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Retinopathie

Rétinopathie : êtes-vous à risque ?

La rétinopathie, c’est quoi ?
Quand le sucre est présent en excès dans le sang (diabète), il altère la rétine et peut alors conduire à une perte de la vision partielle, voire totale.
Concrètement, le sucre fragilise les vaisseaux de la rétine (membrane de l’œil qui réceptionne les impressions lumineuses et les transmet au cerveau) et conduit à leur éclatement. Au fur et à mesure, des zones étendues de la rétine cessent d’être oxygénées. La rétine produit alors de nouveaux vaisseaux, mais plus fragiles. Résultat : un épaississement et un gonflement de la macula (zone de vision situé au milieu de la rétine). La vision devient de plus en plus réduite.
Rétinopathie : les risques
Si la rétinopathie n’est pas correctement soignée, elle finit par toucher le centre de l’oeil et la rétine, créant de graves et irrémédiables troubles de la vision.
Par ailleurs, elle accélère la survenue d’autres pathologies des yeux comme lesglaucomes ou la cataracte.
Les signes d’alerte de la rétinopathie
Si la rétinopathie est une complication fréquente chez les diabétiques (surtout ceux atteints du diabète de type 2), elle est très difficile à dépister. Pourquoi ? Parce qu’elle s’installe le plus souvent sans prévenir. On peut être atteint en l’absence de symptôme.
Sachez néanmoins que voir des lettres déformées à la lecture ou avoir des difficultés à passer de la lumière à l’obscurité peuvent être les signes d’une rétinopathie diabétique.
Comment dépiste-t-on la rétinopathie ?
Pour dépister une rétinopathie, l’ophtalmologue procède à plusieurs examens : lamesure de l’acuité visuelle, la tension de l’oeil, un « fond d’œil« , et dans certains cas une angiographie rétinienne.
Plus récent et moins contraignant, le rétinographe non mydriatique permet une photographie numérique du fond d’oeil sans dilatation de la pupille. Précis, cet examen, d’une durée relativement courte, peut être réalisé par du personnel non médical (orthoptiste ou infirmier).
Comment prévenir la rétinopathie ?
Le meilleur moyen de prévenir la rétinopathie est de faire contrôler sa vision chez l’ophtalmologue au moins une fois par an.
Il faut aussi, au quotidien, surveiller l’équilibre de la glycémie, avoir une tension artérielle maîtrisée, ainsi qu’une bonne hygiène de vie (activité physique, alimentation équilibrée).

Presbytie : lunettes, lentilles ou chirurgie ?

PresbytieC’est le défaut de la vue le plus répandu. La presbytie touche 80 % d’entre nous, dès 45 ans. Le point sur les meilleures solutions pour la corriger (lunettes, lentilles, chirurgie…) et leurs progrès.
Etes-vous concernés ?
La presbytie n’est pas une maladie, c’est un défaut d’accommodation. Pour voir de près et restituer une image nette, il faut que cristallin –fine lentille transparente située à l’intérieur de l’œil-, se bombe… Seulement voilà, avec la maturité, il perd en élasticité. Résultat : on voit peu à peu moins bien de près, et il devient difficile de lire, se raser ou se maquiller. Ce trouble intervient dès le milieu de la quarantaine, parfois même plus tôt ! Chez les hypermétropes la presbytie se manifeste dès 35 ans par exemple… Les seuls vrais gagnants, à la cinquantaine, ce sont les myopes : chez eux, les deux défauts s’annulent en valeur algébrique et l’apparition de la presbytie est souvent retardée de plusieurs années.
Les verres progressifs enfin au point ?
Contrairement aux idées reçues, c’est l’option la plus simple et la plus pratique. Les verres progressifs, longtemps décriés, se sont nettement améliorés. Principal atout : ils permettent de voir de loin comme de près. En clair : ils corrigent à la fois les purs presbytes et ceux qui présentent en plus, d’autres défauts de la vue. Certes, il faut parfois plusieurs semaines pour s’habituer à ce type de produits, mais avec une seule paire suffit (pas la peine de changer de lunettes pour lire et conduire) ! A noter : quand l’examen visuel précédent la commande des verres est sérieux et qu’ils sont de bonne qualité et bien centrés, la période d’adaptation ne doit pas dépasser un mois.
Lentilles : efficaces et discrètes
Des lentilles pour presbyte ? Ca existe ! Après les versions « simple foyer » à qui l’on reprochait de donner des maux de tête et les produits rigides « doubles foyers », souvent jugés inconfortables, les fabricants proposent désormais des lentilles progressives (multifocales). Leur plus : elles permettent de voir quelle que soit la distance et conviennent à tous (qu’on soit 100 % presbyte ou hypermetrope, astigmate et myope en prime !). Comme pour les verres progressifs, il faut compter une à quatre semaines pour s’y habituer. Attention : elles restent assez chères et ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale… Mais elles sont particulièrement agréables à porter, et ne trahissent pas l’âge !
Verres à simples foyers : quand et pour qui ?
Les verres à simples foyers (unifocaux) présentent surtout un intérêt pour celles et ceux qui ne veulent pas des verres progressifs, ou encore, pour les presbytes pures. Ce type de produits ne corrige en effet que la vision de près. Résultat, tout presbyte doit ôter ces lunettes dès lors qu’il ou elle lève le nez… à moins d’opter pour une version demi-lune (avec des verres réduits de moitié). Quant à ceux qui présentent des défauts visuels supplémentaires (astigmatisme, hypermétropie), ils doivent impérativement s’équiper d’une seconde paire de lunettes !
Verres à doubles foyers… à oublier ?
Les verres bifocaux sont des verres composés de deux parties : l’une pour voir de près, et l’autre pour regarder de loin. Ce type de correction date de bien avant la mise au point des produits progressifs ! A première vue, ils peuvent sembler intéressants. Mais ils sont de moins en moins portés ! Pourquoi ? Parce qu’ils n’offrent qu’une vision relativement médiocre et restent assez… inesthétiques.
Focus sur la chirurgie
Elle est coûteuse et non prise en charge, mais de plus en plus pratiquée, et s’adresse tout particulièrement aux hypermétropes et presbytes purs. Réalisée entièrement ou partiellement au laser, elle s’effectue sur les deux yeux dans la même journée (on en récupère rapidement). « Elle donne des résultats durables –dès lors qu’elle intervient après la stabilisation de la vue (au-delà de 50 ans), explique Etienne Hachet, ophtalmologiste à la clinique de Gentilly (Nancy). En cas de presbytie pure, il est aussi possible de remplacer le cristallin par un implant multifocal qui permet de voir de loin comme de près sans lunette – mais avec une vision intermédiaire moins bonne, parfois gênée par de petits halos apparaissant autour des lumières la nuit… »
Les loupes à la loupe
Attention, les loupes ne sont pas des lunettes, elles n’ont d’ailleurs pas droit à cette dénomination ! Elles ne peuvent être utilisées qu’en dépannage. Il faut donc éviter de les porter longtemps, sous peine d’accuser une certaine fatigue visuelle, voire des maux de tête…
Et pour cause, la puissance correctrice est identique pour les deux yeux (ce qui ne correspond jamais à la réalité) ! Elles ne sauraient donc, remplacer des verres de qualité. Une visite chez l’ophtalmologiste s’impose, ne vous contentez pas de ces produits inadaptés vendus en pharmacie ou grandes surfaces !

