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TROUBLE CIRCULATOIRE

Salleexamen

Une intervention sur les varices ?

Avant l’intervention
Le réseau veineux des membres inférieurs draine le sang désoxygéné, et le ramène au cœur : le réseau profond draine les tissus profonds (muscles notamment), et le réseau superficiel draine la peau et les tissus sous-cutanés.
A l’état normal, le sang remonte grâce à l’existence de valvules dont l’ouverture et la fermeture empêche qu’il ne retombe vers les pieds.
Les varices que vous avez sont liées à le destruction des valvules, entraînant une accumulation du sang dans les territoires les plus bas situés.
Le risque est à la fois esthétique, fonctionnel (lourdeur et oedèmes des membres inférieurs), mais aussi chronique (ulcère de peau) ; enfin, des accidents aigus sont toujours possibles (phlébite, hémorragie superficielle).
Pendant l’intervention et dans les suites immédiates
Le but de l’intervention est de supprimer les points de reflux, le retour veineux se faisant ensuite par les veines profondes.
Les petites veines résiduelles seront détruites par sclérose.
L’intervention sur les veines profondes (les saphènes) s’appelle un stripping de varices.
Il n’y a pas de fils à enlever : il peut exister des petits hématomes sur le trajet des veines retirées, qui disparaissent en quelques semaines.
Vous aurez un pansement à garder 48h et des bandes de contention élastiques vous sont prescrites pendant quelques semaines après l’intervention.
Vous pouvez prendre une douche à partir du 10è jour, mais pas de bain avant la troisième semaine.
En pratique, il vaut mieux éviter de réaliser cette opération en été car c’est la période ou les veines sont les plus atteintes compte-tenu de la chaleur.
Après l’intervention
Ce qu’il est bénéfique de faire :

– Se lever et marcher.

– Pratiquer le vélo, la natation, et la gymnastique.

Il peut également être bénéfique de porter une contention bien après l’intervention pour éviter les risques de rechute.

Ce qu’il faut éviter de faire :

– Porter des vêtements serrés

– Porter des bottes toute la journée

– Garder les jambes croisées

– Pratiquer des sports entraînant des à-coups (tennis, squash, basket, volley)

– Prendre des bains trop chauds

– S’épiler à la cire chaude

– Faire du sauna ou du hammam.

Faut-il avoir peur des crampes ?

