate mais aussi asperge, concombre ou encore fenouil doivent être à l’honneur ! Atouts santé :Riches en fibres, en antioxydants (bêta-carotène…), en minéraux et en vitamines (C, E…), les légumes calment l’appétit de façon rapide et durable, facilitent le transit intestinal, luttent contre le vieillissement, protègent des maladies cardio-vasculaires et des cancers. Enfin, peu caloriques, ils préviennent la prise de poids et le diabète.Consommation : Au moins 200g de légumes frais et de saison par jour, natures ou assaisonnés d’un filet d’huile d’olive et de quelques herbes aromatiques.
Les légumes secs
Haricots secs, lentilles, fèves ou pois chiches font partie du régime des Crétois au quotidien depuis des siècles. Atouts santé : « Les légumes secs ont une action bénéfique contre les maladies cardio-vasculaires et le diabète grâce à leur richesse en fibres et en protéines végétales, en glucides lents et en magnésium. Ce sont aussi une source importante de folates (vitamine B9) et de polyphénols qui combattent la prolifération des cellules cancéreuses et de phytates qui auraient un rôle protecteur vis-à-vis du cancer de côlon », explique le Dr Jacques Fricker, médecin nutritionniste.Consommation : Les légumes secs peuvent être consommés à chaque repas. On peut très bien les associer à des légumes (ex : lentilles aux poivrons rouges, un plat très apprécié des Crétois !).
Les herbes aromatiques
La Crète rassemblerait environ 2000 espèces différentes de plantes sauvages ! Parmi celles-ci, la sarriette, l’origan et le basilic viennent régulièrement parfumer les plats crétois traditionnels. Atouts santé : L’origan et la sarriette sont reconnues pour leurs propriétés antispasmodiques, antibactériennes et antifongiques. Le basilic facilite aussi la digestion et possède une action vermifuge. Consommation : On ajoute ces herbes aromatiques à volonté sur les légumes crus ou cuits mais aussi dans les vinaigrettes, les sauces et les fromages !
Les céréales complètes
Riz, semoule, pâte, blé… Les aliments à base de céréales complètes sont importants dans l’alimentation crétoise. Atouts santé : Riches en fibres, les céréales complètes facilitent le transit intestinal, préviennent certains cancers (celui du côlon), le surpoids, le diabète ou encore l’hypercholestérolémie, et ont un effet coupe-faim ! « Elles fournissent des protéines végétales et des glucides lents indispensables aux muscles, organes et au cerveau », ajoute le Dr Jacques Fricker. Consommation : Ils ne sont pas obligatoires à chaque repas. Ils peuvent être consommés seuls ou avec des légumes. Le pain peut être consommé à chaque repas en plus ou à la place des féculents. Dans un régime amaigrissant, ne pas dépasser 100 à 150g de féculents par repas, pour 2 fois plus de légumes.
Les poissons gras
Sardine, thon… mais aussi maquereau, loup, scare, rouget, mulet, espadon, rascasse et daurade ! Comme elle rassemble de multiples espèces de poissons, la Crète est une île où l’on en mange encore au moins trois fois par semaine. Atouts santé : Riches en protéines et en acides gras essentiels (oméga 3), le poisson participe à la baisse du cholestérol (notamment le mauvais (LDL)) et des triglycérides. Il pourrait aussi prévenir la maladie d’Alzheimer. Enfin, il stimulerait la mémoire parce qu’il contient de la vitamine B12. Consommation : On mange du poisson au moins deux fois par semaine en privilégiant les plus riches en oméga 3, le thon, les sardines et le maquereau.
Comment gérer les écarts ?
Même si le régime crétois est un régime varié et riche en saveurs, il peut lasser ! Dans ce cas, pas de problème : les écarts sont autorisés ! « On peut tout à fait remplacer de l’huile d’olive par de la crème ou manger une tarte à la place de fruits », explique le Dr Jacques Fricker, médecin nutritionniste. Il est aussi possible de faire un repas plus riche au restaurant ou chez des amis. Seule condition : limiter ces écarts à deux ou trois par semaine. Conseil minceur : dans le cadre d’un régime amaigrissant, pas plus deux écarts par semaine.
Combien de kilos peut-on perdre ?
Le régime crétois peut faire maigrir ! Si, si, c’est possible ! Selon le Dr Jacques Fricker, médecin nutritionniste, il peut faire perdre 1 à 3 kilos par mois ! Comment maigrir avec le régime crétois ? Tout simplement en réduisant les quantités de féculents (100 à 150g par repas), d’huile d’olive (pas plus de 3 cuillères à soupe par jour), d’alcool (pas plus d’un verre de vin par jour) et de viande rouge (pas plus de 3 fois par semaine) ! Pour le pain ou les féculents, ils sont autorisés au déjeuner ou au dîner, mais pas les deux ! Pour les légumes et les fruits, c’est à volonté.
Un régime aux vertus prouvées !
Contrairement à de nombreux régimes, le régime crétois a fait ses preuves scientifiquement ! En 1952, le chercheur américain Ancel Keys fait le lien entre l’alimentation crétoise (abondance de fruits et de légumes, peu de matières grasses animales) et le faible taux de mortalité coronarienne observé sur l’île, en comparaison aux pays d’Europe du Nord et du continent nord-américain. Dans les années 1990, le chercheur français, Serge Renaud, a démontré que le régime crétois était associé à une diminution de 80% des événements cardio-vasculaires auprès de 300 personnes hospitalisées suite à un infarctus. Enfin, selon les statistiques de l’OMS, on meurt trois fois moins de maladies du cœur dans les pays du sud de l’Europe (dont la Crète) que dans les pays du Nord (Finlande, Irlande).
Les Crétois mangent-ils encore crétois ?
Heureusement pour nous, le régime Crétois traditionnel a été étudié par la science durant des années ! Car aujourd’hui, il se perd. En Crète comme en Grèce, l’alimentation de la population a beaucoup changé au cours des trente dernières années. Le revenu des habitants a été multiplié par vingt, d’où des changements nutritionnels. Désormais, les Crétois consomment moins de fruits, de pain et d’huile d’olive, mais plus de viandes et de mauvaises graisses. Les maladies cardio-vasculaires sont donc en augmentation…

Comment reconnaître un infarctus ?