Lunettes solaires : l’arnaque du siècle ?

ArnaquelunettesDes prix exagérés, des vertus santé parfois ambiguës, des verres peu contrôlés… La vérité sur le marché très florissant des lunettes solaires et sur ses pièges.
Cataracte, DMLA : pur argument marketing ?
Le marketing joue sur l’ambiguïté de la protection. Si les lunettes solaires protègent à tout âge des kératites et autres brûlures oculaires, en porter après 50 ans ne protège ni de la cataracte, ni de la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) ! Ces maladies font leur lit dans l’enfance. Il faut équiper les jeunes pour qu’ils n’y soient pas confrontés 40 à 80 ans plus tard, mais inutile d’espérer s’en protéger passé un certain âge ! Certes, plus le cristallin vieillit, plus le soleil éblouit… Pourtant, aucun rapport avec ces deux pathologies. « Les publicitaires en profitent seulement pour développer des campagnes ciblant les plus de 50 ans (les personnes de 20 ans ne sont pas gênées par le soleil) », explique le Dr Etienne Hachet, ophtalmologue.
Lunettes solaires : des prix souvent abusifs !
Faut-il payer ses lunettes cher pour être correctement protégé ? « Pas forcément ! », répond Olivier Maenner, directeur de l’Ecole supérieure d’optique de Strasbourg. Il précise : « Le prix élevé permet surtout de gagner en confort et en esthétique ». Inutile donc de dépenser 150 euros (voire beaucoup plus) pour des lunettes de marques dans l’espoir d’une protection haut de gamme ! « Nous proposons des lunettes à 50 euros qui protègent parfaitement », assure Pascal, opticien indépendant dans les Hauts-de-Seine. Par ailleurs, méfiez-vous des arguments parfois fallacieux de certains vendeurs. Non, les verres enveloppants (qui entourent bien l’œil) ne sont pas toujours nécessaires (ils sont plus chers) ! Ils sont surtout recommandés pour les sports extrêmes.
Les marques ne protègent pas mieux !
Dior, Chanel, Ray-Ban… Les grandes marques, aussi chères soient-elles, ne sont pas synonymes de meilleure protection ! « Elles n’apportent rien de plus, rien de moins côté visuel, que les marques moins connues ! », explique Olivier Maenner, directeur de l’Ecole supérieure d’optique de Strasbourg. En fait, la différence se situe surtout au niveau de la fiabilité des montures et des verres. C’est aussi le critère esthétique qui motive l’achat de marques renommées !
Lunettes solaires : un marché peu contrôlé
La plupart des lunettes vendues chez les opticiens sont peu, voire pas contrôlées. Rien ne garantit donc vraiment leur qualité… Certes, toutes les enseignes vendant des lunettes de soleil sont susceptibles d’être contrôlées par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et des fraudes (DGCCRF) ainsi que par les douanes. Toutefois, les contrôles sont rares. « La DGCCRF vérifie uniquement l’étiquetage des prix et celui des indicateurs de protection qui doit figurer sur les lunettes », explique Christian Roméas, opticien pour Krys. Quant aux douanes, précise Julien Coudray, attaché de presse à la Direction générale des douanes, si elles « vérifient la qualité des montures et des verres en les testant dans leurs laboratoires », elles interviennent surtout sur les grands trafics.
Lunettes solaires : la qualité n’est pas garantie !
En mai 2007, 30 000 paires de lunettes de soleil contrefaites ont été saisies à l’aéroport de Roissy. Deux mois plus tard, 15 000 paires ont été découvertes dans un centre commercial de Rouen… De nombreux lots comme ceux-là sont régulièrement interceptés par les services des douanes. Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas toujours sur les marchés ou dans les petites boutiques que circulent les marchandises de mauvaise qualité ! « Les douaniers ont déjà intercepté des lots de lunettes de soleil contrefaites dans des enseignes de sport célèbres », indique Julien Coudray, attaché de presse à la Direction générale des douanes. Ouvrez l’œil !
Des vendeurs qui poussent un peu !
Opticiens, magasins de sport, marchés… Où peut-on acheter ses lunettes solaires en confiance ? Les opticiens sont formés au conseil et sont les seuls à proposer des lunettes solaires correctives. Mais ils ont tendance à orienter vers des produits haut de gamme, plus chers ! Les enseignes de sport, elles, proposent « des lunettes protectrices », assure Lionel Afflelou, opticien. Elles disposent de gammes souvent bon marché. Le seul hic, c’est que leurs vendeurs ne sont pas toujours formés… Quant aux marchés ou boutiques saisonnières, on y trouve des lunettes à faible prix, mais pas toujours conformes aux normes européennes (détaillées ci-après).
Quelles sont les normes à exiger ?
Les lunettes de soleil vendues en Europe répondent à deux normes obligatoires. Un, le marquage « CE » (Communauté européenne). En vigueur depuis le 1er juillet 1995, il doit être inscrit sur les lunettes de soleil (ou leur emballage) de façon lisible et indélébile. Deux, une notice d’information doit mentionner obligatoirement le pouvoir filtrant des verres (catégorie de 1 à 4) et, de façon facultative, leur résistance (incassable ou non).
Enfin, chez les opticiens (et uniquement chez eux !), les lunettes de soleil doivent porter obligatoirement la mention « 100 % UV », c’est-à-dire offrir une protection totale contre les rayons ultraviolets.
Crédit Photo : Collection Alain Affelou
Bien choisir la catégorie de ses verres
Attention, la couleur des verres protège surtout de l’éblouissement, même si évidemment, plus la teinte est foncée, plus elle filtre les ultraviolets ! Une garantie supplémentaire 100 % UV est donc indispensable. Pour faire son choix, il faut donc à la fois tenir compte de la teinte et de la luminosité.
Il existe quatre catégories de filtres. La catégorie 0 ne protège pas des UV solaires, et est surtout réservée au confort et à l’esthétique. Les catégories 1 et 2 sont adaptées pour les luminosités moyennes (en ville). La catégorie 3 convient en extérieur en cas de luminosité plus forte (à la plage). Enfin, la catégorie 4 est indispensable dans des conditions de luminosité extrêmes (haute montagne). Attention, les verres de cette catégorie, très foncés, sont interdits au volant.