PharmacieDouloureuses, les crampes sont généralement considérées comme banales. A tort ! Il ne faut pas les négliger. Insuffisance veineuse, artérite, phlébite… Elles présentent des risques. Voici dans quels cas s’inquiéter et pourquoi.
Crampes : attention à l’insuffisance veineuse !
Vous souffrez régulièrement de crampes ? Attention ! Elles peuvent être le signe d’un problème circulatoire, notamment d’une insuffisance veineuse. « C’est une cause très fréquente », explique le Dr Ariel Toledano, angiologue et phlébologue. Pourquoi ? « Parce qu’en cas d’insuffisance veineuse, il y a un mauvais retour du sang des jambes vers le coeur. Les parois des veines qui assurent ce retour ont alors tendance à se dilater, entraînant des douleurs comme des crampes », précise le spécialiste.
Comment reconnaître ces crampes ? Elles apparaissent en fin de journée ou la nuit, et sont associées à des sensations de jambes lourdes, d’impatiences et/ou de gonflements (au niveau des chevilles par exemple, ndlr). Ces crampes sont en général localisées au mollet et soulagées par la marche.
Quels sont les risques ? Une insuffisance veineuse peut être un terrain favorable à une thrombose (un caillot de sang bouchant une veine), elle-même associée à un risque élevé d’embolie pulmonaire (le caillot migre dans les artères pulmonaires ce qui altère l’irrigation des poumons). C’est une affection potentiellement mortelle.
Quand consulter ? Quand les crampes deviennent trop fréquentes (tous les jours, toutes les semaines), occasionnant une gêne de plus en plus importante, avec des douleurs persistantes.
Crampes à la marche : gare à l’artérite !
« Certaines crampes peuvent révéler une artérite des membres inférieurs (obstruction progressive des artères due à des dépôts de graisses) », explique le Dr Ariel Toledano, angiologue-phlébologue. Pourquoi ? « Parce que quand une artère se rétrécit ou est occluse, l’apport d’oxygène diminue. Résultat : quand les muscles qui ont besoin de cet apport pour bien fonctionner, sont sollicités, ils souffrent. » C’est à ce moment que surviennent les crampes.
Comment reconnaître ces crampes ? Il s’agit de crampes souvent localisées au mollet qui surviennent à l’effort, par exemple quand on marche. « La crampe oblige la personne à s’arrêter. Elle disparaît alors en une à deux minutes puis survient de nouveau à la reprise de la marche », précise le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue.
Quels sont les risques ? L’artérite augmente le risque d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral (AVC).
Quand consulter ? Dès que des crampes apparaissent lors de la marche.
Crampes nocturnes : un signe d’arthrose ?
Certaines crampes peuvent être le signe d’une maladie articulaire, et notamment de la plus fréquente d’entre elles : l’arthrose. « Cette dernière, associée à une dégénérescence du cartilage articulaire, favorise l’apparition d’une symptomatologie douloureuse. Elle peut ainsi entraîner des crampes », explique le Dr Ariel Toledano, angiologue et phlébologue.
Comment reconnaître ces crampes ? « En cas d’arthrose, il s’agit de crampes centrées sur une articulation. La douleur est déclenchée et aggravée par l’effort (la marche pour l’arthrose de hanche, monter un escalier pour le genou) et cesse plus ou moins complètement lorsque l’articulation est au repos. Elle augmente dans la journée et est à son maximum le soir. Elle peut gêner l’endormissement et même entraîner des réveils en pleine nuit. »
Quels sont les risques ? Si l’arthrose n’est pas une affection mortelle, elle devient très invalidante et handicapante (limitation dans les mouvements, déformation des articulations…) pour les personnes qui en souffrent. La perte d’autonomie qu’elle suscite peut être à l’origine de dépression.
Quand consulter ? Quand les crampes sont fréquentes (tous les jours, toutes les semaines), quand la douleur persiste plusieurs heures ou plusieurs jours.
Crampes = phlébite ?
Rassurez-vous, ce n’est pas parce que vous souffrez de crampes que c’est le signe d’une phlébite (obstruction d’une veine par un caillot de sang). « La phlébite se manifeste par une douleur qui suit un axe veineux de la jambe. A la différence d’une crampe, cette douleur ne cède pas. Rien ne la soulage, elle est gênante à la marche et au repos », explique le Dr Ariel Toledano, angiologue et phlébologue. Néanmoins, sachez qu’il est possible de souffrir de crampes suite à une phlébite. « Certaines personnes gardent en effet des séquelles. Dans ce cas, il leur suffit de mettre une contention pour apaiser la douleur », précise le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue.
Comment reconnaître les crampes secondaires à une phlébite ? Ce sont des contractures rythmées par la marche. Elles apparaissent progressivement et sont croissantes puis disparaissent après l’arrêt de l’effort. La surélévation des membres accélère le retour à la normale.
Quels sont les risques ? La complication majeure de la phlébite est l’embolie pulmonaire (caillot de sang obstruant une artère pulmonaire). Cette affection pouvant être mortelle.
Quand consulter ? Crampes ou phlébite, quand une douleur persiste plusieurs heures ou plusieurs jours, il faut consulter sans attendre.
Crampes : et si c’était vos médicaments ?
On n’y pense pas toujours et pourtant de nombreux médicaments peuvent entraîner des crampes. « Les plus connus sont les statines et les fibrates, prescrits pour diminuer le taux de cholestérol sanguin », indique le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue. Même si « leur mécanisme d’action n’est pas clair, cela fait partie des effets indésirables répandus », précise le Dr Ariel Toledano, angiologue et phlébologue. Sachez aussi que les diurétiques, certains anti-hypertenseurs et la cortisone peuvent provoquer des crampes. « Ils favorisent la perte du potassium (minéral indispensable au bon fonctionnement des muscles) et ainsi la survenue de contractures musculaires », explique le Dr Jean-Pierre Gobin, angiologue.