ReconnaitreinfarctusVous avez du cholestérol, des soucis cardiaques ? Soyons clairs, vous présentez des risques d’infarctus… Mais sauriez-vous reconnaître ses premiers signes ?

 

Infarctus : douleurs dans la poitrine
Le premier symptôme de l’infarctus du myocarde, et le plus connu, est une douleur thoracique dans la poitrine. C’est une douleur qui serre comme un étau. Elle peut se diffuser dans la mâchoire, le bras (surtout le gauche), la nuque, mais aussi dans le dos ou l’estomac. Cette douleur est due à l’arrêt total de la circulation sanguine dans une ou plusieurs artères qui irriguent le cœur. Quand une artère est abimée (par l’excès de cholestérol entre autres), un caillot peut s’y former, empêcher le sang de circuler et d’oxygéner le coeur. Résultat : le muscle cardiaque souffre, ce qui provoque la douleur très forte de l’infarctus.
A retenir : Les douleurs de l’infarctus, à la différence de celles d’une angine de poitrine, durent plus de 20 minutes. Infarctus : douleurs gastriques
« Les douleurs gastriques sont des signes trompeurs car on ne les associe pas toujours à un infarctus », explique le Dr Nay, cardiologue. Ces douleurs caractéristiques se manifestent dans le creux de l’estomac, et sont associées à des nausées, voire des vomissements. A noter : Ce type de souffrance est le signe d’un infarctus « inférieur », c’est-à-dire d’une occlusion de l’artère coronaire droite.
Infarctus : Transpiration
Un infarctus du myocarde se manifeste souvent par d’importantes sudations (généralement associées à la douleur). Pourquoi ? Parce que la sueur est sécrétée par les glandes sudoripares, qui sont stimulées par des émotions fortes et des douleurs excessives. Or, douleurs et émotions vont généralement de pair avec un infarctus du myocarde… A noter : La transpiration peut s’accompagner d’un sentiment de malaise, pouvant aller jusqu’à l’évanouissement…
Un infarctus sans douleur ?
Environ 20 % des personnes victimes d’un infarctus du myocarde n’éprouvent aucunedouleur. « Il s’agit surtout des personnes diabétiques », précise le Dr Nay, cardiologue. Le diabète peut entraîner des complications qui atteignent le système nerveux. On parle alors de « neuropathie diabétique ». C’est cette neuropathie qui altère la perception des douleurs, donc de certains symptômes de l’infarctusEn clair : Les diabétiques doivent être particulièrement vigilants et se faire suivre régulièrement en consultant un cardiologue au moins une fois par an.
Infarctus : les hommes plus à risque ?
L’infarctus du myocarde survient plus tôt chez la gent masculine. En moyenne, les hommes qui subissent un infarctus ont plus de 55 ans (sauf antécédents familiaux ou maladies particulières), alors que les femmes en ont plus de 65 ! Cependant, chez la gent féminine, l’accident s’avère hélas plus souvent fatal… Les femmes se croient souvent peu concernées (avant la ménopause, les hormones féminines protègent des maladies cardio-vasculaires). Résultat : Pour elles, le diagnostic est souvent plus tardif. « Les hommes devraient bénéficier d’une consultation en cardiologie à partir de 50 ans, les femmes à partir de 60 ans, ou plus tôt en cas de facteurs de risques (tabac, surpoids, sédentarité, hypercholestérolémie, hérédité familiale, hypertension artérielle) », précise le Dr Nay.

Cholestérol : que peut-on vraiment manger ?Pommes

Vous avez du cholestérol ? La mesure numéro un, c’est de rééquilibrer votre alimentation. On dit souvent qu’il faut éviter de manger certaines viandes, oublier les œufs, tout cuire à l’huile d’olive ou faire une croix sur les huîtres…  

Les œufs sont interdits
Faux
On a longtemps cru que les œufs, et plus précisément leurs jaunes, augmentaient le risque d’accident cardio-vasculaire. Ils contiennent, c’est vrai, du cholestérol – substance grasse indispensable au développement des cellules, dont l’excès dans le sang encrasse les artères… Mais d’après de nombreux travaux, les œufs, s’ils sont consommés en quantité raisonnable (2 à 3 par semaine), augmentent peu la concentration sanguine en mauvais lipides. Le cholestérol est surtout d’origine endogène (le foie fabrique les 2/3 du cholestérol présent dans notre sang). Et les graisses des oeufs ne sont pas les plus nocives ! Elles contiennent peu de lipides saturés responsables des maladies coronariennes (angine de poitrine, infarctus…).
lors, vrai ou faux ?
Attention aux viandes
Vrai
Les abats et la charcuterie sont particulièrement riches en cholestérol. Et, tout comme l’agneau, le mouton, le porc ou l’oie, ils contiennent beaucoup de graisses saturées qui augmentent les risques d’accidents cardio-vasculaires. En revanche, les viandes blanches, pauvres en lipides, type veau, lapin, dinde, pintade, poulet, pigeon ou canard, sont conseillées. A condition, bien sûr, de préférer les morceaux les plus maigres (le filet notamment), d’oublier la peau, et d’opter pour une cuisson à la vapeur, à l’eau, au gril ou au four… bref, sans ajout de matières grasses !
Tout doit cuire à l’huile d’olive
Faux
S’il faut surveiller ses apports en graisses d’origine animale, l’usage d’huiles végétales n’est pas proscrit, au contraire ! Leurs acides gras polyinsaturés font baisser le cholestérol (le mauvais LDL, mais aussi le bon HDL !). L’huile d’olive est donc conseillée, au même titre que celle de tournesol, de colza, de maïs, de noix, de pépins de raisins…
Une seule contrainte : ne les faites pas trop chauffer (oubliez la cuisson à la poêle !). Au-delà de 170 °C, même les bons lipides se changent en graisses saturées. Enfin, attention : quelle que soit leur source, les matières grasses ne doivent pas dépasser au total 30 % de la ration calorique quotidienne, soit l’équivalent de 3 cuillères à soupe d’huile, maximum !