Glaucome : à dépister… dès 40 ans !

GlaucomeC’est la deuxième cause de cécité en France… Le glaucome, qui survient dès 40 ans, est une maladie fréquente de la rétine liée à une hypertension de l’œil. Un dépistage précoce permet heureusement de le traiter à temps !
Une maladie insidieuse
En France, huit cent mille personnes souffriraient d’un glaucome (une sur deux ignorerait qu’elle en est atteinte). Pourquoi ? Parce que c’est une pathologie indolore qui n’occasionne pas de troubles visuels au départ. Que la tension intra-oculaire soit liée à une évacuation insuffisante de l’humeur aqueuse circulant à l’avant du cristallin, ou qu’elle soit due à l’hypersécrétion de cette même matière, à ses débuts, la maladie n’induit jamais de symptôme et reste longtemps « silencieuse ». Lorsque les premiers signes se manifestent, que le champ visuel rétrécit… il est souvent trop tard !
Des conséquences dramatiques
« 80 % des glaucomes sont facilement contrôlés grâce aux traitements locaux à base de collyres », explique le Pr Renard, ophtalmologue à l’hôpital du Val-de-Grâce. Les conséquences peuvent pourtant être dramatiques lorsqu’ils ne sont pas traités à temps.
Le risque principal est l’altération des cellules de la rétine, au fond de l’œil, et du nerf optique. On a alors l’impression de voir à travers le canon d’un fusil, toute la partie périphérique du champ visuel cessant d’être perceptible. Si cette hypertension de l’œil n’est pas soignée en amont, l’atteinte du champ périphérique devient définitive et conduit à la cécité.
Quand se faire contrôler ?
Plus d’un million de Français sont dépistés contre cette maladie chaque année. La tension oculaire est considérée comme trop élevée au-dessus de 21 mm de mercure.
Le contrôle, qui ne demande que quelques minutes chez un ophtalmologue, devrait être systématique dès 45 ans en général, et dès 40 ans en cas d’antécédents familiaux (c’est en partie héréditaire).
Le point sur le suivi
Le suivi du glaucome doit être régulier. Après la première visite, un contrôle chez un spécialiste s’impose tous les deux ans. Le traitement prescrit doit être impérativement suivi à heure fixe, même en l’absence de douleur.
Attention : il faut éviter le tabac, qui aggrave le risque d’évolution vers la cécité, et lire attentivement les notices de tous les médicaments avant de les prendre (certains sont contre-indiqués en cas de glaucome).
Enfin, en cas de troubles avérés, il est indispensable de se renseigner auprès de son médecin sur les risques éventuellement encourus au volant.