Comment reconnaître ces crampes ? Elles n’ont pas de signes caractéristiques. Elles surviennent le plus souvent dans les trois premiers mois de traitement.
Quels sont les risques ? Il y a un risque de lésions musculaires avec les hypocholestérolémiants.
Quand consulter ? Quand les crampes sont fréquentes (tous les jours, toutes les semaines), quand la douleur persiste plusieurs heures ou plusieurs jours. Pensez alors à transmettre au médecin la liste des médicaments que vous prenez. Attention : n’arrêtez pas un traitement avant d’avoir consulté un médecin.
Crampes : plus fréquentes avec les années
« Les muscles consomment beaucoup de potassium pour leur fonctionnement. Quand ils en manquent, ils souffrent. Cela peut se manifester par des crampes », explique le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue. Ce risque est encore plus grand avec l’âge puisque la masse musculaire, où est entreposée la majeure partie du potassium, fond naturellement.
Comment reconnaître ces crampes ? Elles n’ont pas de signes caractéristiques.
Quand consulter ? Quand les crampes deviennent trop fréquentes (tous les jours, toutes les semaines), quand la douleur persiste plusieurs heures ou plusieurs jours. Le médecin pourra décider d’une éventuelle supplémentation en potassium. Cette dernière ne doit en aucun cas se faire sans avis médical.
A savoir : Les besoins journaliers recommandés en potassium sont de 2 à 4g. Les principales sources alimentaires sont : les pommes de terre cuites au four avec leur peau, les légumes secs (haricots blancs…), le flétan, la morue, les légumes crus, les fruits secs, le chocolat, les avocats.
Crampes : un manque de magnésium ?
Les crampes sont souvent associées à un manque de magnésium. Pour cause, ce minéral participe au processus de contraction musculaire. Cependant, le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue, précise : « le lien direct entre magnésium et crampe n’est pas vraiment prouvé ».
Comment reconnaître ces crampes ? Elles n’ont pas de signes caractéristiques.
Quels sont les risques ? Une carence importante en magnésium peut entraîner une baisse de la concentration en calcium (hypocalcémie), de la fatigue, des troubles de l’humeur (tension, stress), du sommeil et même des palpitations cardiaques.
Quand consulter ? Quand les crampes se répètent tous les jours, toutes les semaines, quand la douleur persiste plusieurs heures… Le médecin pourra décider d’une éventuelle supplémentation en magnésium. Cette dernière ne doit en aucun cas se faire sans avis médical.
A savoir : Les besoins journaliers recommandés en magnésium sont 420mg pour les hommes et 360mg pour les femmes. Les principales sources alimentaires sont : les céréales complètes, les légumes, les fruits secs, les noix, le chocolat, les fruits de mer et les crustacés.
Crampes : attention à la consommation d’alcool
Parce que la consommation d’alcool se répercute sur les nerfs, les altère et les fait souffrir, elle peut entraîner des crampes – en cas de consommation excessive. « Boire deux ou trois verres de vin n’entraîne pas des crampes. Cela concerne surtout les personnes souffrant d’alcoolisme », précise le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue.
Comment reconnaître ces crampes ? Elles n’ont pas de signes caractéristiques.
Quels sont les risques ? La crampe n’aura pas de conséquence en elle-même, mais la consommation excessive d’alcool augmente le risque de cancer, de maladies du foie (cirrhose) et du pancréas, de troubles cardiovasculaires, d’hypertension artérielle, de maladies du système nerveux et de troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement).
Quand consulter ? Quand les crampes se répètent tous les jours, toutes les semaines, quand la douleur persiste plusieurs heures…
Crampes et exercice physique : en douceur !
Le plus souvent, les crampes se manifestent lors de l’exercice physique. Normal, c’est LE moment où nos muscles sont particulièrement sollicités. Même si elles sont bénignes, elles sont très douloureuses. Surtout quand la pratique du sport est exceptionnelle ou qu’elle intervient après des années d’inactivité ! « On voit souvent des gens à la retraite se remettre à faire du sport, par exemple 50km en vélo d’un coup, et souffrir de crampes insupportables », témoigne le Dr Jean-Pierre Gobin, angiologue. Son conseil : « Il faut réhabituer les muscles petit à petit. On peut par exemple suivre des programmes d’entraînement proposés dans des salles de sport pour les préparer à l’effort
Crampes : comment dépister leurs causes ?
Si dans la majorité des cas, les crampes sont uniquement d’origine musculaire et donc sans gravité, elles peuvent révéler un trouble artériel, veineux… qu’il faut dépister au plus tôt pour en venir à bout ! Deux examens peuvent être réalisés : l’électromyogramme et l’échographie-doppler. « Le premier va permettre de tester les nerfs et de chercher une éventuelle atteinte », explique le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue. Le deuxième est, lui, demandé quand le spécialiste suspecte une cause veineuse ou artérielle. « Quand on ne retrouve pas de causes, c’est que les crampes ne sont pas dangereuses. En revanche, comme elles restent très douloureuses, il faut tout faire pour essayer de les prévenir », conseille le Dr Ariel Toledano, angiologue et phlébologue. Massages, jet d’eau froide et même médicaments peuvent participer à la relaxation du muscle et éviter la crampe. N’hésitez pas à demander conseil à un médecin.