Les pommes sont conseillées
Vrai
Plusieurs études ont démontré l’intérêt de ce fruit. Deux travaux français sont même parvenus à prouver que consommer au quotidien deux pommes peut entraîner une baisse significative du taux de cholestérol chez plus de 50 % des individus. L’une de ces deux enquêtes scientifiques a conclu à une diminution de 5 à 15 % du cholestérol en général (HDL et LDL), et à un amoindrissement très net des mauvaises graisses sanguines. A noter : les effets seraient encore plus intéressants lorsque le fruit est consommé avec la peau.

Fini l’alcool
Faux
La consommation d’alcool est proscrite, c’est vrai, en cas d’excès de triglycérides (d’autres mauvaises graisses)… mais pas en cas de cholestérol ! La quantité idéale ? Deux verres de vin quotidiens chez la femme, et trois chez l’homme… ou 30 g maximum. Pour connaître la quantité d’alcool en grammes, il suffit de faire le calcul suivant : volume de boisson en cl x degré d’alcool/100 x 8.
En l’absence de calculatrice, sachez que :
10 g d’alcool = un verre de 10 cl de vin à 12° = 1 demi de bière (5°) = 1 flûte de champagne de 10 cl (12°) = 3 cl de whisky (40°) = 2,5 cl de digestif (45°) !

Les huîtres sont proscrites
Faux
On pensait autrefois que certains mollusques, notamment les huîtres et les moules, contenaient beaucoup de cholestérol. On sait désormais que c’est faux. En fait, ils sont riches d’un autre type de matières grasses : les stérols. Conséquence : non seulement ces mollusques ne sont pas déconseillés, mais il semblerait au contraire qu’ils fassent baisser l’hypercholestérolémie. Une qualité à ajouter à leur richesse en fer, zinc, phosphore ou sélénium… et leur faible apport calorique !

Les fruits et légumes, c’est le top !
Vrai
S’il n’y a qu’un conseil à retenir, c’est de se mettre au vert ! Les végétaux en général, mais également les fruits oléagineux et les céréales complètes, sont riches en fibres. Or, celles-ci protègent des maladies coronaires et ont une action reconnue dans la diminution du taux de cholestérol sanguin… Autre atout des fruits et légumes : ils sont pauvres en calories et calment l’appétit, ce qui permet d’éviter le surpoids, facteur, comme le cholestérol, d’accidents cardio-vasculaires

Mieux vaut limiter les féculents
Faux
Le pain, les pâtes, le riz – surtout complet -, tout comme les légumes secs, sont de bonnes sources de glucides complexes (amidon et fibres). Ils apportent des vitamines et des minéraux, et ils évitent aussi les fringales… ce qui est particulièrement important lorsqu’on doit diminuer ses rations énergétiques et ses apports en graisses pour faire baisser son cholestérol. Contrairement aux idées reçues, les sucres lents contiennent moins de calories que les mets riches en lipides.

Gare aux cacahuètes
Faux
Trente grammes de cacahuètes, c’est 14 grammes de graisses et 166 calories, mais… 0 g de cholestérol ! En clair : vous pouvez en consommer avec modération, à l’apéritif, de temps en temps, sans en abuser. Elles sont riches en vitamine D, magnésium, potassium, calcium et fer, mais elles contiennent quand même des lipides saturés qui encrassent les artères et favorisent l’athérosclérose

Le fromage… jamais plus !
Faux
Le fromage contient un fort taux de graisses animales, majoritairement composées de graisses saturées… dont fait partie le cholestérol. Ces produits laitiers bien particuliers peuvent donc contribuer à l’hypercholestérolémie, lorsqu’ils sont consommés en excès. Néanmoins, ils sont également riches en calcium. Une faible consommation des fromages les plus maigres et allégés (moins de 30 % de matières grasses) reste tolérable, en fonction de son taux de cholestérol personnel, bien sûr.

15 conseils pour protéger ses artères 

Infarctus, AVC, angine de poitrine… Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité en France ! Elles font environ 180 000 décès par an. Quinze conseils pour vous en protéger… efficacement !

Bien dormir

Dormir une heure de plus par nuit réduirait le risque de maladies cardio-vasculaires ! C’est ce qu’ont démontré des chercheurs américains dans une étude publiée en 2008. Plus précisément, ils ont découverts que 27 % des participants dormant moins de cinq heures par nuit avaient des artères calcifiées ! Ce taux n’était que de 11 % chez ceux dormant cinq à sept heures et seulement de 6 % chez ceux dormant plus de sept heures ! Et ce n’est pas tout. L’apnée du sommeil est également un facteur de risque de maladie cardio-vasculaire puisqu’elle entraîne des manques d’oxygène.

Manger du poisson !

Riche en acides gras poly-insaturés (appelés aussi « oméga 3 »), les poissons limitent la formation de caillots, diminuent le taux de triglycérides et protègent des troubles du rythme cardiaque ! Une analyse américaine combinant trois essais cliniques menés auprès de 32 000 sujets a démontré que la prise de capsules enrichies en oméga-3 pouvait réduire de 19 % à 45 % les cas d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral. Les poissons les plus riches en oméga 3 : sardine, thon, saumon et maquereau.