Glaucome : dépister tôt

DepisterglaucomeIl s’agit de la deuxième cause de cécité en France. Le glaucome est une maladie du nerf optique liée à une tension trop forte à l’intérieur de l’œil. Son dépistage et son traitement précoce permettent de contrôler cette tension oculaire et de préserver la vue. Soyons attentifs et gardons l’œil.
L’hypertension de l’œil
Une substance gélatineuse, appelée humeur aqueuse, circule en avant de la rétine. Cette substance est en permanence sécrétée par des cellules à l’intérieur de l’œil et éliminée par la circulation sanguine. Une élévation de la pression oculaire résulte essentiellement d’une perturbation de l’évacuation de l’humeur aqueuse alors que sa sécrétion se poursuit. Ce glaucome concerne 85 % des glaucomes et représente la deuxième cause de cécité.
Plus rarement, cette hypertension de l’œil résulte d’une hypersécrétion de l’humeur aqueuse alors que son élimination se poursuit normalement. Le glaucome peut être primitif, c’est-à-dire sans cause particulière, et il survient le plus souvent dans la deuxième moitié de la vie. Il existe un facteur héréditaire à cette pathologie oculaire. Il peut être aussi secondaire à une maladie de l’œil.
Prévenir la perte de l’oeil
Le risque principal du glaucome est d’altérer les cellules de la rétine au fond de l’œil et le nerf optique, et de donner l’impression de voir à travers un canon de fusil. Si cette hypertension de l’œil n’est pas traitée suffisamment tôt, l’atteinte du champ périphérique devient définitive pour conduire à court terme à la cécité complète.
Pourtant 80 % des glaucomes sont facilement contrôlés par des traitements locaux sous la forme de collyres. Le dépistage doit donc se faire le plus tôt possible car la maladie reste longtemps silencieuse, et quand le champ visuel se rétrécit, il est déjà trop tard. Parfois des séances de laser sont nécessaires pour aider l’humeur aqueuse à mieux s’écouler.
Dix conseils contre le glaucome
Le dépistage du glaucome, simple à réaliser chez un ophtalmologue, devrait être systématique chez les plus de cinquante ans. La tension oculaire est considérée comme trop élevée au dessus de 21 mm de mercure.
Voici les dix conseils du Comité de lutte contre le glaucome
1) Faites contrôler votre vue régulièrement après quarante-cinq ans,

2) Consultez dès quarante ans, si un membre de votre famille a un glaucome,

3) Effectuez, après votre première visite, une visite tous les deux ans,

4) Prenez le traitement prescrit par votre médecin, même si vous ne ressentez aucune douleur, et respectez les horaires recommandés par votre médecin,

5) Respectez le nombre des instillations de collyre indiqué sur votre ordonnance,

6) Lisez attentivement les notices explicatives, car certains médicaments peuvent être contre-indiqués en cas de glaucome,

7) Évitez le tabac qui aggrave le risque d’évolution du glaucome vers la cécité,

8 Renseignez vous auprès de votre médecin sur votre handicap visuel et les risques encourus par la conduite automobile.

9) Faites-vous dépister à temps ! L’évolution du glaucome n’est pas inéluctable.

10) Consultez un ophtalmologue. Lui seul peut dépister, préciser le type de glaucome et prescrire un traitement.

DMLA, une malvoyance après 50 ans

DMLALa dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est la première cause de malvoyance chez les plus de 50 ans. Cette maladie de la vision touche plus de vingt-cinq millions de personnes dans le monde.
Un trouble de la vision centrale
La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une affection oculaire particulièrement invalidante, privant celui qui en souffre de sa vision centrale. Ces patients ne deviennent pas aveugles mais perdent tout le champ de vision utile pour la lecture, la conduite, la vision fine. Mais ils gardent généralement une autonomie avec possibilité de se déplacer, de se promener.
On estime que 12 % de la population entre soixante-cinq ans et soixante-quinze ans présente une DMLA. Ce nombre augmente chaque jour et devrait être multiplié par trois d’ici à vingt-cinq ans.
Il existe deux formes de DMLA :
La dégénérescence sèche : C’est la forme la plus fréquente et la plus légère de DMLA qui représente 85 à 90 % des cas. Elle provoque une atrophie du centre de la vision : la macula. Il s’agit d’une évolution décalée dans le temps. Vient d’abord une mort progressive des cellules visuelles de la macula. Puis, une dizaine d’années plus tard, elle aboutit à une atrophie du centre de la rétine et à la quasi-cécité.
La dégénérescence humide : Bien que la forme humide de la DMLA ne représente que 10 à 15 % des cas de DMLA, le risque de perte majeure de la vision est beaucoup plus important. Elle est responsable de 90 % des pertes graves de la vision associées à la DMLA. Environ 70 % des personnes atteintes de la forme humide de DMLA sont reconnues comme étant aveugles, c’est-à-dire avec une acuité visuelle inférieure à 1/10e dans chaque œil.
Elle se caractérise par le développement de vaisseaux anormaux et de pertes sanguines dans la macula. Des tissus cicatrisés peuvent se former, entraînant la formation de taches aveugles irréversibles et pouvant mener à la cécité.
Les causes de la DMLA sont mal connues. Seul le lien entre le tabagisme et le risque de DMLA sèche et humide a pu être cliniquement prouvé. Mais on sait également que l’âge est le premier facteur de risque. L’hérédité selon des études récentes, l’exposition prolongée au soleil et l’hypertension artérielle seraient aussi mis en cause. En revanche, les prises d’anti-oxydants comme la lutéine, les vitamines C et E auraient un effet protecteur sur la survenue de la DMLA.

Comment bien choisir ses lunettes de soleil ?