En finir avec les hémorroïdes !

HemorroidesDes hémorroïdes ? Tout le monde en a ! Seulement voilà, il arrive que ces veines gonflées, le plus souvent indolores, fassent terriblement mal. Le point sur 15 solutions, de l’alimentation aux laxatifs en passant par la chirurgie, pour soulager ou en finir avec les crises !
Surveillez votre alimentation !
La première mesure permettant à la fois de prévenir et de contrer les hémorroïdes(veines gonflées et irritées au niveau de la zone anale) consiste à privilégier certains aliments. Les troubles intestinaux comme la constipation favorisent et accentuent en effet les maladies hémorroïdaires. Idem concernant les désordres du foie qui provoquent une pression sanguine importante entraînant une dilatation des vaisseaux sanguins.
Pour qui ? En cas de douleurs importantes, démangeaisons ou saignements.
En pratique : optez pour une alimentation riche en fibres, légumes et céréales complètes. Buvez 1,5 litre d’eau par jour. Evitez les épices, l’alcool et les excitants (thé, café) facteur de risques et douleurs.
Les laxatifs en premier traitement
Les huiles de vaseline et de paraffine et les mucilages par voie orale peuvent être utilisés en premier lieu contre les hémorroïdes. Les premières retardent l’absorption de l’eau pour favoriser l’expulsion. Les seconds d’origine végétale, favorisent l’émission en ramollissant notamment les tissus digestifs.
Pour qui ? En cas de douleurs importantes, démangeaisons ou saignements liés à des hémorroïdes internes.
En pratique : Evitez les laxatifs par voie rectale (suppositoires, canules…) ou oraux qui entraînent par leur utilisation prolongée et intensive, une atteinte de la muqueuse. Ironie du sort, ils peuvent causer des lésions à l’origine d’une crise hémorroïdaire.
 Les veinotoniques en cas de crise
Les veinotoniques sont des médicaments qui agissent sur la paroi des veines dilatées notamment en augmentant leur résistance. Ils réduisent l’inflammation et minimisent la douleur.
Pour qui ? En cas de douleurs jugées importantes, de démangeaisons ou saignements liés à des hémorroïdes quels qu’ils soient.
En pratique : attention, ils sont seulement « utiles en cas de crise », précise le Dr. D. Soudan, gastro-entérologue. Ils soulagent les symptômes, mais ne soignent pas et ne préviennent en aucun cas les maladies hémorroïdaires.
A noter : les veinotoniques ne sont plus remboursés depuis janvier 2008 par la Sécurité sociale car ils sont considérés comme des médicaments de « confort ».
Les anti-inflammatoires contre les douleurs
Quelle que soit leur forme (comprimés, crèmes, suppositoires…), les anti-inflammatoires agissent sur la douleur. En fait, ils calment l’inflammation en inhibant la vasodilatation (dilatation des veines) et décongestionne les tissus.
Pour qui ? En cas de douleurs jugées importantes ou démangeaisons liées à deshémorroïdes internes.
En pratique : Si les douleurs vous poussent spontanément à prendre des anti-inflammatoires, consultez votre médecin. S’il s’agit déjà d’une prescription, prenez à nouveau rendez-vous en cas de persistance des symptômes.
Les traitements locaux : crèmes, suppositoires
Ces traitements décongestionnent et forment un pansement qui protège la muqueuse contre l’agression des matières. Le plus utilisé d’entre eux est l’acétate d’hydrocortisone par ce qu’il possède en plus, une action anti-inflammatoire.
Pour qui ? En cas de douleurs jugées importantes, démangeaisons ou saignements liés à des hémorroïdes internes.
En pratique : « Ils soulagent efficacement la crise, mais n’ont aucun intérêt, ni en prévention, ni comme traitement », explique le Dr. D. Soudan, gastro-entérologue. Des corticoïdes peuvent y être associés pour calmer la douleur. Attention, ils peuvent être allergisants et irriter à long terme… donc aggraver les maladies hémorroïdaires. Pas d’abus donc !
L’injection sclérosante : l’intervention classique
C’est l’une des interventions les plus anciennes. Elle est dite instrumentale. On injecte une solution chimique près des hémorroïdes pour fermer certaines veines, ce qui coupe de manière partielle la circulation, donc la stagnation sanguine en partie à l’origine des hémorroïdes.
Pour qui ? En cas d’hémorroïdes persistant internes, de douleurs, démangeaisons ou saignements. Attention, L’opération n’a pas d’intérêt si les paquets hémorroïdaires sont trop importants.
En pratique : Huit injections en cabinet.
En cas de persistance, il faut envisager une intervention chirurgicale.
La ligature élastique : réalisée en cabinet
Autre technique très utilisée, la ligature élastique repose sur le placement d’une petite bande élastique à la base de chaque hémorroïde interne. L’afflux de sang est alors coupé ce qui entraîne l’assèchement de l’hémorroïde et sa disparition après environ cinq à sept jours.
Pour qui ? En cas d’hémorroïdes persistant internes, de douleurs, démangeaisons ou saignements. L’opération n’a pas d’intérêt si les paquets hémorroïdaires sont trop importants.