Garder le moral

Et si notre moral influençait notre santé cardio-vasculaire ? Deux méta-analyses publiées en 2002 et en 2005 ont démontré qu’entre trois mois et deux ans après une dépression, le risque de mortalité cardiaque doublait, et que la survenue d’unedépression augmentait de 50 % le risque de maladie coronarienne chez des personnes ayant une bonne santé cardio-vasculaire. Raisons envisagées : la dépression s’associe souvent à un manque d’activité physique et à une alimentation déséquilibrée (notamment trop riche en gras). Deux facteurs prédominants d’accidents cardio-vasculaires.

Surveiller son poids

Les « kilos en trop » ce n’est pas qu’une question de silhouette ! C’est avant tout très mauvais pour nos artères ! « La surcharge pondérale est un facteur de risque coronarien. Elle retentit sur l’hypertension et augmente aussi considérablement le diabète de type 2 », explique les Dr Jean-Claude Gilbert et Michel Safar (Risque vasculaire cardiaque et cérébral). Avant d’ajouter : « Chez l’adulte, elle est responsable d’une surmortalité essentiellement d’origine cardio-vasculaire [surtout la cardiopathie et l’AVC]. » Ce qu’il faut faire : Calculer son indice de masse corporelle IMC… et se mettre au régime si nécessaire ! A savoir : L’IMC idéal se situe entre 18,5 et 25 (selon la Fédération française de cardiologie).

Manger des fruits et des légumes

« Les fruits et les légumes ont un rôle protecteur indéniable de la santé vasculaire, cardiaque et cérébral », explique les Dr Jean-Claude Gilbert et Michel Safar (Risque vasculaire cardiaque et cérébral). Pourquoi ? « Probablement en raison de leur richesse en […] potassium, polyphénols, bêta-carotène ou magnésium », répondent les spécialistes. De plus, manger quotidiennement des fruits et des légumes protège du diabète, du cholestérol et du surpoids. Trois facteurs aggravant de maladies cardio-vasculaires ! Ce qu’il faut faire : Manger au moins 5 fruits et légumes par jour.

Attention aux vitamines !

Le rôle protecteur des vitamines sur le coeur est controversé… Une étude américaine (2008) a démontré qu’une faible teneur en vitamine D doublait le risque d’infarctus, de défaillance cardiaque ou d’AVC. Pour la vitamine C, « aucun argument scientifique ne prouve qu’elle peut prévenir des maladies cardio-vasculaires », rappelle le Pr Claude Le Feuvre, cardiologue. Quant à la vitamine B, une étude norvégienne menée auprès de 3 749 patients a démontré que la prise de vitamine B6 ou B9 ne réduisait pas le risque de rechute ou de décès par AVC ou infarctus. Enfin, l’étude française Suvimax, menée sur 13 000 personnes environ, n’a démontré aucun effet protecteur des vitamines C et E contre les maladies cardio-vasculaires.

Eviter le stress

Selon une étude présentée lors de la 57e conférence annuelle de l’American College of Cardiology (2008), les personnes qui réduisent leur niveau de stress, ou le maintiennent sous contrôle, ont 60 % moins de risque de subir une attaque cardiaque ou cérébrale. Cependant, selon les Dr Jean-Claude Gilbert et Michel Safar (Risque vasculaire cardiaque et cérébral), « la répétition d’un stress ’chronique’ ne constitue pas chez l’homme un facteur de risque cardio-vasculaire ». Il devient en fait dangereux quand il est associé au tabagisme ou au surpoids… ce qui est malheureusement souvent le cas !

Opter pour les bonnes graisses !

Certaines graisses présentes dans notre alimentation sont de véritables poisons pour nos artères ! Hypertension, cholestérol, diabète… Elles augmentent leur survenue et multiplient le risque d’accidents cardio-vasculaires ! Graisses à éviter : Les graisses saturées ! On les trouve essentiellement dans la viande, les œufs, les produits laitiers (fromage, beurre, crème fraîche), les charcuteries et les pâtisseries. Pire encore, lesgraisses trans ! Beaucoup plus toxiques pour les artères, elles sont notamment présentes dans les biscuits et pâtisseries industrielles. Graisses à favoriser : Les graisses poly-insaturées (ou « oméga 3 » et « oméga 6 ») et mono-insaturées (ou « oméga 9 ») présentes dans les poissons gras ou les fruits oléagineux.

Limiter sa consommation d’alcool

L’alcool augmente les risques de maladies cardio-vasculaires. Pourquoi ? Un, parce qu’il augmente le taux de triglycérides (des graisses provenant de la dégradation des sucres absorbés en excès par le foie), ce qui favorise l’obstruction des vaisseaux sanguins, donc les accidents cardio-vasculaire (infarctus, AVC). Deux, parce qu’il élève la tension, ce qui fatigue le coeur. Le vin rouge, riche en polyphénols et en tanins, augmenterait le taux de bon cholestérol (HDL). Ce qu’il faut faire : Limiter sa consommation à 2 verres d’alcool par jour pour les femmes et 3 verres par jour maximum pour les hommes (recommandation OMS).

Surveiller son cholestérol

Avoir un taux élevé de cholestérol est mauvais pour la santé ! Au-delà d’un certain seuil (2 g/l de sang), le « mauvais » cholestérol (LDL) se dépose sur la paroi des artères et les encrasse ! Elles se bouchent et n’irriguent plus correctement le cœur et le cerveau. « L’hypercholestérolémie est un facteur de risque de mortalité cardio-vasculaire, notamment pour l’infarctus du myocarde », expliquent les Dr Jean-Claude Gilbert et Michel Safar. Ce qu’il faut faire : Manger sain et équilibré, et prendre un traitement contre le cholestérol élevé. A savoir : Le taux de bon cholestérol (HDL) doit être compris entre 0,40 et 0,60 g/l, et celui de mauvais cholestérol (LDL) entre 1 et 1,60 g/l.