LunettesoleilCataracte, DMLA, conjonctivite… Les ultraviolets font des ravages sur nos yeux. Voici comment bien choisir vos lunettes de soleil !
Les ultraviolets, facteurs de DMLA
Première raison de porter des lunettes de soleil : éviter une DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) ! Cette maladie qui touche déjà 800 000 à 1 million de Français et est en constante augmentation serait en partie due au soleil. A fortes doses, les rayons ultraviolets (UVA et UVB) endommageraient la macula de l’oeil, la région située au centre de la rétine qui assure la vision centrale.
« L’effet du soleil sur la rétine est cumulatif avec l’âge. Plus tôt on la protège en mettant des lunettes, mieux c’est ! Car la DMLA peut être présente dès le plus jeune âge et apparaître quelques années plus tard si la protection des yeux n’a pas été suffisante », explique le Dr Etienne Hachet, chirurgien des yeux et ophtalmologue
Le soleil responsable de la cataracte
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 20 % des cataractes sont liées aux expositions solaires. Explication : l’exposition régulière et prolongée au soleil sans port de lunettes entraîne l’opacification du cristallin de l’œil (lentille située derrière l’iris). La vue baisse progressivement, la lumière vive gêne… C’est la cataracte ! « La lésion du cristallin par les rayons ultraviolets du soleil entraîne une apparition plus précoce de 5 à 10 ans de la cataracte« , précise même l’Association nationale pour l’amélioration de la vue (Asnav).
En clair : choisissez bien vos verres optiques… même après 50 ans ! « A cet âge, le cristallin a vieilli, subissant les ultraviolets du soleil depuis la naissance », explique le Dr Etienne Hachet, chirurgien des yeux et ophtalmologue.
Les UV peuvent provoquer des conjonctivites
Les rayons ultraviolets ne s’attaquent pas seulement au cristallin et à la rétine ! Ils peuvent aussi, lors d’exposition prolongée, provoquer une inflammation des muqueuses qui tapissent la face interne des paupières et le blanc de l’œil. Résultat : un épaississement douloureux des conjonctives (fine membrane recouvrant la partie antérieure de l’œil).
Pour prévenir ce type de conjonctivite, une seule solution : porter des lunettes de soleil de qualité. Des verres adaptés protègent l’œil des UV et évitent l’inflammation.
Soleil : comment éviter la kératite
Le soleil peut aussi entraîner des kératites (inflammation de la cornée, la couche fine transparente protégeant nos yeux des agressions extérieures). Ses symptômes : des picotements oculaires, des larmoiements, une photophobie… « La cornée peut, une ou deux heures après une exposition au soleil sans protection, être victime d’ulcérationsqui, si on les ignore, risquent d’aboutir à une kératite chronique », prévient l’Association nationale pour l’amélioration de la vue (Asnav).
A noter : Les rayons UV sont invisibles à l’œil nu. Ils provoquent donc des brûlures oculaires sans éblouir ! Une raison de plus de porter des lunettes de soleil protectrices.
Lunettes : quels verres choisir ?
Verre solaire classique, polarisé ou photochromique ? Pas toujours facile de s’y retrouver ! Pour faire simple :
– verre solaire classique : protection UV selon la catégorie (de 0 à 4) et réduction de l’éblouissement en fonction de leur teinte.
– verre polarisé : bonne protection aux UV, très forte réduction de l’éblouissement (eau, neige, route…), amélioration de la perception des contrastes, des volumes et des couleurs.
– verre photochromique (leur teinte varie en fonction de la luminosité) : protection UV et réduction de l’éblouissement satisfaisante avec une luminosité moyenne (en ville par exemple).
Verres : pour quelle protection opter ?
Pour être sûr(e) de protéger ses yeux, il faut des verres filtrant les UV en fonction de l’exposition. Il existe cinq catégories :
– Catégorie 0 : aucune protection solaire, réservée au confort et à l’esthétique.
– Catégories 1 et 2 : luminosités atténuées et moyennes (en ville).
– Catégorie 3 : luminosité forte (à la plage).
– Catégorie 4 : conditions extrêmes de luminosité (haute montagne, haute mer).
Attention : Ne pas confondre verres filtrants et teintés ! Les premiers protègent des rayons, les seconds de l’éblouissement. Les teintés sont dangereux : derrière eux, la pupille s’ouvre et laisse pénétrer davantage d’UV.
Lunettes de soleil : les normes obligatoires
Marché, boutique saisonnière, supermarché… Plus les beaux jours approchent, plus les lunettes de soleil florissent dans les étalages commerçants. Attention pourtant à ne pas vous faire avoir sur la qualité du produit proposé ! Des lunettes de soleil aux normes doivent comporter :
– le marquage « CE » (communauté européenne) de façon lisible et indélébile
– la notice d’information avec le pouvoir filtrant des verres (catégorie de 1 à 4).
La résistance des verres (incassable ou non) peut être mentionnée mais elle reste facultative.
Lunettes de soleil : marque ou pas marque ?
Gucci, Dior, Rayban… Est-on mieux protégé du soleil avec des lunettes de marque ? « La marque garantit la qualité, c’est-à-dire la fiabilité des montures et des verres. Mais elles ne protègent pas mieux que des lunettes sans marque« , répond Pascal, vendeur et opticien à Colombes. Le choix de lunettes de marque est aussi le plus souvent (et peu d’entre nous le nieront) une question d’esthétique.
En fait, le plus important à retenir est d’opter pour des lunettes 100 % UV (cette mention figure en général sur la paire de lunettes). Le choix sera ainsi plus large si vous allez chez un opticien car « ils sont obligés de vendre des lunettes garantissant une protection totale contre les rayons ultraviolets », explique notre interlocuteur.
Les lentilles de contact protègent-elles des UV ?
Ça dépend ! Certaines lentilles de contact sont dotées de filtres UV mais d’autres non ! Il suffit de demander à votre opticien ou ophtalmologue pour le savoir. Par ailleurs, sachez que même si vos lentilles possèdent un filtre UV, « elles protègent la cornée, le cristallin et la rétine des rayons du soleil mais pas les paupières ni les conjonctives« , rappelle l’Association nationale pour l’amélioration de la vue (Asnav). Il est conseillé de porter en plus des lunettes de soleil (catégorie 0 à 4 selon l’exposition).
A noter : Il existe deux catégories de lentilles protégeant contre les UV : les lentilles traitées spécialement à cet effet, et les lentilles teintées dites « solaires », particulièrement conseillées aux personnes étant régulièrement à l’extérieur.