En pratique : L’intervention est réalisée en cabinet. Trois séances espacées de deux à trois semaines sont nécessaires. Les douleurs persistent 12 à 48 heures. En cas d’échec, il faut envisager une intervention chirurgicale.
La photo coagulation : une solution récente
Version plus récente de la ligature élastique, cette intervention coagule les veines dilatées des hémorroïdes par rayons infrarouges. Résultat : les hémorroïdes finissent par se résorber.
Pour qui ? En cas d’hémorroïdes persistant internes, de douleurs, démangeaisons ou saignements. L’opération n’a pas d’intérêt si les paquets hémorroïdaires sont trop importants.
En pratique :L’intervention a lieu en cabinet. Trois impacts sont effectués par séance, au sommet d’un paquet hémorroïdaire, en zone sus pectinéale. Il faut en général trois séances, espacées de quinze jours. « L’intervention est sans douleur », précise le Dr. D. Soudan, gastro-entérologue. En cas de persistance, il faut envisager la chirurgie.
La thrombectomie : en cas de caillot
La thrombectomie est une incision pratiquée sous anesthésie locale en cabinet.
Pour qui : Cette technique est utile en cas de thrombose hémorroïdaire, c’est-à-dire de caillot de sang coincé dans une hémorroïde (d’où des douleurs aigues).
En pratique : Elle donne des résultats définitifs puisqu’on extrait la cause. Une séance suffit. Néanmoins elle ne présente aucun intérêt si les caillots sont trop nombreux » explique le Dr. D. Soudan, gastro-entérologue.
L’hémorridopéxie ou méthode Longo
La technique de l’anopexie permet de remonter les hémorroïdes dans le canal anal, de réduire leur taille et l’apport sanguin grâce à une agrafe circulaire. Attention, « Son efficacité à long terme est limitée » précise le Dr. D. SOUDAN, gastro-entérologue.
Pour qui : En cas d’échec des intervention plus légères, d’hémorroïdes persistants interne très douloureux, démangeaisons ou saignements.
En pratique : Cette intervention s’effectue un bloc opératoire, sous anesthésie loco-régionale ou générale, dans le cadre d’une hospitalisation d’une à deux journées. Elle est en générale indolore.
L’hémorroidectomie, une opération chirurgicale
L’hémorroidectomie est une intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie générale visant de l’ablation totale ou partielle des hémorroïdes externes et internes. « C’est la solution la plus efficace, et elle est définitive » explique le Dr. D. SOUDAN.
Pour qui : En cas d’échec des intervention plus légères, d’hémorroïdes persistants internes très douloureux, démangeaisons et saignements.
En pratique : Compte tenu de la douleur et de la lenteur de la cicatrisation (4 à 6 semaines), l’opération peut nécessiter un arrêt de travail de 3 à 4 semaines. L’hospitalisation selon les établissements varie de 1 à 5 jours. Les suites de l’intervention sont particulièrement douloureuses et peuvent durer plusieurs semaines.
La technique HAL par Doppler
Le médecin repère grâce à une sonde doppler les artères hémorroïdaires pour les ligaturer et diminuer l’arrivée du sang.
Pour qui : En cas d’échec des intervention plus légères, d’hémorroïdes persistants interne très douloureux ou de saignements. Attention, le traitement ne porte ses fruits qu’après 1 à 3 semaines le temps que la taille des hémorroïdes diminue et se solidifie.
En pratique : Le traitement s’effectue sous légère anesthésie générale, en ambulatoire (une demi-journée d’hospitalisation). Il n’est pas douloureux. On peut reprendre le travail le lendemain.
La cryothérapie : à oublier !
La cryothérapie est de moins utilisée. Elle repose ou plutôt reposait sur l’utilisation du froid pour nécroser les tissus hémorroïdaires.
Pour qui : Elle était utilisée en cas d’hémorroïdes persistant internes, démangeaisons, douleurs ou saignements.
En pratique : La cryode est appliquée pendant 2 à 3 minutes sur les muqueuses hémorroïdaires. Attention, les douleurs sont assez importantes
L’électrocoagulation : ultra douloureuse
Comme la cryothérapie, c’est une technique de moins en moins pratiquée en raison des douleurs qu’elle implique. Elle repose sur l’utilisation d’un courant électrique appliqué aux hémorroïdes, et déclenchant une réaction chimique qui arrête l’approvisionnement du sang dans les veines et force les tissus enflammés à rétrécir.
Pour qui : Elle était utilisée en cas d’hémorroïdes persistant internes, démangeaisons, douleurs ou saignements.
En pratique : Une sonde électrique était appliquée sur les paquets hémorroïdaires internes, délivrant 2 à 6 impulsions entraînant une coagulation.
Faites du sport !
Avoir une bonne hygiène de vie est indispensable au traitement préventif et curatif des maladies hémorroïdaires. Cela permet d’activer la circulation sanguine en augmentant le retour veineux et assure le bon fonctionnement des organes internes. Pour cela il est conseillé de pratiquer une activité physique régulière comme la marche et la natation.
Attention : évitez le vélo, la moto et l’équitation car ces activités agressent la zone hémorroïdaire.