Contrôler sa tension

« Près d’un hypertendu sur deux serait ignoré », expliquent les Dr Jean-Claude Gilbert et Michel Safar (Risque vasculaire cardiaque et cérébral). Malheureusement, l’hypertension augmente la pression du sang dans les artères, ce qui fatigue le cœur et favorise la formation de plaques d’athéromes (dépôt de graisses qui bouchent les artères). Résultat : le cœur et le cerveau sont mal irrigués. Le risque d’infarctus, d’angine de poitrine, d’insuffisance cardiaque ou d’AVC (accident vasculaire cérébral) est multiplié ! Ce qu’il faut faire : Mesurer régulièrement sa tension auprès de son médecin ou via un tensiomètre électronique, et limiter sa consommation de sel (moins de 5 g/jour). A savoir : Une tension normale doit être inférieure à 14/9.

Marcher

Le sport c’est bon pour le cœur… mais ça n’est pas votre dada ? Optez pour la marche ! Elle a l’avantage de faire travailler le muscle cardiaque sans souffrir ! Selon la Fédération française de cardiologie, une heure de marche à l’allure de 6 ou 7 km/h sur un terrain plat, trois fois par semaine, améliorerait de 12 % les performances de la pompe cardiaque ! Et selon les Dr Jean-Claude Gilbert et Michel Safar (Risque vasculaire cardiaque et cérébral) : « Chez les femmes ménopausées, 3 h 30 de marche par semaine réduit de 30 % la survenue d’événements coronariens. » Ce qu’il faut faire : Marcher au moins 30 minutes par jour à un pas soutenu, au moins 5 jours par semaine

Pratiquer une activité physique régulière

« Sur 150 000 décès annuels par maladie cardio-vasculaire en France, 18 000 seraient dus à l’inactivité physique », explique Françoise Ledru, cardiologue à la FFC. La sédentarité favorise l’hypertension, le diabète, la prise de poids et le cholestérol. Bref, des facteurs majeurs de risques cardio-vasculaires ! A l’inverse, plus on bouge, plus on favorise la dilatation des artères et plus le cœur et le cerveau sont bien irrigués ! Ce qu’il faut faire : Au moins 30 minutes d’exercice physique chaque jour (marche, vélo, natation, jardinage…). Attention : En cas d’activité physique intense brutale, « une personne sédentaire a 25 fois plus de risque d’accident cardiaque grave qu’un individu qui s’entraîne 5 fois par semaine », explique la cardiologue.

Arrêter de fumer

« Presque toutes les personnes faisant un infarctus avant 45 ans sont des fumeurs. Entre 30 et 70 ans, 4 décès cardio-vasculaires sur 10 sont dus au tabagisme« , annonce la Fédération française de cardiologie. Un constat très alarmant… mais pas étonnant ! Le tabac favorise la formation de plaques d’athérome (graisses) et de caillots dans les artères. Le sang circule moins bien. Le cœur et le cerveau sont mal oxygénés. Le tabac altère aussi la dilatation des vaisseaux, ce qui peut interrompre la circulation sanguine !

Surveiller son diabète

« Le diabète est la 2e cause de mortalité cardio-vasculaire en France », explique le Pr Patrick Vexiau, diabétologue. Les plus à risque : les diabétiques de type 2, parce qu’ils sont exposés à la macro-angiopathie (atteinte des grosses artères) tandis que les diabétiques de type 1 sont surtout concernés par la micro-angiopathie (petits vaisseaux). « Les atteintes du cœur chez les diabétiques de type 2 sont la première cause de décès« , poursuit notre interlocuteur. De plus, « trois quarts des diabétiques ont un excès pondéral, 54 % sont hypertendus et 51 % ont une hypercholestérolémie« , expliquent les Dr Jean-Claude Gilbert et Michel Safar. Ce qui augmente encore leur risque. Ce qu’il faut faire : Contrôler régulièrement sa glycémie et suivre une alimentation adaptée à la maladie.

12 conseils pour éviter l’infarctus

12conseilsinfarctusPrendre de la vitamine D, manger des fibres, bannir les régimes, éviter les graisses saturées… Voici 12 conseils faciles pour éviter l’infarctus !

 

Prendre de la vitamine D
Pourquoi miser sur la vitamine D contre l’infarctus ? Une carence en vitamine D augmente le risque d’avoir un infarctus. C’est la conclusion d’une étude américaine de 2008 menée sur 1739 personnes durant 5 ans(1). Selon elle, les personnes ayant habituellement un taux de vitamine D inférieur à 15 ng/mL sanguin, ont 62% de risque de plus de faire une attaque cardiaque. La vitamine D active la production d’anti-inflammatoires et lutte contre la calcification des vaisseaux sanguins.
En pratique : On peut faire le plein de vitamine D en s’exposant au soleil 20 minutes par semaine. Certains aliments en regorgent comme le thon ou le saumon. « Demandez à votre médecin une prise de sang pour évaluer votre taux et si besoin, en hiver, prenez cette vitamine en compléments alimentaires », conseille le Dr Catherine Solano (Prévenir Alzheimer, les cancers, l’infarctus et vivre en forme, Ed. Poche).

Attention aux régimes amaigrissants

Pourquoi éviter les régimes hypocaloriques contre l’infarctus ? En plus de favoriser des reprises de poids plus importantes, les régimes hypocaloriques génèrent toujours tôt ou tard un effet yoyo (on perd pour reprendre un peu plus après chaque diète et à la longue…). Or ce processus fait baisser le taux de bon cholestérol HDL qui protège de l’infarctus du myocarde. C’est ce que révèle un étude américaine menée en 2000 sur 485 femmes consultant pour des problèmes cardiovasculaires (2). 27% d’entre elles avaient connu au moins une fois une reprise de poids après un régime, mais surtout, celles-ci avaient en moyenne 7% de bon cholestérol HDL (lipoprotéines de haute densité) de moins que les autres.
En pratique : Si une alimentation équilibrée ne suffit pas à vous faire perdre du poids, préférez des régimes qui font perdre des kilos « en douceur », et prenez toujours l’avis de votre médecin.