Cataracte : pas d’inquiétude !

CataracteFini le stress lié à l’opération de la cataracte, cette opacification du cristallin fréquente dès 50 ans ! Désormais, cette intervention (seul traitement efficace) est une chirurgie classique et rapide qui permet de recouvrer rapidement une vue d’excellente qualité.
Prévention : peut-on éviter l’intervention ?
Porter un chapeau et des lunettes solaires en cas d’exposition aux UV retarde l’opacification du cristallin… donc la survenue de la cataracte. Mieux vaut éviter le tabac et l’alcool, et surveiller son diabète. Il faut également manger des fruits et légumes, dont les anti-oxydants contrent les méfaits des ultraviolets, ou éviter certains médicaments comme les corticoïdes, qui favorisent la survenue de la maladie.
Les avis sur les collyres « anti cataracte », censés reculer sa survenue, sont très controversés. En revanche, une étude vient de montrer que les statines, molécules prescrites contre le cholestérol, diminuent les risques de cataracte de 45 % après 5 ans de prise. Leurs propriétés anti-oxydantes seraient à l’origine de cette bonne surprise.
Quand l’opération s’impose-t-elle ?
L’opération de la cataracte s’impose lorsque l’acuité visuelle est égale ou inférieure à 5/10, et qu’elle constitue une gêne pour conduire, lire ou travailler. Toutefois, l’intervention peut être recommandée en cas d’acuité supérieure à 5/10, lorsqu’elle touche les deux yeux, s’accompagne d’éblouissements, ou si elle occasionne une gêne quotidienne.
Une fois l’indication opératoire posée, un bilan préopératoire doit être réalisé. Au programme, en général : la vérification de la tension oculaire, de la rétine (dépistage du glaucome et de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA), et une échographie pour calculer la puissance nécessaire du futur cristallin artificiel.
Une intervention sans risque ?
Avec cinq cent mille interventions par an, la chirurgie de la cataracte est désormais banale, même si elle est soumise à des contraintes : le praticien doit procéder en deux étapes, œil par œil, à quelques semaines d’intervalle.
L’opération dure entre un quart d’heure et une demi-heure, et se déroule le plus souvent sous anesthésie locale, à jeun. Principe : on réalise une fine incision de la cornée après dilatation de la pupille, on extrait le cristallin par une petite sonde, puis on le remplace par un substitut artificiel.
A noter : Comme pour toute intervention, il est préférable de faire une toilette complète avant l’heure H. Douche et shampooing sont ensuite proscrits durant quelques jours.
Des résultats probants
Les résultats de l’opération sont excellents. Après l’intervention, l’acuité visuelle s’accroît rapidement de plusieurs points. Les risques postopératoires (décollement de la rétine, infections, lésions de la cornée…) sont heureusement faibles (de l’ordre de 5 %) !
A savoir : La reprise des activités doit être progressive. Les mouvements brusques sont à éviter durant quelques jours. Mieux vaut aussi ne pas se frotter les yeux pour ne pas trop solliciter les cicatrices.

Cataracte : comment l’éviter !