Comment reconnaître une phlébite !

PhlebiteVous avez quelques kilos en trop, les jambes lourdes ou marchez peu ? Vous présentez des risques de phlébite ! Fréquente, la phlébite peut conduire à l’embolie pulmonaire, mortelle. Le point sur ses facteurs de risque, et comment la reconnaître !
Plébite : gare aux varices !
Le risque de phlébite est une excellente raison de surveiller de près l’état de ses varices ! En effet, « une varice douloureuse et un peu rouge peut traduire la présence d’un caillot de sang dans une veine », explique le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue.
Quand s’inquiéter ? Quand la varice est soudainement douloureuse, qu’elle est chaude, qu’elle rougit et qu’on ressent au toucher comme une induration. « La douleur est localisée et aiguë. Elle n’a rien à voir avec la sensation diffuse et récurrente de jambes lourdes », précise le Dr Ariel Toledano angiologue.
Quand consulter ? Dès que l’on présente ces symptômes, il faut consulter un médecin en urgence. « On recherchera d’abord une phlébite superficielle, c’est-à-dire la présence d’un caillot dans une veine proche de la surface de la peau (les varices touchant principalement ces veines). Puis une phlébite profonde », explique le Dr Laroche. Douleur au mollet : attention danger !
Votre mollet vous fait soudainement mal ? Attention ! « C’est un des premiers signes de la phlébite », explique le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue. Pour cause, le caillot de sang qui obstrue la veine génère une inflammation des parois veineuses, donc une douleur.
Quand s’inquiéter ? Quand la douleur est aiguë, permanente, ressentie comme une pesanteur, qu’elle empêche la marche et qu’elle n’est pas soulagée par le repos. Elle peut être localisée au mollet ou à la cuisse.
Quand consulter ? En urgence, dès que l’on ressent ce type de douleur, et surtout si elle s’accompagne d’un gonflement du membre inférieur.
Jambes lourdes : risques de phlébite !
Ce n’est pas parce que l’on souffre de jambes lourdes qu’on est en train de faire une phlébite. Les jambes lourdes sont la manifestation d’un mauvais retour veineux, donc d’une stagnation du sang dans les veines. Non de la présence d’un caillot. Cependant, les deux peuvent quand même être liées ! Le sang qui stagne peut à la longue coaguler et former un caillot, donc une phlébite.
A savoir : « Une phlébite est en général unilatérale. Il est très rare d’avoir les deux jambes atteintes », précisent nos spécialites.
Oedème : consultez en urgence
Un des signes caractéristiques de la phlébite est l’oedème. En fonction de l’endroit où se situe le caillot, il peut se traduire par un gros mollet, une cheville enflée, une grosse cuisse, voire parfois toute la jambe qui double de volume. Pourquoi ? « Parce que le caillot crée un obstacle au retour veineux du sang, ce qui génère un gonflement », répond le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue.
Quand s’inquiéter ? « En général, en cas de phlébite, l’oedème apparaît rarement de manière isolée. Il s’associe à un symptôme douloureux, ou à une sensation de chaleur de la zone suspecte », explique le Dr Ariel Toledano, angiologue et phlébologue.
Quand consulter ? En urgence, dès constatation d’un oedème, seul ou associé à d’autres signes (douleurs du mollet…).
Mollet dur, trop ferme : méfiez-vous !
« Un mollet qui est dur, qui ne ballote plus peut être un signe de phlébite », prévient le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue. Pourquoi ? « Parce que comme les veines sont obstruées par un caillot de sang, les muscles se contractent, donc le mollet aussi », explique le Dr Ariel Toledano, angiologue.
Quand s’inquiéter ? Dès que l’on constate une diminution du ballotement du mollet. « Même si ce symptôme apparaît seul (sans douleur, rougeur de la jambe), il n’est pas normal », précise le Dr Toledano.
Quand consulter ? Dès constatation de ce symptôme.
Fièvre inexpliquée : il peut s’agir d’une embolie…
Une fièvre survenant de manière inexpliquée, peut être le signe d’une phlébite, pire, d’une embolie pulmonaire (migration du caillot de sang de la jambe dans les poumons). Pourquoi ? « Parce que le caillot qui bouche la veine enflamme la paroi veineuse. La fièvre est le signe de cette inflammation », répond le Dr Ariel Toledano, angiologue.
Quand s’inquiéter ? Quand la fièvre survient sans explication (sans la présence d’une infection : grippe…) et qu’elle ne baisse pas. Plus encore si elle intervient chez une personne alitée depuis plus de 3 jours (en cas d’hospitalisation par exemple). Le risque de phlébite est alors majoré.
Quand consulter ? Que la fièvre soit observée de manière isolée, ou associée à d’autres signes de phlébite (douleurs au mollet, jambe gonflée…), il faut consulter très vite un médecin, et en urgence si vous présentez des facteurs de risque (surpoids, tabagisme, antécédents personnels ou familiaux…).
Anxiété inhabituelle : symptôme de caillot ?
« L’anxiété peut être un signe clinique de la phlébite », explique le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue. Etonnant ? Pas vraiment. « Quand les gens ne se sentent pas bien, qu’ils sont anxieux alors qu’ils ne le sont pas d’ordinaire, surtout s’ils sont alités depuis quelques jours, cela peut traduire la présence d’un caillot dans une veine. »
Quand s’inquiéter ? En cas d’anxiété inhabituelle, survenant de manière brutale sans raison particulière. Plus encore, si elle s’accompagne d’une fièvre ou de dyspnée (essoufflement).
Quand consulter ? Dès constatation du symptôme, en urgence si vous présentez des facteurs de risque (surpoids, tabagisme, antécédents personnels ou familiaux…).
Phlébite : êtes-vous à risque ?
Certains facteurs augmentent le risque de phlébite. Vous êtes concerné si vous :
– avez des antécédents personnels ou familiaux de phlébite
– êtes en surpoids (calculez votre IMC pour le savoir)
– avez plus de 70 ans
– êtes sédentaire
– faites de l’insuffisance veineuse (jambes lourdes notamment).
– êtes alité plus de 3 jours (hospitalisé ou non)
– avez un cancer
– êtes immobilisé par un plâtre
– fumez
– prévoyez un long voyage en avion ou en car (plus de six heures)
Si vous présentez un de ces facteurs de risque, surveillez vos jambes et consultez au moindre symptôme : douleur au mollet, oedème, diminution du ballotement…
Phlébite : le vrai risque c’est l’embolie
Douleur au mollet, varices douloureuses, oedème… Ces signes annonciateurs d’une phlébite ne doivent pas être négligés ! Le caillot de sang qui obstrue la veine peut migrer dans les poumons et boucher une ramification artérielle. On parle alors d’embolie pulmonaire, complication ayant un risque élevé de mortalité. « On dénombre environ 300 000 cas de phlébites par an en France. 15 000 personnes meurent d’une embolie pulmonaire », explique le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue. Conclusion : Soyez vigilant et allez consulter votre médecin au moindre symptôme suspect.
Phlébite : quand il n’y a pas de symptômes…
Dans certains cas, la phlébite peut être totalement silencieuse. Pas de douleur au mollet, pas d’oedème, pas de sensation de chaleur… Rien. En général, c’est parce que le caillot qui obstrue la veine est de petite taille. Sa présence se manifeste seulement quand il migre dans les poumons (on parle alors d’embolie pulmonaire « cruorique »). C’est là que la fièvre ou l’anxiété peuvent évoquer une phlébite sous-jacente, surtout si on est en situation à risque : alitement, insuffisance veineuse…
Phlébite : il faut faire un échodoppler !
En cas de symptôme(s), consultez en urgence pour passer un échodoppler afin de confirmer ou non la phlébite. « C’est vraiment une pathologie pour laquelle il faut avoir un diagnostic de certitude donc un examen qui l’objective. Car s’il y a phlébite, on mettra en place un traitement anticoagulant à potentiel dangereux (risque hémorragique) », explique le Dr Jean-Pïerre Laroche, angiologue. Ce traitement aura pour mission de stopper l’évolution de la maladie et d’éviter la migration du caillot dans les poumons.
A savoir :  » Quand la phlébite est traitée, il y a 0,3% de risque de faire une embolie pulmonaire. »

Avion : surveillez vos jambes !