Bannir les graisses saturées et « trans »

Pourquoi bannir certaines graisses contre l’infarctus ? Lorsque l’on consomme 5 % de graisses saturées en plus (graisses solides à température ambiante comme le beurre), on augmente son risque de développer une maladie cardiovasculaire de 17%. Pire, une augmentation de 5% des graisses « trans » (huiles végétales hydrogénées ou partiellement hydrogénées) élève ce même risque de 93% ! C’est le résultat d’une étude américaine publiée en 2005, menée sur 78 778 femmes durant 20 ans. (3)
En pratique : Évitez d’acheter des produits contenant des acides gras trans. Sur les emballages des aliments, ils sont généralement indiqués sous le terme « huiles végétales partiellement hydrogénées ». On les trouve dans de nombreux aliments industriels (gâteaux secs, pâtes à gâteau, margarines, etc.). Il est vivement conseillé de réduire également sa consommation de graisses saturées. Privilégiez les graisses insaturées (elles restent liquides à température ambiante), telles que les huiles végétales.
A noter :
 la margarine est souvent riche en graisses hydrogénées

Attention aux kilos en trop !

Pourquoi surveiller son poids contre l’infarctus ? Le surpoids traduit de nombreux facteurs de risque cardiovasculaire : le manque d’activité physique, une alimentation trop riche, le diabète…
En pratique : « L’idéal est de surveiller son poids tout au long de sa vie pour éviter d’en prendre petit à petit », conseille le Dr Catherine Solano (Prévenir Alzheimer, les cancers, l’infarctus et vivre en forme, Ed. Poche). Il est normal de prendre un kilo tous les 10 ans à partir de 20 ans, chiffre auquel il faut ajouter un kilo par enfant pour les femmes. Au-delà, il faut surveiller sa balance. Pour connaître son poids santé idéal, il suffit de calculer son Indice de masse corporelle (IMC). Et si l’on est en surpoids, il faut préférer une alimentation équilibrée aux régimes drastiques. « Cibler ses mauvaises habitudes (grignotage devant la TV, boissons alcoolisées…) et les supprimer. Attention : les résultats ne seront pas visibles après une semaine, il faut plutôt attendre six mois pour constater une perte de poids », précise la spécialiste.

Manger des fibres

Pourquoi manger des fibres contre l’infarctus ? Présentes dans les fruits et légumes, elles favorisent le maintien d’un poids de forme et sont conseillées dans tous les régimes contre les troubles cardiovasculaires, troubles souvent à l’origine d’infarctus. Elles réduisent l’absorption de cholestérol par l’intestin. Certaines fibres, comme les fibres solubles que l’on trouve dans l’avoine ou l’orge seraient capables de réduire le taux de cholestérol.
En pratique : On peut manger des céréales riches en fibres au petit déjeuner, remplacer la baguette habituelle par du pain complet. La céréale la plus riche en fibres est le son de blé (vendu en magasins bio). Mais tous les fruits et légumes contiennent des fibres

Attention au stress

Pourquoi éviter le stress contre l’infarctus ? Le stress est en cause dans 32% des infarctus, selon l’étude Interheart menée à travers 52 pays en 2004 (4). Il peut avoir différentes causes (familiale, professionnelle…). Facteur de cause à lui seul, il peut aussi se traduire par la prise de mauvaises habitudes telles que le tabagisme ou l’abus de nourriture. Des facteurs de risque à l’origine de l’hypertension et de l’infarctus.
En pratique : « Le yoga, la méditation de pleine conscience, la cohérence cardiaque, la sophrologie sont de bons alliés pour chasser le stress », conseille le Dr Catherine Solano (Prévenir Alzheimer, les cancers, l’infarctus et vivre en forme, Ed. Poche).

Les oméga 3, de bons alliés

Pourquoi consommer des oméga 3 contre l’infarctus ? « Les oméga 3 ont un effet antiagrégant plaquettaire et un léger effet anti-inflammatoire », explique le Dr Catherine Solano (Prévenir Alzheimer, les cancers, l’infarctus et vivre en forme, Ed. Poche). Ces graisses bénéfiques diminuent donc le risque de formation de caillots, à l’origine de certains infarctus.
En pratique : Mettre du poisson au menu deux à trois fois par semaine, tout en gardant une alimentation équilibrée par ailleurs. Les oméga 3 sont également disponibles en compléments alimentaires et très présents dans l’huile de colza ou de noix.
Se faire surveiller régulièrement
Pour connaître ses facteurs de risques d’infarctus, il est nécessaire de surveiller de près son taux de cholestérol, sa tension et son poids. Il est aussi essentiel de mesurer son taux de sucre dans le sang (glycémie) pour détecter un diabète le plus tôt possible. Une visite chez son médecin généraliste suffit, tous les 5 ans minimum (ou tous les 2 à 5 ans selon l’avis de votre médecin) si vous n’avez aucun facteur de risque, et tous les ans si vous avez des facteurs de risque. Celui-ci peut prescrire une prise de sang pour évaluer le taux de cholestérol total, vos cholestérol HDL et LDL et votre glycémie.
Autre conseil : « Les troubles cardiovasculaires sont en partie génétiques. Les facteurs de risque sont donc familiaux. Il est essentiel de le prendre en compte. Faites-vous surveiller de plus près si vos parents ou frères et sœurs présentent des facteurs de risque ou ont fait un infarctus, un accident vasculaire cérébral relativement jeunes. De même, informez-les de vos facteurs de risque pour qu’ils se fassent dépister et traiter si nécessaire », conseille le Dr Catherine Solano (Prévenir Alzheimer, les cancers, l’infarctus et vivre en forme, Ed. Poche). C’est valable pour le diabète, l’hyper cholestérolémie et l’hypertension artérielle.
Arrêter de fumer
Pourquoi stopper le tabac contre l’infarctus ? Le tabac est responsable de la survenue d’infarctus à court comme à long terme. « Le monoxyde de carbone de la cigarette passe dans le sang et fait se contracter les artères, ce qui augmente le risque d’infarctus », indique le Dr Catherine Solano, auteur de Prévenir Alzheimer, les cancers, l’infarctus et vivre en forme (Poche). Selon l’étude Interheart study menée sur 52 pays en 2004, le tabagisme est le deuxième facteur de risque de l’infarctus après le cholestérol. Il serait responsable de 35% d’entre eux. « Le tabagisme entraîne des artériopathies, c’est-à-dire qu’il contribue à boucher les artères, ce qui est à l’origine des infarctus », explique la spécialiste.
En pratique : Arrêter de fumer. Le tabagisme étant un facteur de risque immédiat, stopper la cigarette, même après de nombreuses années reste bénéfique.