EvitercataracteLa cataracte est fréquente dès la cinquantaine. Pourtant certains facteurs de risque peuvent être facilement écartés. Mieux vaut éviter certains collyres, les corticoïdes, les radios, porter des lunettes de soleil ou surveiller sa glycémie ! Les conseils du Dr Yves Bokobza, ophtalmologiste.
Cataracte : gare aux collyres et corticoïdes
« Certains médicaments, comme les corticoïdes favorisent le développement de la cataracte », explique le Dr Yves Bokobza. « S’ils sont prescrits quelques jours pour traiter une inflammation, il n’y a pas de risque. En revanche, les personnes souffrant d’allergie oculaire, qui utilisent très souvent, en automédication, des collyres à base de corticoïdes doivent faire attention. » Et si vous souffrez de maladies nécessitant la prise de corticoïdes au long cours (rhumatisme, lupus par exemple), demandez conseil à votre médecin, surtout si vos parents ont développé une cataracte (il existe un facteur génétique).
Cataracte : attention aux traumatismes et… radiothérapies !
Toutes les atteintes de l’oeil risquent d’endommager le cristallin et de favoriser la survenue de la cataracte. Ainsi « les traumatismes importants, comme par exemple les coups de poing, la balle de tennis ou de golf prise dans l’oeil sont des facteurs de risque. Certaines opérations importantes également (opération de la myopie, vitrectomie..). De même les séances de radiothérapie pour soigner des tumeurs au niveau de la tête doivent amener à surveiller les yeux », souligne le Dr Yves Bokobza.
Cataracte : Mangez des vitamines A, C, E…
« Il est prouvé qu’en cas de dénutrition, le risque de cataracte augmente », explique le Dr Yves Bokobza. « Mais dans nos pays où les risques de famine sont nuls, il suffit simplement de manger équilibré » pour tenter de se mettre à l’abri. Des études sont régulièrement publiées montrant l’intérêt de certains antioxydants (vitamine A, C, E, lutéine) pour prévenir la maladie. « Il n’existe à l’heure actuelle aucun consensus scientifique pour prescrire des compléments alimentaires contenant ces nutriments en prévention », insiste le Dr Bokobza. Mais comme ces vitamines sont bonnes pour tout, rien n’empêche de manger les fruits et légumes qui en sont riches (carottes, abricots, légumes verts foncés…).
Cataracte : Portez des lunettes de soleil !
« L’exposition répétée aux rayons ultraviolets (UV) du soleil est l’un des plus importants facteurs de risque en ce qui concerne la cataracte », souligne le Dr Yves Bokobza. Les UV lèsent le cristallin, cette lentille naturelle, située à l’arrière de notre iris, qui permet de focaliser les rayons lumineux. Les lésions provoquent une opacification du cristallin qui devient brunâtre : c’est la cataracte. Dès que vous vous exposez au soleil pensez donc lunettes et/ou visière de casquette (qui protègent également).
Cataracte : Méfiez-vous des verres solaires foncés
Porter des lunettes c’est bien, mais encore faut-il les choisir efficaces. Rien de pire que des verres foncés qui ne filtrent rien : la pupille s’élargit et laisse alors passer plus de rayons nocifs. « Il faut acheter ses lunettes chez un opticien, vérifier qu’elles affichent bien la marque CE et opter pour un indice de protection maximum : 3 ou 4 en fonction de l’endroit où l’on se trouve. Cet indice n’a rien à voir avec la couleur des verres. Veillez aussi à ce qu’elles soient bien enveloppantes de façon à ce que les rayons ne puissent pas entrer par les côtés », conseille le Dr Yves Bokobza.
Cataracte : Méfiez-vous des verres solaires foncés
Porter des lunettes c’est bien, mais encore faut-il les choisir efficaces. Rien de pire que des verres foncés qui ne filtrent rien : la pupille s’élargit et laisse alors passer plus de rayons nocifs. « Il faut acheter ses lunettes chez un opticien, vérifier qu’elles affichent bien la marque CE et opter pour un indice de protection maximum : 3 ou 4 en fonction de l’endroit où l’on se trouve. Cet indice n’a rien à voir avec la couleur des verres. Veillez aussi à ce qu’elles soient bien enveloppantes de façon à ce que les rayons ne puissent pas entrer par les côtés », conseille le Dr Yves Bokobza.
 Cataracte : le tabac facteur de risque
Ennemi juré de nos yeux, le tabac favorise la survenue de la cataracte. « Le lien est établi depuis plusieurs années entre la consommation tabagique et l’apparition de la cataracte », explique le Dr Yves Bokobza. Même si le mécanisme en cause est encore mal connu, on suppose qu’un stress oxydatif en est à l’origine. Les 4500 toxiques contenus dans la cigarette et la fumée qu’elle produit provoqueraient une augmentation des radicaux libres au niveau du cristallin et donc accélèreraient son vieillissement. Autrement dit, fumer ne pique pas seulement les yeux, ce geste les abîme aussi. Le pire ? « L’association tabac-alcool », précise le médecin.
Cataracte : Surveillez votre glycémie
« Le diabète mal équilibré peut être à l’origine de l’opacification du cristallin », affirme le Dr Yves Bokobza. Autrement dit, faire surveiller régulièrement sa glycémie et ajuster son régime alimentaire et ses éventuelles prises d’insuline, c’est aussi protéger ses yeux. D’autre part, les diabétiques doivent faire vérifier régulièrement leur vue par leur ophtalmologiste. A cause des risques de cataracte mais aussi car les petits vaisseaux qui irriguent la rétine risquent de se dégrader sous l’effet de la surcharge en sucre. Un examen du fond de l’oeil doit donc être pratiqué tous les ans.
Cataracte : Etes-vous à risque ?
La cataracte touche également les hommes et les femmes. Elle est plus fréquente dans les zones très ensoleillées (l’Afrique notamment).
À partir de 65 ans, la majorité de la population est confrontée à un début de cataracte. L’opacification du cristallin n’entraîne pas forcément de gêne visuelle importante.
Mais après 75 ans, beaucoup de personnes ont une cataracte suffisamment avancée pour nuire à leur vision.
Qu’est-ce que la cataracte ?
La cataracte est un problème de vue fréquent. Il apparaît lorsque le cristallin perd de sa transparence. Lorsque cette petite lentille au fond de l’oeil s’opacifie, la rétine reçoit moins bien la lumière, d’où une vision brouillée. Elle s’opère très bien aujourd’hui.
Le plus souvent, la cataracte survient avec l’âge. La structure du cristallin change en effet avec le vieillissement. On ne connaît pas vraiment la cause, mais on pense que les radicaux libres joueraient un rôle dans la survenue de la maladie. A noter : les radicaux libres sont en partie neutralisés par les antioxydants, principalement présents dans les fruits et légumes consommés.