AvionLes vols aériens, et plus particulièrement long-courriers, augmentent le risque de formation de caillots sanguin dans les jambes (thromboses). Voici comment les éviter.

 

Ne restez pas immobile
Croisées, tassées, comprimées, en avion, surtout en classe économique, vos gambettes sont en cage. Inconfortable, cette position augmente le risque de thrombose veineuse (ou thrombophlébite) par 2 à 4, surtout si votre vol est un long-courrier. A l’origine de ce problème : l’immobilité, l’exiguïté, la chaleur, une faible pression et une raréfaction de l’oxygène dues à l’altitude. Autant de paramètres qui perturbent le retour veineux. Le sang tend alors à stagner dans le bas des jambes et des caillots peuvent se former. Les symptômes de la thrombose peuvent être silencieux. Si vous ressentez localement une chaleur avec rougeur et gonflement ou une douleur lancinante en marchant, prenez ce risque au sérieux. Le caillot de sang peut migrer vers vos poumons et provoquer une embolie pulmonaire
Evitez les long-courriers après une opération
Si vous êtes sujet à une insuffisance veineuse, que vous avez des varices, que vous souffrez d’une maladie cardio-vasculaire, que vous portez un plâtre ou que vous venez de subir une opération chirurgicale importante, avertissez votre médecin de vos projets de voyage en avion. Dans ce dernier cas, des Britanniques, membres du groupe d’études sur les risques du syndrome de la classe économique ont réalisé une étude auprès de 568 patients. Le Dr Ander Cohen estime qu’un voyage de plus de trois heures en avion triple le risque de thrombose veineuse profonde chez les patients passés récemment sur le billard. Il déconseille à ses patients de voyager plus de trois heures dans les trois mois suivant l’opération.
Les conseils anti ambolie
Avant de partir, demandez à votre médecin qu’il vous prescrive des bas de contention. Si vous prenez un traitement avec des anticoagulants, gardez avec vous votre ordonnance, vos médicaments et les derniers résultats d’analyse (TP, TCA, INR, plaquettes). Pour le voyage, portez des chaussures confortables, des vêtements amples, et ne serrez pas trop votre ceinture. Pendant le vol, contractez régulièrement vos mollets pour favoriser le retour veineux et n’hésitez à faire quelques pas dans la cabine. La marche améliore la circulation veineuse et prévient les sensations de jambes lourdes. Enfin pensez à vous hydrater en buvant 4,5 litres d’eau par 24h de vol : la déshydratation diminue la fluidité du sang et favorise donc les thromboses. Et éviter de boire de l’alcool 
Vers de nouveaux sièges…
Ces syndromes étant fréquents et pouvant provoquer des complications sévères, deux scientifiques israéliens ont conçu un siège qui permet de bouger les jambes plus aisément. 25 volontaires ont testé ce dispositif. Au bout de cinq heures assis dans ce fauteuil, le volume de leurs veines au niveau des jambes n’avait augmenté que de 3% contre 26% avec un siège traditionnel. Mais il faudra sans doute encore attendre avant que ce trône se généralise dans nos avions.