Faire de l’exercice

Pourquoi faire de l’exercice contre l’infarctus ? L’activité physique fait brûler des calories. Reprendre un exercice régulier entraîne une augmentation progressive du métabolisme, ce qui brûle des calories. L’exercice physique fait travailler le muscle cardiaque et a une influence bénéfique sur l’élasticité des artères, le métabolisme du sucre et des graisses.
En pratique : On peut adopter des habitudes simples. Par exemple, ne pas prendre sa voiture pour faire une course proche mais y aller à pied. Pour éviter l’apparition des maladies cardiovasculaires, le ministère de la Santé recommande de faire l’équivalent de 30 minutes de marche rapide par jour.

Les femmes ne sont pas à l’abri !

Pourquoi ? On croit souvent que les infarctus et problèmes cardiaques sont réservés aux hommes. C’est faux ! Les hormones féminines (oestrogènes) ont une action protectrice sur le système cardiovasculaire en empêchant le dépôt de graisse dans les artères. Mais le taux d’oestrogènes diminue à la ménopause… En clair : à partir de la cinquantaine, les femmes ne sont plus à l’abri. A partir de 65 ans, les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès chez les femmes (BEH, 2007). (5)
En pratique : Ne négligez pas pas les signes qui pourraient être la manifestation d’un infarctus, en particulier des douleurs dans la poitrine. Parlez-en à votre médecin.

Les amandes

Leurs vertus : chez l’adulte, manger environ 30 grammes d’amandes par jour entraîne une baisse de 13 à 20 % du taux de mauvais cholestérol (LDL) ! Un résultat impressionnant qui, selon des chercheurs de l’université de Toronto (Canada), n’a rien à envier aux effets de certains médicaments. Certes, l’amande est un fruit sec, donc un aliment calorique, mais elle est particulièrement bénéfique pour le cœur en raison de sa richesse en vitamine E, un antioxydant qui protège de l’athérosclérose (l’encrassement des artères). Autre atout : les amandes apportent du calcium en quantité non négligeable. En pratique : émincées ou entières, pensez à les ajouter à vos yaourts ou fromages blancs, ou à en déguster entières au petit déjeuner…

L’huile d’olive

Ses vertus : l’huile d’olive est riche en graisses mono-insaturées bénéfiques à nos artères. Il suffit souvent de remplacer dans son alimentation toutes les graisses saturées (beurre, fromage…) par ces lipides très particuliers, pour que le mauvais cholestérol (LDL) baisse rapidement ! Ces graisses « mono » sont aussi présentes dans l’avocat ou les noisettes, mais l’huile d’olive présente l’avantage d’apporter en plus des polyphénols, substances qui empêchent le cholestérol de s’agréger sur les parois des artères. En pratique : évitez l’huile d’olive en cuisson (elle est coûteuse), mais pensez systématiquement à elle en accompagnement de vos salades ou pour donner du goût à vos légumes

Les herbes aromatiques

Leurs vertus : les herbes aromatiques sont riches en antioxydants, ces micronutriments qui protègent les cellules du vieillissement et des soucis cardio-vasculaires. Surtout, elles présentent une excellente alternative au sel, avec seulement 2,4 mg de sodium par cuillère à thé (la dose que nul ne devrait dépasser pour éviter l’hypertension !). En pratique : achetez-les fraîches et séchées. La ciboulette et le romarin vont à merveille avec les pommes de terre, le persil avec les oeufs, la sauge accompagne admirablement les volailles…

Les yaourts nature

Leurs vertus : selon certaines études américaines, les personnes qui consomment suffisamment de calcium et de potassium voient en général, leur tension baisser. Les effets des yaourts nature sont particulièrement probants chez les individus sujets à l’hypertension, mais ces laitages ont aussi des bienfaits en cas de résultats sanguins normaux, donc en prévention. En pratique : pensez à manger également des yaourts au petit déjeuner ! Et si vous n’êtes pas fan de ce genre de laitage, rattrapez-vous avec un verre de lait demi-écrémé ou pensez à l’incorporer dans vos préparations culinaires (vos sauces par exemple).

Le piment de Cayenne

Ses vertus : saupoudrez quelque grains de cette épice aiderait à prévenir les pics de glycémie (taux de sucre dans le sang), souvent à l’origine d’un rétrécissement vasculaire… C’est en tout cas la conclusion d’une récente étude qui a comparé le taux de glucose sanguin chez différents groupes d’individus après un hamburger et une boisson sucrée. Ce taux était inférieur chez les personnes ayant ajouté du piment de Cayenne… Selon les scientifiques, la capsaicine présente dans l’épice serait à l’origine de ce bienfait. En pratique : sans en abuser (gare aux irritations intestinales !), pensez à ajouter ce type de piment à votre cuisine. La gastronomie indienne l’utilise beaucoup, par exemple.