9 aliments bons pour la vue

AlimentsvueIl n’y a pas que la myrtille qui soit bénéfique aux yeux. D’autres aliments ont une incidence directe sur notre vision. Conseils pour garder une excellente vue, voire l’améliorer, et se protéger de la cataracte ou de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).
L’épinard
Selon une étude américaine de 2007, une consommation régulière d’épinards serait bénéfique sur la santé de l’oeil et le protégerait efficacement contre toute dégénérescence.
Pourquoi : Pour se protéger des rayons UV du soleil, nos yeux comptent sur 2 pigments présents dans la rétine de l’oeil : la lutéine et la zéaxanthine. Mais nous ne les synthétisons pas et avons besoin d’en trouver dans notre alimentation. En vieillissant, cette protection s’effrite plus rapidement et peut entraîner une dégénérescence maculaire liée à l’âge. Un apport alimentaire riche en ces pigments prévient cette perte d’acuité visuelle. L’épinard en constitue l’une des meilleures sources.
Consommation : 1 fois/semaine cuit ou en salade en complément d’autres légumes et fruits.
L’orange, la mandarine et la clémentine
Les agrumes contiennent des quantités appréciables d’antioxydants, telle la vitamine C. Cette dernière protègerait la cornée et le cristallin de l’opacification à l’origine de la cataracte (affection touchant plus d’une personne sur cinq à partir de 65 ans et se caractérisant par une baisse de la vue, un éblouissement à la lumière vive).
Pourquoi : La vitamine C assure une protection très puissante contre l’oxydation et protège le cristallin et la cornée des agressions par les radicaux libres.
Consommation : Jus et fruits entiers 2 à 3 fois/semaine.
Les poissons gras
Une étude australienne en 2008 confirme que les oméga-3 que l’on trouve dans les poissons gras (mais aussi dans les noix, huile de colza, mâche, cabri…) réduiraient de 38 % le risque de souffrir de dégénérescence maculaire liée à l’âge.
Pourquoi : Les acides gras oméga-3 sont un constituant majeur des membranes cellulaires et des cellules nerveuses, dont est riche la rétine. Un apport constant permet de l’entretenir.
Consommation : 2 à 3 fois/semaine de poisson gras à la vapeur ou grillé.
A noter : Une alimentation riche en oméga-6 (tournesol, certaines céréales, viandes…) ou en graisses trans (biscuits, viennoiseries et autres produits industriels) provoquerait l’effet inverse
La myrtille
C’est pendant la Seconde Guerre mondiale que les pilotes de la Royal Air Force découvrent les bienfaits de la myrtille : elle améliore la vision nocturne !
Pourquoi : Les constituants principaux de la myrtille (les anthocyanidines), associés à sa richesse naturelle en vitamine C, permettraient une régénération du pourpre rétinien, soit une meilleure acuité visuelle et un effet efficace sur la fatigue oculaire, selon une étude française du Pr Goetz en 2008.
Consommation : Aussi souvent que possible (la myrtille étant un fruit pas toujours facile à trouver).
L’oeuf
Une étude américaine a montré en 2006 que la consommation régulière d’oeuf aurait un effet protecteur contre la DMLA.
Pourquoi : Le jaune d’oeuf contient des antioxydants protecteurs (vitamine A, et le couple lutéine et zéaxanthine), en plus faibles quantités que dans des légumes comme les épinards. Cependant, les antioxydants contenus dans le jaune d’oeuf sont mieux absorbés par l’organisme que ceux des végétaux.
Consommation : 2 à 3 oeufs/semaine. Préférez ceux de poules élevées en plein air, plus riches en antioxydants.
A noter : Le cholestérol alimentaire contenus dans les oeufs n’affecte généralement pas les taux sanguins de cholestérol (HDL, LDL et total) et des triglycérides lorsqu’ils sont consommés sans excès.
La carotte
« Les carottes sont bonnes pour les yeux ! » Une phrase bien connue… et vraie !
Pourquoi : Les carottes sont riches en bêta-carotène. Un antioxydant précurseur de la vitamine A qui joue un rôle important dans la bonne santé de la vision en entretenant les cellules de la rétine que sont les cônes et les bâtonnets. Une carence en vitamine A peut provoquer certains symptômes comme une diminution de l’acuité visuelle, un assèchement de la conjonctive de l’oeil… et jouerait un rôle dans l’apparition de la cataracte et de la dégénérescence maculaire.
Consommation : 2 à 3 fois/semaine.
Un conseil : Préférez les carottes cuites avec un peu d’huile. Les antioxydants sont ainsi mieux absorbés.
Le foie de veau
« On conseille le foie de veau pour la vision à cause de sa forte teneur en vitamine A », explique le Dr Béatrice de Reynal, nutritionniste.
Pourquoi : La vitamine A entretient les cellules de la vision (cônes et bâtonnets) de la rétine de l’oeil. Elle joue aussi un rôle important dans la vision diurne comme nocturne. Une carence peut provoquer certains symptômes comme une diminution de l’acuité visuelle, un assèchement de la conjonctive de l’oeil… et jouerait un rôle dans l’apparition de la cataracte et de la dégénérescence maculaire liée à l’âge.
Consommation : 1 fois par semaine.
Le brocolis
Encore un légume qui contient en quantités importantes de la lutéine et de la zéaxanthine, des antioxydants grands protecteurs de la vision et qui préviendraient la dégénérescence maculaire liée à l’âge.
Pourquoi : Pour se protéger des rayons UV du soleil, nos yeux comptent sur 2 pigments présents dans le cristallin de l’oeil : la lutéine et la zéaxanthine. Le brocolis est riche en ces composés : son apport alimentaire protège la macula et le cristallin. Ce légume est aussi très riche en vitamine C, un autre antioxydant , qui agit en synergie contre les radicaux libres délétères pour la vision.
Consommation : 1 à 2 fois/semaine.
Le maïs
Les nutritionnistes sont unanimes : le maïs renferme de la lutéine et de la zéaxanthine en grosses quantités, des pigments indispensables à la bonne santé des yeux qui préviendraient la dégénérescence maculaire liée à l’âge.
Pourquoi : Pour se protéger des rayons UV du soleil, nos yeux comptent sur 2 pigments présents dans l’oeil : la lutéine et la zéaxanthine. Un apport alimentaire riche en ces composés protège la macula et la rétine dans son ensemble.
Consommation : Une portion de 150 g de maïs 1 à 2 fois/semaine. Mieux vaux cuire le maïs dans un peu d’huile : cela rend les pigments plus facilement absorbables par l’organisme.