10 solutions anti varices et varicosités

SolutionsantivaricesVous avez de petites imperfections au niveau des jambes, des varicosités ou des varices ? Il existe aujourd’hui des interventions sans douleur, rapides et aux résultats spectaculaires. Le point sur ces techniques, leurs avantages et leur prix. 
Echosclérose à la mousse : des résultats spectaculaires
Cette méthode, très récente, donne d’excellents résultats, réduit les risques de récidive et peut souvent remplacer la chirurgie. Elle permet d’enlever les varices superficielles ou plus grosses comme la veine saphène en injectant une mousse sclérosante. L’angiologue guide son geste par échographie. Moins dosée, mais plus efficace que les produits utilisés en sclérothérapie, la mousse est introduite à l’aide d’un cathéter ou d’aiguilles.
Où se faire traiter ? En cabinet.
Est-ce douloureux ? « Non », selon le Dr Mougeolle, angiologue.
Quelles sont les suites ? Les injections entraînent des bleus quelques jours.
Sclérothérapie : contre les petites et moyennes varices
C’est le traitement le plus courant des varices de petit et moyen calibre. Elle n’est pas utilisée pour scléroser la veine saphène, surtout retirée en cas de grosse varices (cette veine assure le retour du sang des membres inférieurs jusqu’au cœur). La technique consiste à injecter à l’aide d’une aiguille sans anesthésie, une substance irritante dans les veines malades qui durcissent et se bouchent. Ne laissant plus passer le sang, elles se détruisent progressivement.
Où se faire traiter ? En cabinet.
Est-ce douloureux ? « Non », selon le Dr Mougeolle, angiologue.
Quelles sont les suites ? Des bleus pendant quelques jours.
Echosclérose à la mousse : des résultats spectaculaires
Cette méthode, très récente, donne d’excellents résultats, réduit les risques de récidive et peut souvent remplacer la chirurgie. Elle permet d’enlever les varices superficielles ou plus grosses comme la veine saphène en injectant une mousse sclérosante. L’angiologue guide son geste par échographie. Moins dosée, mais plus efficace que les produits utilisés en sclérothérapie, la mousse est introduite à l’aide d’un cathéter ou d’aiguilles.
Prix : 40 € la séance d’échosclérose + consultation. En partie pris en charge par la Cnam.
Où se faire traiter ? En cabinet.
Est-ce douloureux ? « Non », selon le Dr Mougeolle, angiologue.
Quelles sont les suites ? Les injections entraînent des bleus quelques jours.
Sclérothérapie : contre les petites et moyennes varices
C’est le traitement le plus courant des varices de petit et moyen calibre. Elle n’est pas utilisée pour scléroser la veine saphène, surtout retirée en cas de grosse varices (cette veine assure le retour du sang des membres inférieurs jusqu’au cœur). La technique consiste à injecter à l’aide d’une aiguille sans anesthésie, une substance irritante dans les veines malades qui durcissent et se bouchent. Ne laissant plus passer le sang, elles se détruisent progressivement.
Où se faire traiter ? En cabinet.
Est-ce douloureux ? « Non », selon le Dr Mougeolle, angiologue.
Quelles sont les suites ? Des bleus pendant quelques jours.
Stripping : la technique de référence
Le stripping est la technique de référence car elle est ancienne et remboursée à 100 %. Cet acte chirurgical consiste à enlever la veine saphène souvent retirée en cas de grosses varices, tout en supprimant les petites. Le médecin effectue 2 petites incisions à la cheville et au pli de l’aine.
Prix : Prise en charge par la Cnam à 100%.
Où se faire opérer ? 1 à 2 jours en hôpital. Arrêt maladie : 2 à 3 semaines.
Est-ce douloureux ? Oui.
Quelles sont les suites ? On peut remarcher le lendemain. Port de bas de contention obligatoire. Hématomes post-opératoires durant 2 à 3 semaines. Les procédés endovasculaires : Laser et Closure
Cette méthode utilise soit la lumière (Laser), soit la radiofréquence (Closure®) pour détruire la veine saphène (principale) souvent liée à de grosses varices. Introduite sous anesthésie locale, une sonde de petit calibre envoie de l’énergie pour brûler les parois veineuses. La varice se sclérose sans que les autres tissus soient endommagés. Cette méthode remplace la chirurgie.
Est-ce douloureux : Moins que le stripping, mais l’intervention au laser fait souvent mal au 4e et 5e jour post opératoire.
Quelles sont les suites ? Reprise de la marche immédiate. Port de bas de contention.
Phlébectomie de Müller : contre les varices de 1 à 3 mm
Il s’agit d’une petite chirurgie, très bien tolérée et réalisée sous anesthésie locale. L’intervention consiste à extirper les petites varices visibles (1 à 3 mm) à l’aide d’un minuscule crochet, par de toutes petites incisions d’1 mm. La veine malade est extraite segment par segment.
Où se faire traiter ? En cabinet ou hôpital (ambulatoire)
Est-ce douloureux ? « Non », selon le Dr Christian Mougeolle, angiologue.
Quelles sont les suites ? Aucun point de suture, aucune cicatrice mais des bandages élastiques 2 à 3 semaines et des bleus 1 à 2 semaines. Reprise de la marche immédiate.
L’Asval : elle permet de préserver la saphène
La technique est proche de la phlébectomie de Müller. Elle part du principe que les varices se propagent du bas vers le haut et non l’inverse. L’angiologue retire, sous anesthésie locale, grâce à des micro-incisions, les veines malades collatérales qui dépendent de la veine saphène en conservant cette dernière.

Où se faire traiter ? En clinique (ambulatoire).
Est-ce douloureux ? « Non », selon le Dr Christian Mougeolle, angiologue.
Quelles sont les suites ? Hématomes environ 1 à 2 semaines. Aucun point de suture ni cicatrice. Reprise de la marche immédiate. Port de bas de contention.
Conseils préventifs
– Evitez les sources de chaleur : bains et douche trop chaudes, saunas, exposition au soleil, chauffage près des jambes…
– Surélevez les jambes le plus possible, évitez de les croiser.
– N’abusez pas des talons trop hauts ou trop plats et des vêtements serrés (jean, chaussettes, bottes…).
– Conservez un poids idéal.
– Réduisez votre consommation de thécaféalcool, notamment le vin blanc
– Faites de l’exercice : marche, vélo, natation, gymnastique douce, jogging.
– Faites vous suivre régulièrement par votre angiologue ou phlébologue.
Les bas de contention évitent-ils les varices ?
Par un effet de pression autour de la jambe, ils favorisent le retour du sang dans les veines profondes des membres inférieurs et diminuent les symptômes, les douleurs, et l’effet jambes gonflées. Ils permettent de diminuer fortement la survenue devaricosités et de varices quand l’insuffisance veineuse est avérée. Ils sont très efficaces et indiqués en cas d’insuffisance veineuse débutante à sévère. On trouve des collants, bas et chaussettes de pression 1 à 3 selon votre cas.

Veinotoniques : contre les jambes lourdes
A base de plantes, ils favorisent le retour veineux en augmentant la tonicité de la paroi veineuse et la contraction des veines. Ils ne sont utiles que si vous souffrez de jambes lourdes ou en cas d’œdème, mais ne présentent pas d’intérêt pour les varices et varicosités.
Quand les prendre ? Essentiellement au printemps et quand il fait chaud.
Contre-indications : Aucune.