Les oranges

Leurs vertus : elles sont délicieuses et n’apportent que 65 calories à l’unité (un atout pour rester mince !). Mais elles ont également l’avantage de contenir un type de fibres très particulier, appelé pectine, qui non seulement calme la faim et limite les fringales, mais permet aussi de contrôler son… taux de cholestérol ! En pratique : savourez-les en saison, c’est à cette période qu’elles sont les plus goûteuses et, surtout, les plus riches en vitamines.

Les cerises

Leurs vertus : les cerises sont riches en anthocyanins, des antioxydants qui permettent de neutraliser les enzymes à l’origine des dépôts de plaques d’athérosclérose dans les artères. Qu’elles soient fraîches ou séchées, les cerises ont les mêmes bienfaits… Vous n’avez donc aucune excuse pour ne pas en manger toute l’année ! En pratique : pensez à en ajouter à vos yaourts, à vos fromages blancs, à vos desserts, et à en manger dès le petit déjeuner !

L’ail

Ses vertus : ce bulbe fort en goût fait baisser le taux de mauvais cholestérol (LDL) et protège de l’agrégation des plaques d’athérosclérose (encrassement des artères). Attention : pour bénéficier de ses effets protecteurs, les scientifiques recommandent d’en manger plusieurs gousses par jour ! En pratique : si vous voulez préserver votre cœur, n’hésitez pas à le mettre à toutes les sauces ! Il se marie fort bien avec les viandes, mais aussi les légumes, les crudités, les féculents…

Les carottes

Leurs vertus : selon une étude de l’université de Harvard, croquer chaque jour au moins la moitié d’une tasse de légumes jaune foncé ou orange, tels que la carotte, ferait baisser les risques de développer un diabète de 27 %. Les chercheurs n’en sont pas encore certains, mais ils pensent que la forte concentration en antioxydants du végétal pourrait être en cause. En pratique : pour motiver votre consommation, pensez à révéler leur saveur en ajoutant quelques gouttes de lipides, comme l’huile d’olive. Les graisses rehaussent le goût.

Les brocolis

Leurs vertus : s’il est vrai que presque tous les légumes sont pauvres en calories, le brocoli reste un must en matière de diète. Une demi-tasse de ce végétal vaut moins de 27 calories, mais apporte quand même 3 grammes de fibres qui boostent le transit. Une merveille nutritionnelle donc, surtout lorsqu’on sait qu’être obèse (IMC supérieur à 30) augmente les risques d’angine de poitrine et d’attaques… de 49 % ! En pratique : pour révéler sa saveur, couper les branches et fleurettes en petits morceaux. Ils s’imbiberont davantage de votre assaisonnement.

Les blettes

Leur vertus : les blettes sont une excellente source de potassium… Elles peuvent à ce titre permettre de lutter contre l’hypertension artérielle. D’après de nombreuses études, l’apport quotidien de 4 mg de ce minéral aide à éviter les problèmes d’hypertension. Un manque de potassium entraîne en effet une hausse de sodium au niveau des cellules, ce qui conduit à des soucis de tension. A noter : les blettes vertes sont les plus riches en calcium et magnésium, des micronutriments qui concourent également à prévenir l’hypertension. En pratique : si vous ne raffolez pas des blettes (ou bettes), sachez que les variétés multicolores, jaunes, rouges ou roses sont les moins amères…

Le filet de porc

Leurs vertus : les individus qui consomment des aliments riches en protéines brûlent deux fois plus de calories, par la suite, que ceux qui misent surtout sur les glucides. Telle est en tout cas la conclusion d’une étude menée dans l’état d’Arizona à Mesa. Le filet de porc est donc un allié minceur et un atout pour votre cœur. Avec seulement 122 calories pour 30 grammes, c’est l’une des sources de protéines animales les plus maigres qui soient ! En pratique : le filet de porc se marie à merveille avec l’estragon !

Le saumon

Ses vertus : c’est l’une des meilleures sources d’oméga 3. Ces surprenants lipides ont une action bénéfique sur le taux de C-reactive protein (CRP) qui permet de mesurer l’inflammation… Or, selon une étude menée à l’hôpital de Boston (Etats-Unis), cette inflammation serait prédictive de problèmes cardiaques… bien plus encore que le taux de cholestérol ! En pratique : vous ne raffolez pas de ce poisson, ou du poisson tout court ? Assaisonnez-le d’un filet de citron ou rabattez-vous sur les crevettes (elles aussi contiennent des oméga 3).

Les haricots noirs
Leurs vertus : peu de légumes sont aussi riches en magnésium que les haricots noirs. Or, un adulte qui ne consomme pas ce minéral en quantité suffisante a environ deux fois plus de risques d’avoir un niveau élevé de CRP (c’est-à-dire une inflammation synonyme de problèmes cardio-vasculaires). Telle est en tout cas la conclusion d’une étude menée dans l’université de médecine de Caroline du Sud (Etats-Unis). A noter : une tasse de ces haricots apporte 120 mg de magnésium (vos besoins sont de 320 mg). En pratique : comme les autres haricots, ils se dégustent en accompagnement. Ils sont très fréquents dans les recettes méxicaines.

L’orge

Ses vertus : c’est la céréale idéale contre le pic d’insuline (elle évite les hausses brutales de sucre dans le sang). Une étude de l’université de médecine de Creighton (Etats-Unis) a démontré que l’orge est encore supérieure dans ce domaine à l’avoine, pourtant déjà très efficace. Hypothèse avancée : la graine présente une forte concentration en fibres solubles, des substances qui sont digérées très lentement et permettent de faire baisser le cholestérol. En pratique : on trouve de la farine d’orge, vous pouvez la mélanger à votre farine de blé pour certains gâteaux. Vous pouvez aussi ajouter la céréale à vos soupes, en accompagnement d’une viande…